Ebola en Ituri : Jean Bamanisa plaide pour la réouverture de l’aéroport de Bunia et appelle à adapter les restrictions à l’évolution de l’épidémie

Face à la baisse des cas d’Ebola annoncée par le ministre de la Santé au Sénat, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi sollicite un réexamen de la fermeture de l’aéroport Murongo de Bunia. Il préconise une reprise du trafic civil sous contrôle sanitaire strict, afin de préserver la mobilité et les activités socio-économiques de la province de l’Ituri.

Le sénateur Jean Bamanisa Saïdi monte au créneau pour défendre la reprise des activités aéroportuaires à Bunia. Dans une correspondance datée du 23 octobre 2026, adressée au ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, l’élu de l’Ituri demande un réexamen de la mesure de fermeture de l’aéroport Murongo au trafic civil, à la lumière de l’évolution de la situation épidémiologique liée à Ebola en République démocratique du Congo.

Cette démarche intervient après la présentation, au Sénat, du rapport du ministre de la Santé sur la riposte contre l’épidémie. Le 13 octobre dernier, répondant à une question d’actualité du sénateur Clément Muya Muboyayi, Samuel Roger Kamba avait fait état d’une tendance globalement décroissante des cas à l’échelle nationale, tout en reconnaissant la persistance de foyers de transmission active.

S’appuyant sur ces éléments, Jean Bamanisa estime que l’évolution favorable de certains indicateurs mérite une nouvelle appréciation des restrictions imposées aux déplacements en Ituri. Pour lui, les mesures de prévention doivent rester rigoureuses, mais leur maintien doit également tenir compte de l’évolution réelle des risques sanitaires.

Le sénateur ne plaide toutefois pas pour une reprise sans conditions. Il préconise une réouverture encadrée, assortie de dispositifs de contrôle sanitaire, d’une surveillance épidémiologique renforcée et du respect strict des mesures barrières. Une approche qui permettrait, selon l’esprit de sa démarche, de concilier impératifs de santé publique et nécessité de maintenir les échanges.

Au-delà de la question sanitaire, Jean Bamanisa attire également l’attention sur les conséquences d’une fermeture prolongée de l’aéroport Murongo. La restriction du trafic civil est susceptible de peser lourdement sur la mobilité des populations, les échanges commerciaux ainsi que l’accès aux soins, dans une province où les liaisons aériennes constituent un enjeu important de désenclavement.

À travers cette correspondance, le sénateur invite ainsi le Gouvernement à procéder à une évaluation actualisée de la mesure et à envisager des solutions proportionnées au niveau de risque constaté.

La lettre a également été transmise, pour information, au président du Sénat, à la Première ministre, au vice-Premier ministre chargé des Transports ainsi qu’au gouverneur de la province de l’Ituri.

Une démarche qui remet au centre du débat la nécessité de trouver un équilibre entre la protection des populations face à Ebola et la continuité des activités économiques et sociales en Ituri.

YTC