Cinq sessions, des lois et des plaidoyers : Patrick Matata fait le point sur son mandat devant la société civile.

En vacances parlementaires à Kisangani, son fief électoral, le député national professeur Patrick Matata Makalamba a consacré sa journée de ce jeudi 10 septembre 2026 à un exercice de redevabilité devant les acteurs de la société civile.

Réunis dans la salle de la Procure, les représentants de la société civile, toutes tendances confondues, ont été conviés à une séance de restitution du bilan parlementaire à mi-mandat de l’élu de Kisangani. Une occasion pour ce dernier de présenter les principales actions menées au cours des cinq premières sessions parlementaires et, surtout, de recueillir les préoccupations et propositions de la population à travers ses représentants.

Cinq sessions parlementaires au bilan

Après cinq sessions parlementaires consommées sur les dix prévues pour un mandat de cinq ans, Patrick Matata Makalamba estime avoir franchi une première étape importante dans l’exercice de son mandat à l’Assemblée nationale.

Membre de la Commission économique, financière et contrôle budgétaire (ECOFIN) et président de sa sous-commission des affaires économiques, le député affirme avoir pris part à l’examen de plusieurs textes législatifs portant notamment sur la gouvernance économique et budgétaire.

Parmi les textes évoqués figurent notamment la législation sur le marché boursier, les jeux de hasard, la sous-traitance, le contenu local ainsi que les principes fondamentaux relatifs à l’aquaculture et à la pêche.

Son travail parlementaire s’est également étendu à la Commission politique, administrative et juridique (PAJ). Lors de l’examen de la loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo, son amendement a notamment contribué, selon lui, à élargir la composition de l’Assemblée constituante aux députés provinciaux, en plus du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Contrôle de l’action publique et secteur minier

Sur le terrain du contrôle parlementaire, Patrick Matata Makalamba a également présenté plusieurs initiatives entreprises auprès de différentes institutions publiques, notamment la Banque centrale du Congo, les services de la Fonction publique et le ministère de l’Intérieur.

L’objectif, explique-t-il, était notamment d’obtenir des informations permettant d’éclairer davantage l’action publique et d’améliorer le suivi des politiques de l’État.

Dans le secteur minier, l’élu de Kisangani indique avoir participé aux travaux consacrés aux ressources naturelles, avec un accent particulier sur l’application du Code minier et du Règlement minier, dans un contexte marqué par plusieurs difficultés et désordres dans les zones d’exploitation.

Des plaidoyers en faveur de la Tshopo

Au-delà de son activité législative et de contrôle, Patrick Matata Makalamba a également mis en avant ses actions de lobbying et de plaidoyer en faveur de la Tshopo.

Il cite notamment les démarches entreprises autour de certaines situations administratives, de la mécanisation ainsi que de la prise en compte des droits des agents et fonctionnaires de l’État dans la province.

L’élu affirme également avoir suivi plusieurs dossiers liés aux infrastructures routières de Kisangani et de la Tshopo.

Il rappelle notamment son implication dans le suivi de la RN4, qu’il avait visitée lors de précédentes vacances parlementaires, et se félicite de l’existence actuelle d’un financement plus conséquent pour cette infrastructure.

Il a également évoqué le montage financier en cours autour de la RN7, appelée à relier Kisangani à Kananga, ainsi que les travaux de modernisation de la voirie urbaine de Kisangani.

La société civile appelée à formuler ses attentes

Après avoir présenté les différentes actions réalisées depuis le début de son mandat, Patrick Matata Makalamba a ouvert un espace d’échanges avec les acteurs de la société civile.

Ces derniers ont été invités à formuler leurs observations, préoccupations et propositions afin d’orienter les actions à venir.

Pour le député national, cette démarche s’inscrit dans une logique de redevabilité politique envers les électeurs qui lui ont accordé leur confiance. Elle vise également à maintenir un dialogue direct avec la base pendant cette période de vacances parlementaires.

À mi-parcours de son mandat, Patrick Matata Makalamba entend ainsi poursuivre ses consultations à Kisangani et dans la Tshopo, tout en renforçant le suivi des dossiers qu’il considère comme prioritaires pour le développement de sa circonscription et de la province.

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