Dans une tribune intitulée « La différence entre un parcours et une circonstance », Me Dominique Kangamina Lupepe livre une réflexion sur la trajectoire des acteurs politiques et la portée réelle des fonctions institutionnelles qu’ils occupent.
Sous le titre « Mon Solliloque », l’auteur estime que toutes les positions politiques ne racontent pas la même histoire. Il établit une distinction entre ceux qui accèdent aux responsabilités après un parcours professionnel et politique construit, et ceux dont l’ascension serait davantage liée aux circonstances.
« Il y a ceux qui arrivent quelque part parce qu’ils ont parcouru du chemin. Et ceux qui y arrivent parce que les circonstances ont raccourci le chemin », écrit-il, soulignant que cette nuance mérite, selon lui, d’être prise en compte dans l’appréciation des responsables publics.
Me Dominique Kangamina Lupepe évoque notamment des personnalités ayant exercé différentes responsabilités avant d’atteindre des fonctions plus élevées, citant le parcours de certains élus passés par des postes de député provincial, vice-gouverneur ou gouverneur.
Il rappelle également que plusieurs acteurs devenus parlementaires avaient déjà une carrière établie dans les milieux universitaire, administratif, ministériel ou de l’expertise.
Une critique de certains acteurs institutionnels.
Dans la deuxième partie de sa tribune, l’auteur durcit le ton. Sans citer directement de noms, il critique ceux qu’il présente comme des acteurs découvrant les institutions au moment même où ils prétendent en donner des leçons.
Il leur reproche notamment de privilégier les rapports de force politiques au détriment de la maîtrise des règles institutionnelles, faisant allusion au règlement intérieur des assemblées.
Me Dominique Kangamina Lupepe dénonce également les querelles entre collègues et les attaques personnelles qui, selon lui, peuvent apparaître lorsque certains responsables ne disposent pas d’arguments suffisants pour répondre aux véritables enjeux.
Pour lui, l’exercice d’une fonction politique ne constitue pas, à lui seul, une garantie de stature ou de crédibilité.
« Les mandats finissent »
L’auteur insiste par ailleurs sur le caractère temporaire des fonctions politiques. « Les votes passent, les mandats finissent, les majorités changent », rappelle-t-il, avant d’estimer que les résultats électoraux peuvent parfois déjouer les calculs politiques.
Dans cette perspective, il invite les responsables occupant des fonctions publiques à profiter de leur passage dans les institutions pour apprendre, travailler et construire, plutôt que de consacrer leur énergie aux rivalités politiques.
La tribune se termine par trois interrogations que l’auteur présente comme essentielles pour évaluer une trajectoire politique :
« Avant la fonction ou mandat, qui étiez-vous ? Pendant la fonction, qu’avez-vous fait ? Et après la fonction, que restera-t-il de vous ? »
À travers cette réflexion, Me Dominique Kangamina Lupepe défend ainsi l’idée que la véritable valeur d’un responsable public ne devrait pas être mesurée uniquement à son titre ou à sa position du moment, mais également à son parcours, son bilan et ce qu’il laisse derrière lui après son passage aux affaires.
« Le temps ne polémique avec personne. Il classe », conclut-il.
MWISHO PALE.
CYT
