Kisangani, 8 octobre 2026 — Le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a reçu jeudi l’ambassadeur du Japon en République démocratique du Congo (RDC), Ogawa Hidetoshi, en séjour à Kisangani dans le cadre d’une mission consacrée à l’assistance aux populations vulnérables, notamment aux personnes déplacées et aux victimes des violations des droits humains.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le Japon et le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH). Elle vise à accompagner les populations affectées par les conflits, l’instabilité sécuritaire et les déplacements forcés, dont certaines ont trouvé refuge dans la ville de Kisangani.
Au cours de l’audience accordée au diplomate japonais, les échanges ont porté sur les mécanismes d’assistance aux personnes confrontées aux conséquences des crises sécuritaires et humanitaires. La rencontre a été suivie d’une séance de travail avec les membres du comité provincial de sécurité, consacrée à la présentation des objectifs de cette mission.
« L’objectif de notre visite est de suivre et d’accompagner les populations qui se trouvent dans des situations difficiles, notamment les personnes déplacées, victimes de violations des droits humains et confrontées à l’instabilité sécuritaire, qui ont été contraintes de quitter leurs lieux de résidence et qui ont été accueillies à Kisangani », a déclaré Ogawa Hidetoshi.
Le Japon engagé dans l’assistance aux populations affectées
Dans le cadre de cette initiative, le Japon entend contribuer à un projet d’assistance destiné aux populations touchées par les conflits et les déplacements. Celui-ci prévoit notamment la fourniture de kits de survie, en collaboration avec le BCNUDH, afin de répondre aux besoins des personnes ciblées.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de coopération visant à renforcer la protection des droits humains et à soutenir les communautés dont les conditions de vie ont été fragilisées par l’insécurité.
Pour la province de la Tshopo, qui accueille des personnes déplacées confrontées à diverses difficultés, cette initiative constitue une occasion de renforcer les échanges avec les partenaires internationaux autour des besoins humanitaires et des mesures d’accompagnement des populations vulnérables.
La sécurité humaine et la protection des femmes au cœur de la mission
L’ambassadeur du Japon a expliqué que cette intervention repose notamment sur le principe de la sécurité humaine, une approche qui place la protection, la dignité et le bien-être des personnes au centre des actions de coopération.
Cette vision accorde une attention particulière aux populations exposées aux risques liés aux conflits, en considérant leurs besoins de protection au-delà de la seule sécurité de l’État.
Le diplomate a également évoqué la dimension « femmes, paix et sécurité », conformément aux orientations des Nations Unies. Cette approche vise notamment à prendre en compte la situation des femmes et des filles, particulièrement exposées aux violences et aux différentes formes de vulnérabilité dans les contextes de conflits et de déplacements forcés.
Ces deux principes constituent, selon lui, des axes importants de la coopération entre le Japon et le BCNUDH en faveur des populations affectées par les crises.
Paulin Lendongolia salue la coopération avec le Japon
Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a salué la démarche de l’ambassade du Japon, soulignant l’intérêt de cette initiative pour la province et ses habitants.
Le chef de l’exécutif provincial a notamment apprécié l’implication du Japon dans le projet d’assistance aux populations vulnérables. Il a également souligné que cette coopération pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives susceptibles d’être accompagnées et soutenues par le partenaire japonais au bénéfice de la population de la Tshopo.
Cette démarche témoigne de l’importance du dialogue entre les autorités provinciales et les partenaires internationaux pour identifier les besoins des communautés et favoriser la mise en œuvre d’actions en faveur des personnes confrontées aux conséquences des conflits.
Les activités annoncées pour le vendredi 9 octobre
À l’issue de l’audience avec le gouverneur, l’ambassadeur du Japon, Ogawa Hidetoshi, et le directeur du BCNUDH, Patrice Vahard, ont présenté les contours de la mission aux membres du comité provincial de sécurité.
Cette rencontre a permis de préciser les activités prévues à Kisangani à partir du vendredi 9 octobre 2026, dans le cadre de l’accompagnement des populations affectées par les conflits, les déplacements forcés et les violations des droits humains.
À travers cette initiative, le partenariat entre le Japon et le BCNUDH entend contribuer à l’assistance des populations vulnérables accueillies dans la Tshopo, avec une attention particulière portée à la protection des droits fondamentaux, à la dignité humaine et à la sécurité des personnes.
YTC
