Kisangani, 8 octobre 2026. | Le Gouvernement provincial de la Tshopo a décidé de revoir à la baisse le prix du ciment sur les marchés de la province. Après une récente flambée ayant porté le sac jusqu’à près de 55.200 francs congolais, le prix a été fixé à 39.950 FC pour le ciment 32,5 % et à 44.650 FC pour le 42,5 %.
La décision a été prise ce jeudi à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, à l’issue d’une réunion présidée par le gouverneur Paulin Lendongolia, avec les opérateurs économiques intervenant dans le secteur du ciment.
La rencontre a notamment porté sur les causes de la hausse récente ainsi que sur l’examen de la structure des prix appliquée dans la province.
« Les prix qui doivent dorénavant être observés sur le marché de Kisangani et à travers la province de la Tshopo sont de 39.950 francs congolais pour le sac de 32,5 % et de 44.650 francs pour celui de 42,5 % », a annoncé Me Michel Lumumba Biambe, porte-parole du gouverneur de province.
Une hausse jugée préoccupante
Selon les éléments examinés lors de la réunion, le prix du sac de ciment, qui se situait auparavant entre 15 et 16 dollars américains, soit environ 34.500 à 36.800 FC au même taux de change, avait progressivement grimpé jusqu’à près de 24 dollars, correspondant à environ 55.200 FC.
Cette augmentation a suscité des inquiétudes auprès des consommateurs, des constructeurs et des acteurs du secteur du bâtiment, dans une province où les besoins en matériaux de construction restent importants.
Les participants à la réunion ont ainsi passé en revue les différents facteurs susceptibles d’expliquer cette hausse, notamment les coûts d’approvisionnement et les charges supportées par les opérateurs économiques.
Les éléments communiqués par la société industrielle PPC ont également été pris en compte dans l’analyse de la structure des prix.
Une nouvelle structure tarifaire
L’exécutif provincial rappelle que si les opérateurs économiques disposent d’une certaine liberté dans la fixation de leurs prix, celle-ci reste encadrée par la législation en vigueur.
« Ces prix prennent en compte la marge bénéficiaire, les charges étatiques ainsi que les prix d’achat supportés par les opérateurs économiques auprès des sociétés industrielles », a précisé Me Michel Lumumba Biambe.
À travers cette nouvelle structure tarifaire, l’autorité provinciale entend mieux encadrer la commercialisation du ciment et éviter des augmentations qui ne seraient pas suffisamment justifiées par les coûts réellement supportés par les opérateurs.
Les services provinciaux compétents ont, à cet effet, été chargés de veiller au respect des prix arrêtés sur les différents marchés de la Tshopo. Les opérateurs économiques sont également invités à se conformer à cette nouvelle tarification.
Un enjeu pour le secteur de la construction
Cette mesure intervient dans un contexte où le ciment constitue un matériau essentiel pour les travaux de construction et les nombreux chantiers en cours dans la province.
La hausse récente de son prix avait fait craindre un renchérissement des coûts de construction et un ralentissement de certaines activités dans le secteur du bâtiment.
Avec cette décision, le Gouvernement provincial de la Tshopo entend contribuer à la régulation du marché, à la maîtrise du coût du ciment et à la protection des consommateurs, tout en tenant compte des charges supportées par les opérateurs économiques.
YTC
