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Expo Béton 2026 : Jean Bamanisa appelle à faire de Kinshasa le laboratoire de la transformation urbaine en RDC

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Kinshasa, 7 octobre 2026 | La 12ᵉ édition d’Expo Béton RDC s’est ouverte officiellement ce mercredi 7 octobre 2026 à Kinshasa, dans l’immeuble The Grand Résidence, à Gombe, en présence du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Placée sous le thème « Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la République démocratique du Congo », cette nouvelle édition entend placer l’aménagement urbain, les infrastructures, le foncier, la mobilité et la construction durable au cœur des priorités nationales.

Dans son discours d’ouverture, Jean Bamanisa Saïdi, initiateur d’Expo Béton, a salué la présence du chef de l’État, estimant qu’elle constitue une reconnaissance envers un secteur qui, selon lui, a longtemps travaillé sans bénéficier d’une attention suffisante.

« Votre présence honore une filière qui a longtemps travaillé sans être regardée. Je vous en remercie au nom de tous les participants de ce pays », a déclaré Jean Bamanisa.

Faire d’Expo Béton un espace de dialogue entre l’État et le secteur privé

Revenant sur l’histoire de la manifestation, Jean Bamanisa a rappelé qu’Expo Béton est née en 2016 et qu’en douze éditions, elle a accueilli plus de 30 000 visiteurs, tandis que plusieurs dizaines de milliers de personnes suivent ses activités en ligne.

Pour lui, Expo Béton ne se limite pas à la promotion de la construction des bâtiments. La plateforme entend contribuer à une réflexion plus large sur l’organisation et le développement des villes congolaises.

« Nous ne militons pas seulement pour les bâtiments bas ou hauts. Nous militons pour que soient créées des directions de la construction au ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, pour mieux encadrer ce pilier essentiel de notre économie », a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur la nécessité de mieux répartir les richesses entre les villes et les campagnes et de renforcer le rôle du secteur privé dans le développement des infrastructures.

« Expo Béton est le lieu où le secteur se constate et où l’État vient l’entendre », a-t-il affirmé, en citant notamment les enjeux liés à l’aménagement du territoire, au foncier, à l’urbanisme, aux infrastructures, aux normes et à la planification des espaces urbains.

Kinshasa 2050 en ligne de mire

Pour Jean Bamanisa, le thème de cette 12ᵉ édition ne relève pas d’une simple formule. Le dispositif installé sur le site de l’Expo Béton constitue, selon lui, une première illustration d’une nouvelle manière de penser la ville.

« Cette douzième édition porte un thème : Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la République. Et ce terme, nous ne l’avons pas seulement écrit, nous l’avons bâti », a-t-il déclaré.

Il considère ainsi le site de cette édition comme « une amorce de Kinshasa 2050 », notamment à travers la transformation d’un espace de stationnement en salle de conférences et d’exposition.

Les quatre jours de travaux seront consacrés à plusieurs problématiques, notamment le financement, le foncier et le cadastre, les normes et le contrôle technique, l’urbanisme, le rôle des ingénieurs, architectes, urbanistes et géomètres, mais également les corridors énergétiques et hydrauliques, l’assainissement ainsi que la formation des ouvriers.

À l’issue de ces travaux, des recommandations doivent être remises à la Première ministre. Jean Bamanisa a précisé qu’il ne s’agira pas d’un simple compte rendu, mais de recommandations accompagnées de leurs destinataires et de leurs échéances.

Il a également annoncé la formulation des termes d’un pacte national pour les infrastructures et la transformation des villes, associant l’État, les provinces, les villes, le secteur privé, les banques, les corps de métiers et les partenaires techniques.

Urbanisation et gestion des eaux : l’urgence d’une planification cohérente

Une importante partie du discours de Jean Bamanisa a été consacrée aux problèmes d’urbanisation et de gestion des eaux à Kinshasa.

Il a notamment plaidé pour une clarification de la tutelle, des missions et des moyens du Bureau d’études et d’aménagement urbain (BDEAU), estimant que la maîtrise des risques d’inondation nécessite « une seule chaîne de responsabilité : planifier, protéger les espaces d’écoulement, dimensionner, contrôler et entretenir ».

Selon lui, l’État ne doit pas nécessairement se substituer au secteur privé dans la construction immobilière, mais doit garantir la disponibilité d’espaces viabilisés et d’infrastructures adaptées.

« L’État n’a pas construit les immeubles, le privé le fait. Il doit s’occuper des espaces viabilisés et construire les types de réseaux, voiries et normes, drainage, eau et électricité. C’est là que l’argent public produit le plus d’effets », a-t-il soutenu.

Il a par ailleurs dénoncé l’urbanisation spontanée qui caractérise certains quartiers de Kinshasa, avec des rues insuffisamment dimensionnées, des emprises publiques occupées et une absence d’espace pour les canalisations, les piétons, les espaces verts ou encore le drainage.

« Bétonner, ce n’est pas un choix d’esthétique, c’est un choix de gouvernance »

Jean Bamanisa a également insisté sur la question de la durabilité des infrastructures routières. Il a déploré le fait que certaines routes soient régulièrement reconstruites après quelques années, notamment en raison des effets des saisons pluvieuses.

Pour lui, le choix des matériaux doit désormais être guidé par la durabilité et la maîtrise des coûts à long terme.

« Bétonner, ce n’est pas un choix d’esthétique, c’est un choix de gouvernance », a-t-il déclaré.

Il a plaidé pour que chaque kilomètre de route livré soit accompagné d’un dossier technique comprenant notamment les caractéristiques de la chaussée, les matériaux utilisés, les résultats des essais de laboratoire ainsi que le plan et le coût de son entretien.

Cette exigence, selon lui, permettrait à l’État de mieux documenter ses infrastructures et de renforcer le contrôle de la qualité des ouvrages.

Quatre propositions de loi au Sénat

Jean Bamanisa a également évoqué les initiatives qu’il porte au Parlement. Il a annoncé avoir déposé au Sénat quatre propositions de loi portant notamment sur les principes fondamentaux des travaux publics et des infrastructures, les principes fondamentaux de l’urbanisme et de la construction ainsi que l’institution d’un Ordre national des urbanistes.

Il a expliqué ne pas vouloir développer ces textes dans le cadre de cette cérémonie, estimant que le travail issu des échanges d’Expo Béton pourra être davantage utile au Parlement.

La formation des ouvriers au cœur de la transformation

Autre priorité mise en avant : la valorisation des compétences nationales dans les métiers du bâtiment, des travaux publics et des mines.

Jean Bamanisa a annoncé que les équipes d’Expo Béton ont élaboré 244 référentiels des métiers dans ces secteurs. Le document a, selon lui, été remis au ministre d’État chargé de la Formation professionnelle.

Il souhaite notamment voir se développer la validation des acquis de l’expérience et renforcer la qualification des travailleurs intervenant sur les chantiers.

« Nous poursuivrons aussi, comme promis aux éditions passées, la mise en place du cadre de suivi entre le gouvernement et le secteur », a-t-il annoncé.

Un rendez-vous qui se veut constructif

En conclusion, Jean Bamanisa a présenté Expo Béton comme un espace de travail et non comme une structure de complaisance ou de contestation.

« Expo Béton n’est pas une cellule de complaisance et n’est pas davantage une cellule de contestation. C’est un lieu de travail pour des gens qui construisent des villes », a-t-il souligné.

Après Kinshasa, l’organisation annonce déjà la prochaine étape : Expo Béton mettra le cap sur Mbuji-Mayi en mai 2027, poursuivant ainsi sa démarche de réflexion sur la transformation et le développement des villes congolaises.

Cette 12ᵉ édition se veut ainsi un cadre de dialogue entre pouvoirs publics et acteurs du secteur de la construction, avec l’ambition de faire de Kinshasa un point de départ pour une transformation plus structurée, durable et coordonnée des villes de la RDC.

CYT

RN7 Kisangani–Opala–Otala : la Province met KAS en demeure, l’entreprise demande 45 jours supplémentaires

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Tshopo | L’exécution des travaux de réhabilitation de la route nationale n°7 (RN7), sur l’axe Kisangani–Opala–Otala, fait actuellement l’objet d’un échange entre le gouvernement provincial de la Tshopo et l’entreprise KAS Logistic and Trading Company.

Dans une mise en demeure adressée à l’entreprise, la Province de la Tshopo a fait part de ses préoccupations concernant le rythme d’exécution du chantier. Le marché, signé le 6 septembre 2024, porte sur la réhabilitation de 309 kilomètres de routes, pour un montant de 12 259 769,30 dollars américains, avec un délai contractuel de 36 mois.

Selon la Province, l’état d’avancement constaté demeure inférieur aux attentes. Elle évoque notamment une ouverture de piste sur environ 65 kilomètres, dont 18 kilomètres de travaux livrables, et relève des difficultés liées à la mobilisation des engins, du personnel et à l’organisation du chantier.

KAS explique les difficultés rencontrées

En réponse à cette mise en demeure, KAS Logistic reconnaît la nécessité d’accélérer sensiblement le rythme des travaux, tout en apportant des précisions sur les difficultés rencontrées depuis le démarrage du chantier.

L’entreprise cite notamment le retard dans la mise à disposition de la première tranche de l’acompte de démarrage, les conditions météorologiques, les difficultés d’accès et d’acheminement des engins et matériaux, la disponibilité des carrières ainsi que les problèmes de communication sur certains sites.

KAS affirme par ailleurs avoir déjà mobilisé plusieurs équipements et équipes techniques sur le terrain. Elle détaille notamment la présence de bulldozers, niveleuses, compacteurs, chargeuses, camions-bennes et autres équipements, ainsi que plusieurs ingénieurs, opérateurs et techniciens répartis entre différentes équipes.

Un engagement à renforcer les travaux

Dans sa réponse, l’entreprise réaffirme son engagement à poursuivre et à accélérer l’exécution du marché.

Elle annonce notamment le renforcement des équipes, l’augmentation progressive du parc d’engins, le renforcement de l’encadrement technique et la mise en place d’un programme spécifique de rattrapage du retard.

KAS prévoit également de transmettre un calendrier actualisé des travaux et propose la tenue d’une réunion technique avec les autorités provinciales afin de convenir des modalités de suivi du chantier.

Une demande de 45 jours supplémentaires

L’entreprise sollicite enfin auprès du gouverneur de la Tshopo une prolongation de 45 jours supplémentaires, au-delà du délai de 45 jours fixé dans la mise en demeure, afin de poursuivre les travaux et de rattraper une partie du retard enregistré.

À ce stade, les deux correspondances montrent surtout une volonté commune de voir le chantier progresser davantage, même si les parties présentent différemment les causes des difficultés rencontrées.

Pour les populations de la Tshopo, particulièrement celles qui dépendent de cet axe pour leurs déplacements et l’évacuation des produits agricoles, l’enjeu demeure concret : voir les travaux avancer régulièrement et permettre, à terme, une amélioration durable de la circulation entre Kisangani, Opala et Otala.

La suite dépendra notamment du suivi des engagements pris par l’entreprise, du calendrier actualisé et de la décision des autorités provinciales concernant la demande de délai supplémentaire.

CYT

RDC : Jean Bamanisa Saïdi expose la démarche du Club BTP & CMA autour de 244 référentiels métiers et compétences

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Kinshasa, 1er octobre 2026 — Le Club BTP & CMA, sous la conduite de son président, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi, a officiellement remis ce jeudi 244 référentiels métiers et compétences au ministère de la Formation professionnelle. La cérémonie s’est tenue au Musée national de la RDC, en présence du ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, de plusieurs membres du gouvernement, de députés et sénateurs, ainsi que de représentants des institutions publiques, du secteur privé, des organisations patronales, des partenaires techniques et financiers et du corps diplomatique.

Cette remise officielle constitue une étape importante dans la démarche engagée par le Club BTP & CMA pour rapprocher la formation professionnelle des besoins réels des entreprises et du marché de l’emploi en République démocratique du Congo.

Un constat établi sur le terrain

Dans son discours, Jean Bamanisa Saïdi a expliqué que cette initiative est née d’un constat effectué directement sur les chantiers et au sein des entreprises : celui d’un décalage structurel entre l’offre de formation et les compétences recherchées par le marché.

Le président du Club BTP & CMA a notamment relevé, dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, de l’industrie et de l’artisanat, l’existence de besoins importants en compétences techniques qualifiées.

Dans le même temps, de nombreux travailleurs  notamment des maçons, électriciens, ferrailleurs et soudeurs  disposent d’une expérience pratique acquise au fil des années, mais sans bénéficier nécessairement d’une reconnaissance officielle de leurs compétences.

Pour Jean Bamanisa Saïdi, cette situation constitue un enjeu majeur alors que la RDC connaît une progression des investissements dans les BTP, les infrastructures et le secteur minier, qui nécessitent une main-d’œuvre davantage qualifiée.

Le Club BTP & CMA mise sur la Validation des acquis de l’expérience

Face à ce défi, le Club BTP & CMA a développé une démarche reposant notamment sur la Validation des acquis de l’expérience (VAE).

Le Club BTP rassemble notamment des donneurs d’ordres, ingénieurs et grandes entreprises, tandis que la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) entend représenter les artisans, les PME et les techniciens de terrain.


À travers le programme BTP Pro, les professionnels ont travaillé à partir des réalités du marché en consultant les employeurs, en analysant les postes de travail et en identifiant les métiers en tension.

Cette démarche a permis de poser les bases d’un dispositif destiné à reconnaître les compétences acquises par l’expérience professionnelle.

« La VAE n’a pas pour vocation d’écarter ceux qui n’ont pas suivi un parcours académique classique, mais au contraire d’offrir une passerelle digne vers la qualification et la dignité sociale », a déclaré Jean Bamanisa Saïdi.

244 référentiels pour structurer les compétences

Avec l’appui technique de l’Institut du Risque Management (IRMA), le Club BTP & CMA a élaboré 244 des référentiels métiers et compétences.

Ces documents sont destinés à constituer un langage commun entre les employeurs, les centres de formation, les évaluateurs et les travailleurs. Ils permettent notamment de définir les compétences attendues pour différents métiers et de mieux adapter les formations aux besoins de l’économie.

Selon Jean Bamanisa Saïdi, ces référentiels doivent accompagner plusieurs étapes du parcours professionnel : formation initiale, certification, perfectionnement continu et Validation des acquis de l’expérience.

Ils doivent également contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises, la qualité des ouvrages et la sécurité sur les chantiers.

Le secteur privé transmet ses outils à l’État

Pour le président du Club BTP & CMA, le secteur privé a désormais accompli une partie essentielle du travail en transformant les besoins identifiés sur le terrain en un corpus technique structuré.

La prochaine étape revient à l’État, à travers le ministère de la Formation professionnelle, qui devra engager le processus d’appropriation, d’homologation et de déploiement de ces référentiels dans le système national de formation professionnelle.

L’objectif est notamment de contribuer à la mise en place d’une certification reconnue sur l’ensemble du territoire national et susceptible de répondre également aux standards internationaux.

Jean Bamanisa Saïdi a, à cette occasion, salué l’accompagnement du gouvernement, particulièrement celui du ministre de la Formation professionnelle et métiers, Marc Ekila Likombo, ainsi que la mobilisation des différents partenaires ayant contribué à cette démarche.

« Nous mettons ces référentiels à la disposition de notre État pour qu’il entre dans un processus d’appropriation, de validation et de mise au service du pays », a-t-il déclaré.

À travers cette initiative, le Club BTP & CMA, sous la direction de Jean Bamanisa Saïdi, entend contribuer à une meilleure adéquation entre formation, compétences et besoins du secteur productif, tout en favorisant la reconnaissance de l’expérience professionnelle et le développement du capital humain en RDC.

CYT

Ituri : Ève Bazaïba apporte une assistance aux déplacés de Djaïba et lance le mécanisme de retour sécurisé

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DJUGU | Face à la situation de vulnérabilité des populations déplacées internes en Ituri, le gouvernement congolais annonce renforcer son assistance humanitaire. La ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaïba, s’est rendue au site de déplacés de Djaïba, dans le territoire de Djugu, où elle a apporté une assistance humanitaire d’urgence.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la mission humanitaire menée par la ministre dans l’Est de la République démocratique du Congo, avec pour objectif de répondre aux besoins immédiats des populations affectées par les violences et de préparer, lorsque les conditions le permettent, leur retour dans leurs milieux d’origine.

Selon les informations communiquées par le ministère, 4 000 ménages de déplacés internes ont bénéficié de cette assistance au site de Djaïba.

Vers un retour volontaire et sécurisé

Au-delà de l’aide d’urgence, Ève Bazaïba a également annoncé le lancement du mécanisme de retour sécurisé des populations déplacées.

La démarche vise à identifier les personnes souhaitant regagner volontairement leurs localités d’origine et à préparer leur retour dans des conditions appropriées. La ministre insiste notamment sur deux principes : le caractère volontaire du retour et la nécessité de réunir les conditions sécuritaires nécessaires.

Cette approche intervient alors que plusieurs milliers de ménages restent affectés par les déplacements liés à l’insécurité dans l’Est du pays. Le gouvernement entend ainsi progressivement passer de la seule réponse d’urgence à une démarche permettant aux populations concernées de retrouver leurs milieux d’origine et de reconstruire leur vie.

Hommage aux militaires

Dans son message, Ève Bazaïba a également salué l’implication des militaires congolais dans l’assistance apportée aux personnes déplacées à Bunia, chef-lieu de l’Ituri.

Elle a remercié les « vaillants militaires » pour leur contribution, qu’elle présente comme un geste de solidarité envers leurs compatriotes en situation de vulnérabilité.

À travers cette mission, le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté d’accompagner les populations déplacées, à la fois par une réponse humanitaire immédiate et par la préparation de solutions durables, notamment à travers le retour volontaire et sécurisé dans les zones où les conditions le permettent.

CYT

Tshopo : la CNSSAP parcourt 134 km sur le fleuve pour rapprocher la protection sociale des agents publics à Isangi

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ISANGI — Une semaine de sensibilisation, de proximité et d’immatriculation. Du 14 au 20 septembre 2026, une mission de la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP) s’est déployée à Isangi, dans la province de la Tshopo, avec pour objectif de vulgariser les principales réformes en matière de sécurité sociale des agents publics.

La mission a notamment porté sur la loi n°22/031 du 15 juillet 2022 portant régime spécial de sécurité sociale des agents publics de l’État, ainsi que sur le nouveau mécanisme de prise en charge des frais funéraires. La CNSSAP présente ce dernier comme un régime mutualisé de garantie décès destiné aux agents publics actifs et à leurs ayants droit.

134 kilomètres sur le fleuve pour atteindre les agents publics

Pour rejoindre Isangi depuis Kisangani, les équipes de la CNSSAP ont effectué un déplacement d’environ 134 kilomètres par voie fluviale, dans des conditions qui ont nécessité plusieurs heures de navigation.

Conduite par Mambote Kavena Merveille, chef d’agence de la CNSSAP à Kisangani, accompagné notamment de Yeyama Yenga Florence, agent chargée de l’immatriculation et des prestations, la délégation a traversé plusieurs localités riveraines.

Le parcours a notamment conduit les missionnaires vers le secteur de Bambelota, la commune rurale de Yanonge, dans le secteur de Yalikandja-Yanonge, ainsi que vers Yangambi, située sur la rive droite du fleuve Congo.

Cette démarche s’inscrit dans une logique de déploiement de la CNSSAP vers les agents publics établis dans des zones parfois difficiles d’accès. L’institution mène depuis plusieurs années des campagnes de sensibilisation et d’extension de sa couverture sociale dans les provinces.

À Isangi, la réforme expliquée aux agents publics

Une fois arrivée au chef-lieu du territoire d’Isangi, la délégation a organisé plusieurs séances de sensibilisation à l’intention des fonctionnaires, cadres administratifs et délégués syndicaux.

Des agents venus d’Isangi et de plusieurs secteurs environnants, notamment du secteur de Lubuya-Bera, à proximité de Kisangani, ont participé aux échanges.

Les participants ont été édifiés sur les principales innovations de la loi n°22/031, qui organise le régime spécial de sécurité sociale applicable aux agents publics de l’État. Cette réforme prévoit notamment différentes prestations liées à la retraite, aux risques professionnels et aux prestations aux familles.

La question des droits des survivants et des prestations auxquelles ils peuvent prétendre en cas de décès d’un assuré figure également parmi les mécanismes prévus par le régime.

Le régime mutualisé de garantie décès au centre des échanges

Autre innovation présentée au cours de cette mission : le régime mutualisé de garantie décès, destiné à contribuer à la prise en charge des frais funéraires des agents publics actifs et de leurs ayants droit.

La CNSSAP indique que ce nouveau mécanisme est entré en vigueur le 1er août 2026, après un atelier technique consacré à la définition de ses modalités.

À Isangi, les agents publics ont ainsi pu obtenir des explications sur les modalités de cette nouvelle protection et sur les mécanismes de solidarité qu’elle met en place.

Plus de 200 assurés immatriculés

Au-delà de la sensibilisation, la mission s’est également traduite par des opérations concrètes.

Selon les informations communiquées dans le cadre de la mission, plus de 200 agents ont été immatriculés et ont reçu directement leurs cartes de sécurité sociale.

Cette opération permet ainsi aux nouveaux assurés d’être intégrés au dispositif de protection sociale géré par la CNSSAP et de disposer d’un document matérialisant leur affiliation.

L’administration territoriale salue la mission

La clôture des activités a été présidée par Toussaint Loholokeke, administrateur du territoire d’Isangi, qui a accompagné le déroulement de la mission.

Dans son allocution de clôture, l’autorité territoriale a salué l’engagement des équipes de la CNSSAP, notamment les efforts consentis pour atteindre les agents publics malgré les contraintes liées à l’accès par voie fluviale.

Il a également exhorté les nouveaux assurés à s’approprier les mécanismes de protection sociale présentés durant la mission et à mieux connaître leurs droits et obligations.

La proximité comme levier d’extension de la couverture sociale

À travers cette mission, la CNSSAP poursuit sa politique de rapprochement avec les agents publics jusque dans les territoires et zones éloignées des grands centres urbains.

La loi n°22/031 constitue aujourd’hui l’un des principaux cadres juridiques du régime spécial de sécurité sociale des agents publics de l’État. Elle a également fait l’objet de modifications et compléments avec la loi n°25/049 du 7 juillet 2025.

À Isangi, la mission aura ainsi combiné sensibilisation, proximité et immatriculation, avec un résultat annoncé de plus de 200 nouveaux assurés directement enregistrés.

De Kisangani à Isangi, les 134 kilomètres parcourus par voie fluviale illustrent surtout le défi logistique que représente l’extension effective de la protection sociale dans une province où plusieurs territoires restent difficiles d’accès.

CYT

🇨🇩 RDC | Patrick Matata Makalamba : « Le peuple congolais a choisi de soutenir le Président de la République et les institutions »

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Après la grande mobilisation du 22 septembre, le député national Patrick Matata Makalamba salue l’engagement populaire en faveur des institutions et des réformes

À l’issue de la mobilisation organisée le mardi 22 septembre 2026 par l’UDPS/Tshisekedi et ses alliés, le député national Patrick Matata Makalamba, élu de Kisangani et cadre de l’UDPS, est intervenu dans l’émission « Dialogue entre Congolais » de Radio Okapi pour livrer son analyse de cette journée de mobilisation nationale.

Pour l’élu de Kisangani, cette mobilisation constitue un signal politique important. Elle traduit, selon lui, l’attachement d’une partie importante de la population au Président de la République, aux institutions et aux réformes engagées sous la conduite de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

« Le peuple s’est levé pour dire oui au Président de la République, oui aux réformes conduites et oui au travail accompli par les institutions de la République. »

Le référendum au cœur du processus institutionnel

Patrick Matata Makalamba a également rappelé les avancées enregistrées dans le processus parlementaire relatif à la loi portant fixation des conditions d’organisation du référendum.

Selon lui, le travail accompli par le Parlement s’inscrit dans une démarche institutionnelle devant permettre au peuple congolais de se prononcer, conformément aux mécanismes prévus par la Constitution et les lois de la République.

Kisangani : le respect des impératifs sanitaires

Élu de Kisangani, Patrick Matata a par ailleurs expliqué l’absence de manifestation de l’UDPS dans la ville boyomaise.

Alors que la mobilisation était prévue dans plusieurs villes du pays, celle de Kisangani a été annulée en raison du contexte sanitaire marqué par l’épidémie d’Ebola. Pour le député national, cette décision témoigne également du respect des autorités et des impératifs de santé publique.

« Les autorisations sont données en fonction des réalités sanitaires et sécuritaires de chaque territoire. »

Patrick Matata affirme avoir, à son retour à Kisangani, échangé avec des habitants des six communes de la ville. Il dit avoir recueilli des témoignages favorables au Chef de l’État et à son action.

« Le peuple congolais est derrière les institutions »

Revenant sur le contexte politique, l’élu de Kisangani a établi une comparaison entre la mobilisation du 22 septembre et celle organisée une semaine auparavant par l’opposition.

Pour lui, la mobilisation de l’UDPS et de ses alliés constitue l’expression d’un soutien populaire aux institutions de la République, au Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité.

« Le peuple congolais est derrière le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, derrière les institutions de la République, ainsi que derrière les Forces armées et les forces de défense et de sécurité. »

Dans son intervention, Patrick Matata Makalamba a enfin appelé à privilégier le débat d’idées, les propositions concrètes et la recherche de solutions aux défis du pays.

Pour le député national, la mobilisation du 22 septembre restera ainsi comme un moment important de la vie politique nationale et un message de soutien aux institutions de la République et aux réformes en cours.

CYT

Grande Marche du 22 septembre : Patrick Matata sonne la mobilisation à Kisangani

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KISANGANI |À l’approche de la marche annoncée pour le mardi 22 septembre 2026, le député national Patrick Matata Makalamba appelle les Boyomaises et les Boyomais à une mobilisation massive dans la ville de Kisangani.

Fidèle aux orientations de l’UDPS/Tshisekedi, l’élu de la Tshopo s’inscrit dans la dynamique lancée par la direction nationale de son parti, qui a appelé à des marches à travers le pays en soutien aux institutions de la République, à la loi fixant les conditions d’organisation du référendum et au dialogue national annoncé par le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Dans son appel, Patrick Matata met particulièrement l’accent sur la participation des Boyomaises et des Boyomais, appelés à se mobiliser pour ce rendez-vous politique.

À Kisangani, Patrick Matata invite ainsi la population à prendre part à cette mobilisation et à manifester son soutien au Chef de l’État ainsi qu’aux institutions de la République.

« Mobilisation massive des Boyomaises et Boyomais ce mardi 22 septembre. »

Le député national prévoit par ailleurs de s’adresser directement aux Boyomais à travers une courte vidéo de mobilisation, afin de relayer cet appel dans la perspective de la marche du 22 septembre.

Cette initiative intervient alors que l’UDPS/Tshisekedi a appelé ses membres, ses alliés ainsi que différentes composantes de la société à participer aux marches prévues dans plusieurs villes du pays.

La mobilisation portée par Patrick Matata constitue ainsi le relais local de cette orientation nationale du parti en perspective de la journée du 22 septembre 2026.

CYT

Dialogue national : Patrick Matata maintient le cap après avoir mobilisé sa base à Kisangani et salue l’impulsion de Félix Tshisekedi

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Kisangani |Le Dialogue national voulu par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, franchit progressivement une nouvelle étape. La signature de l’ordonnance portant organisation et fonctionnement du Comité d’organisation donne désormais une impulsion institutionnelle à un processus que le député national PhD Patrick Matata Makalamba avait déjà placé au centre de ses échanges avec sa base à Kisangani.

Pendant ses vacances parlementaires, l’élu de Kisangani avait multiplié les rencontres avec sa base dans différentes communes de la ville. Jeunes, étudiants, communautés, acteurs de la société civile et autorités locales ont été associés à ces échanges au cours desquels plusieurs préoccupations de la population ont été mises en avant.

De Makiso à Kabondo, de Mangobo à la Tshopo en passant par Lubunga, Patrick Matata a voulu maintenir un contact direct avec les réalités vécues par ses électeurs.

Le Dialogue national au cœur des consultations

Au-delà des préoccupations locales liées notamment aux routes, à l’accès à l’eau et à l’électricité, à l’insécurité, à la situation des déplacés ou encore aux enjeux sanitaires, le Dialogue national a occupé une place importante dans les discussions.

Pour Patrick Matata Makalamba, la réussite d’un tel processus passe nécessairement par l’écoute des différentes composantes de la population et la prise en compte des réalités des provinces.

Son approche consiste ainsi à faire remonter les préoccupations exprimées à la base vers les institutions nationales.

Cette démarche prend aujourd’hui une nouvelle dimension avec la mise en place progressive du cadre institutionnel chargé d’organiser le Dialogue national.

Patrick Matata salue l’impulsion présidentielle

La signature de l’ordonnance présidentielle est accueillie favorablement par le député national.

Dans un message adressé à ses proches et soutiens, Patrick Matata Makalamba salue cette nouvelle étape et appelle les forces vives de la Nation à se tenir prêtes pour ce rendez-vous.

« La signature de l’ordonnance marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre du Dialogue national voulu par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Que toutes les forces vives de la Nation se tiennent prêtes pour ce grand rendez-vous national. »

Cette prise de position confirme le soutien du député au processus lancé par le Chef de l’État.

Pour l’élu de Kisangani, le passage de l’annonce à la mise en place du dispositif institutionnel constitue une évolution importante, alors que le pays s’achemine vers une phase plus concrète du Dialogue national.

De Kisangani au rendez-vous national

La mobilisation menée à Kisangani prend ainsi un relief particulier. En allant à la rencontre de sa base et en échangeant directement avec les différentes couches de la population, Patrick Matata avait choisi de faire du dialogue avec les citoyens un préalable à toute réflexion sur les enjeux nationaux.

Aujourd’hui, alors que le processus soutenu par le Président Tshisekedi entre progressivement dans une nouvelle phase, l’élu de Kisangani maintient le cap.

Son message demeure celui d’une participation active des provinces et des forces vives de la Nation, afin que le Dialogue national puisse prendre en compte les préoccupations exprimées à la base.

De Kisangani à Kinshasa, Patrick Matata Makalamba entend ainsi inscrire son engagement dans une même dynamique : écouter la population, porter ses préoccupations et contribuer au débat national.

Alors que les prochaines étapes du processus se précisent, l’élu de Kisangani appelle désormais à la mobilisation autour de ce qu’il présente comme un rendez-vous majeur pour l’avenir de la République démocratique du Congo.

CYT

Expo Béton 12 : Kinshasa s’apprête à accueillir le grand rendez-vous de la transformation urbaine

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La 12ᵉ édition d’Expo Béton s’ouvrira le 7 octobre 2026 à la Grande Résidence – Galerie La Fontaine, à Kinshasa-Gombe. L’événement entend réunir pouvoirs publics, investisseurs, entreprises et experts autour des grands défis liés aux infrastructures et à la modernisation des villes congolaises.

Kinshasa s’apprête à accueillir la 12ᵉ édition d’Expo Béton, un rendez-vous consacré à la construction, aux infrastructures, au développement urbain, aux corridors économiques et aux zones économiques spéciales en République démocratique du Congo.

Placée sous le thème « Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la RDC », cette nouvelle édition ambitionne de mettre au centre des échanges les enjeux liés à la modernisation des villes congolaises et au développement d’infrastructures capables d’accompagner la croissance économique du pays.

Une ouverture officielle annoncée le 7 octobre

Selon les organisateurs, la cérémonie officielle d’ouverture est prévue le 7 octobre 2026 à la Grande Résidence – Galerie La Fontaine, dans la commune de la Gombe.

Des représentants des institutions publiques, des opérateurs économiques, des investisseurs, des délégations internationales ainsi que des professionnels de la construction et de l’aménagement urbain sont annoncés à cette occasion.

Le programme prévoit notamment une intervention de l’honorable Jacques Ndjoli, rapporteur de l’Assemblée nationale, ainsi que la présence annoncée du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Une présentation vidéo consacrée aux grands projets d’infrastructures en cours ou envisagés à travers le pays devrait également marquer cette cérémonie d’ouverture.

Passer de la vision à l’exécution

Pour Jean Bamanisa, fondateur d’Expo Béton, cette 12ᵉ édition doit aller au-delà d’un simple espace d’exposition et devenir une plateforme permettant de rapprocher les idées, les investissements et la réalisation concrète des projets.

« Expo Béton 12 n’est pas seulement un salon : c’est une plateforme d’action, un espace où les idées deviennent des projets et où les projets deviennent des chantiers. »

L’ambition affichée est notamment de renforcer la collaboration entre les institutions publiques, le secteur privé, les investisseurs, les partenaires internationaux et les acteurs locaux.

Les grands enjeux des villes congolaises au centre des échanges

Plusieurs thématiques devraient être abordées au cours de l’événement, notamment la modernisation des infrastructures urbaines, le développement des corridors économiques et logistiques, la promotion des zones économiques spéciales ainsi que l’innovation dans les matériaux et les technologies de construction.

La gouvernance urbaine, le financement des infrastructures et la transformation durable des villes figurent également parmi les sujets annoncés.

Durant les quatre jours de l’événement, les participants pourront prendre part à des panels techniques et stratégiques, des expositions professionnelles, des rencontres B2B et B2G, des présentations de projets structurants et des rencontres institutionnelles.

Un gala de clôture est également prévu parmi les temps forts de cette édition.

Un espace de dialogue entre acteurs publics et privés

Expo Béton 12 entend réunir autour d’une même table les ministères, gouvernorats, entreprises de construction, banques, investisseurs, architectes, urbanistes, ingénieurs, institutions académiques et partenaires internationaux.

À travers ces rencontres, les organisateurs souhaitent favoriser le dialogue, le réseautage et la mise en relation des différents acteurs susceptibles de contribuer aux grands projets d’infrastructures et d’aménagement urbain en RDC.

Depuis son lancement en 2015, Expo Béton se présente comme un salon consacré à la construction, aux infrastructures, au développement urbain et à l’innovation industrielle en République démocratique du Congo.

Avec cette 12ᵉ édition, les organisateurs veulent ainsi placer Kinshasa au premier plan de la réflexion sur l’avenir des villes congolaises, avec l’ambition d’en faire une véritable locomotive de leur transformation.

Rendez-vous est pris le 7 octobre 2026 à Kinshasa-Gombe pour l’ouverture officielle d’Expo Béton 12.

CYT

École Privée La Roche : une rentrée placée sous le signe de la discipline et de l’excellence à Kisangani

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À Kisangani, l’École Privée La Roche a officiellement lancé sa nouvelle année scolaire ce mardi 1er septembre. Dans un cadre marqué par la discipline, l’organisation et l’ambition de maintenir ses performances, élèves et encadreurs ont repris le chemin des classes avec une même exigence : poursuivre la quête de l’excellence académique.

Après la pause scolaire, l’École Privée La Roche a renoué avec l’animation habituelle d’une rentrée. Dès les premières heures de la matinée, les élèves ont regagné les installations de l’établissement, cartables sur le dos et fournitures scolaires en main.

Réunis dans la cour pour le lancement officiel de l’année, les élèves ont été accueillis par les responsables de l’école et leurs encadreurs. Le rassemblement a donné le coup d’envoi à une année qui se veut à la fois studieuse, organisée et ambitieuse.

Un cadre scolaire chargé d’histoire

Au-delà de sa vocation éducative, le site qui accueille aujourd’hui La Roche occupe une place particulière dans l’histoire scolaire de Kisangani. Le bâtiment abritait autrefois l’École belge de Kisangani, institution au sein de laquelle le Sénateur Jean Bamanisa Saïdi a effectué ses études primaires.

Des années plus tard, le même cadre continue ainsi d’accueillir de nouvelles générations d’élèves. Une continuité qui confère au lieu une dimension particulière, où la mémoire du passé se conjugue avec les ambitions éducatives du présent.

Le bâtiment, propriété de la famille Lengema, a été mis à la disposition de l’École Privée La Roche pour ses activités scolaires. La direction exprime sa reconnaissance à Mme Julienne Lengema, notamment pour cette contribution, mais également pour les travaux entrepris en vue d’améliorer l’environnement scolaire.

La cour de récréation a notamment bénéficié de travaux de pavement, offrant désormais aux élèves un espace aménagé dans de meilleures conditions.

La discipline et la réussite au cœur du projet éducatif

Pour cette nouvelle année, l’École Privée La Roche entend rester fidèle aux principes qui structurent son projet éducatif : discipline, qualité de l’enseignement, encadrement et réussite scolaire.

L’établissement met en avant ses performances académiques et entend poursuivre les efforts engagés afin de maintenir un niveau d’exigence élevé. Pour les enseignants et les responsables scolaires, la rentrée ne constitue donc que le point de départ d’un travail qui devra se poursuivre tout au long de l’année.

L’objectif est de garantir aux élèves un encadrement rigoureux, des enseignements de qualité et un environnement propice à leur épanouissement et à leur progression.

Une école ouverte aux partenariats

Consciente que la qualité de l’éducation dépend également des conditions dans lesquelles elle est dispensée, La Roche se montre disposée à collaborer avec des partenaires souhaitant contribuer à l’amélioration de ses différents services.

Cette ouverture vise à renforcer progressivement les conditions d’apprentissage et à développer davantage les possibilités offertes aux élèves.

Une nouvelle étape vers la réussite

Pour les parents, cette rentrée constitue le début d’un nouveau parcours scolaire placé sous le signe de la confiance et de l’espoir. Pour les élèves, elle ouvre une période faite d’apprentissage, de travail et de nouveaux défis.

Pour l’École Privée La Roche, elle représente surtout une nouvelle occasion de consolider les acquis et de poursuivre son ambition : faire de la réussite et de la qualité de l’éducation des priorités constantes.

Dans ce lieu autrefois consacré à la formation de jeunes élèves et qui accueille aujourd’hui une nouvelle génération, La Roche poursuit son chemin entre mémoire, transmission et ambition.

La nouvelle année scolaire est désormais lancée. Les élèves ont repris leurs cours, avec devant eux plusieurs mois de travail et d’apprentissage, et derrière eux une institution déterminée à continuer d’investir dans leur avenir.

CYT

Patrick Matata Makalamba à la base de l’UDPS : « Soyons dans l’unité derrière le chef de l’État »

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En vacances parlementaires à Kisangani, le député national Patrick Matata Makalamba a échangé avec les combattants et combattantes de l’UDPS/Tshisekedi dans la Tshopo. Il les a appelés à l’unité autour du chef de l’État et à une mobilisation active en faveur du dialogue national annoncé par Félix-Antoine Tshisekedi.

Tshopo : Patrick Matata Makalamba remobilise la base de l’UDPS

En séjour à Kisangani dans le cadre de ses vacances parlementaires, le député national Patrick Matata Makalamba, élu sous les couleurs de l’UDPS/Tshisekedi, poursuit ses rencontres avec les différentes composantes de sa base politique.

Ce vendredi 4 septembre, il s’est entretenu avec les combattants et combattantes de la fédération rurale de l’UDPS/Tshisekedi dans la Tshopo, réunis au siège du parti pour l’accueillir et échanger avec leur élu.

Dans son adresse, Patrick Matata Makalamba a salué la mobilisation de la base et présenté la progression de l’UDPS dans la province comme le résultat de l’engagement de ses militants autour du président de la République.

Il a notamment rappelé l’évolution de la représentation politique de la Tshopo sous le pouvoir de Félix-Antoine Tshisekedi.

« FATSHI BETON est une grande bénédiction pour notre province de la Tshopo en particulier et notre pays la RDC en général », a-t-il déclaré, évoquant notamment les trois députés nationaux de l’UDPS élus à Kisangani, Isangi et Bafwasende.

« Nous sommes un parti au pouvoir » : l’appel à l’unité

Devant les militants, Patrick Matata Makalamba a également insisté sur la nécessité de mettre fin aux divisions internes.

Pour le député national, l’UDPS, en tant que parti au pouvoir, doit désormais privilégier l’unité et la cohésion de ses structures.

« Nous sommes un parti au pouvoir. La division et les querelles qui étaient à Kinshasa, c’est déjà fini. Ici aussi, ça doit finir », a-t-il lancé.

Il a ainsi appelé les différentes structures du parti dans la Tshopo à se rassembler autour des orientations du chef de l’État.

Mobilisation autour du dialogue national

Le dialogue national annoncé par Félix-Antoine Tshisekedi a constitué l’un des principaux sujets de son intervention.

Patrick Matata Makalamba a appelé l’UDPS à ne pas rester en retrait et à accompagner activement le processus.

« L’UDPS ne doit pas rester spectatrice à cause de la division. Mettons cela de côté, soyons dans l’unité derrière le chef de l’État et soutenons sans réserve le processus du dialogue », a-t-il insisté.

Le député a surtout invité les femmes et les jeunes à préparer leurs cahiers des charges en vue des consultations annoncées, en mettant notamment l’accent sur l’entrepreneuriat, le chômage, la formation, la santé et l’éducation.

Selon lui, la démarche annoncée se distingue des précédents dialogues politiques, qui étaient souvent associés au partage des responsabilités institutionnelles.

« Cette fois-ci, nous devons commencer par le peuple », a-t-il expliqué, évoquant des consultations qui devraient être organisées dans les différentes provinces.

Patrick Matata défend l’action du pouvoir

Dans son intervention, l’élu de Kisangani a également défendu plusieurs réalisations du pouvoir en place, citant notamment la régularité de la paie des agents de l’État, l’amélioration des salaires ainsi que les travaux d’infrastructures réalisés à Kisangani et sur certaines routes nationales.

Il a estimé que ces efforts témoignent, selon lui, d’un processus de transformation du pays malgré le contexte sécuritaire difficile.

« Le processus de transformation du Congo est en marche grâce au chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », a-t-il affirmé.

Une séance d’écoute avec la base

La rencontre s’est achevée par une séance d’écoute au cours de laquelle les militants ont exposé plusieurs préoccupations.

Ils ont notamment évoqué la question d’une justice qu’ils jugent à « double vitesse », le sentiment de mépris au niveau des institutions provinciales, le chômage ainsi que des interrogations concernant les fonds destinés à la route Opala et au FRIVAO.

Cette séquence a permis à Patrick Matata Makalamba de recueillir directement les préoccupations de la base, tout en réaffirmant son appel à l’unité de l’UDPS, à la mobilisation autour du chef de l’État et à une participation active au processus du dialogue national.

CYT.

RDC : Rachel Pungu Luamba fait le point sur les réformes « Quick Wins » pour améliorer le climat des affaires

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Kinshasa |L’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) a tenu, une séance de travail consacrée à la présentation et à la consolidation du rapport définitif du Tableau numérique de suivi-évaluation (TNSE) des mesures phares dites « Quick Wins », mises en œuvre dans le cadre du programme Business Ready (B-READY) du Groupe de la Banque mondiale.

Cette réunion visait notamment à faire le point sur l’état d’avancement des différentes réformes engagées pour améliorer l’environnement des affaires en République démocratique du Congo.

Selon la directrice générale de l’ANAPI, Rachel Pungu Luamba, cet exercice permet de mesurer les progrès réalisés, d’identifier les actions déjà mises en œuvre et de déterminer les domaines nécessitant davantage d’efforts.

Des réformes à consolider sur le terrain

Au-delà de l’évaluation des performances, l’ANAPI insiste désormais sur la nécessité de traduire les réformes adoptées en changements perceptibles par les opérateurs économiques.

« Beaucoup a été fait. Mais le défi est désormais de faire vivre pleinement les réformes sur le terrain », souligne Rachel Pungu Luamba dans une communication publiée à l’issue de cette séance de travail.

L’ANAPI estime que cette dynamique passe notamment par le renforcement de l’efficacité opérationnelle des services publics, mais aussi par une meilleure sensibilisation des acteurs concernés.

La vulgarisation des réformes constitue ainsi un enjeu important. Il s’agit de permettre aux entrepreneurs et aux investisseurs de connaître les nouvelles mesures, de les comprendre et surtout de pouvoir effectivement en bénéficier dans leurs démarches quotidiennes.

L’enjeu du B-READY

Le programme Business Ready (B-READY) constitue un dispositif de la Banque mondiale destiné à évaluer l’environnement des affaires et les conditions dans lesquelles les entreprises peuvent fonctionner dans différents pays.

Pour l’ANAPI, l’amélioration des indicateurs liés à ce programme ne devrait toutefois pas constituer une finalité en soi. L’objectif est plutôt de parvenir à des réformes réellement appliquées et susceptibles d’améliorer l’expérience des entrepreneurs et des investisseurs.

« Le B-READY ne doit pas être un simple exercice d’évaluation », insiste la directrice générale de l’ANAPI, qui estime que l’amélioration de la performance n’a de sens que si elle se traduit par des changements concrets dans le quotidien des acteurs économiques.

Une mobilisation des institutions réformatrices

Le processus se poursuit sous l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec l’implication du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, ainsi que du ministère en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement.

L’ANAPI travaille également avec la Cellule Climat des Affaires de la Présidence de la République et les différentes institutions impliquées dans les réformes.

La séance de travail a réuni plusieurs ministères et entités publiques mobilisés autour de cet exercice de suivi-évaluation. La direction générale de l’ANAPI a salué leur participation ainsi que la franchise des échanges consacrés à l’état d’avancement des réformes.

Transformer les réformes en résultats

Pour l’ANAPI, l’enjeu des prochaines étapes sera donc de renforcer la mise en œuvre effective des mesures adoptées et d’en assurer le suivi.

L’amélioration du climat des affaires reste présentée comme une responsabilité collective nécessitant la coordination des différentes institutions publiques.

travers le suivi des « Quick Wins » et la consolidation du TNSE, les autorités entendent ainsi poursuivre les efforts engagés afin que les réformes produisent des résultats concrets, visibles et durables pour les entrepreneurs et les investisseurs en RDC.

Chad⭕️

Urbanisation à Kinshasa : Expo Béton appelle à repenser la croissance de la capitale

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Invité de l’émission Parole aux auditeurs sur Radio Okapi, le secrétaire général d’Expo Béton RDC, Francis Useni, a alerté sur les défis liés à l’urbanisation rapide de Kinshasa. Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la planification urbaine, de faire respecter les normes de construction et de responsabiliser aussi bien les citoyens que les services publics face au désordre urbain.

Expo Béton, un cadre de réflexion sur les villes congolaises

Au cours de son intervention, Francis Useni a présenté Expo Béton RDC comme un espace de réflexion consacré au développement et à la transformation des villes congolaises. L’organisation s’intéresse notamment à l’aménagement urbain, aux corridors de développement et aux zones économiques spéciales.

Elle réunit différents acteurs du secteur, notamment des urbanistes, architectes, ingénieurs, environnementalistes et autres spécialistes du développement urbain. Les décideurs publics sont également associés aux échanges afin que les recommandations techniques puissent être traduites en décisions et en politiques publiques.

Pour son secrétaire général, Expo Béton joue ainsi le rôle d’un véritable think tank qui accompagne les pouvoirs publics dans l’amélioration de la gouvernance urbaine et la réflexion sur les infrastructures, l’habitat et l’organisation des villes.

Kinshasa, « locomotive de la transformation des villes »

La douzième édition d’Expo Béton RDC est annoncée à Kinshasa du 7 au 10 octobre, sous le thème : « Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la RDC ».

Selon Francis Useni, ce choix se justifie par le statut particulier de Kinshasa, à la fois ville, province et capitale de la République démocratique du Congo. L’évolution de la capitale constitue, à ses yeux, un indicateur important de la dynamique de développement du pays.

La capitale connaît aujourd’hui un important essor immobilier, avec la multiplication des immeubles et la transformation de plusieurs quartiers. Mais cette dynamique, estime-t-il, doit être accompagnée d’une vision globale intégrant la mobilité, le logement, l’assainissement, l’accès à l’eau et à l’électricité ainsi que la protection de l’environnement.

Une croissance démographique plus rapide que les infrastructures

Francis Useni a insisté sur le déficit de planification qui accompagne l’expansion de Kinshasa. La capitale, qui comptait environ 400 000 habitants au moment de l’indépendance, en 1960, en accueille aujourd’hui plusieurs millions.

Cette croissance démographique a entraîné une forte augmentation des besoins en logements, routes, transports, écoles, structures sanitaires et services essentiels. Or, les infrastructures n’ont pas évolué au même rythme que la population.

Le secrétaire général d’Expo Béton a notamment cité l’exemple de la commune de la Gombe, anciennement appelée Kalina. De nombreuses villas et maisons basses qui caractérisaient autrefois certains quartiers ont progressivement laissé place à des immeubles de plusieurs étages.

Cette densification peut considérablement augmenter le nombre de ménages sur une même parcelle sans que les infrastructures environnantes soient adaptées. Routes, parkings, réseaux d’eau et d’électricité, systèmes d’assainissement et espaces verts peuvent ainsi se retrouver sous pression.

Pour Francis Useni, construire davantage de logements ne suffit donc pas à faire une ville. Chaque projet immobilier doit être pensé en fonction des infrastructures et des services indispensables à ses futurs occupants.

Des plans existent, mais leur application reste un défi

Le secrétaire général d’Expo Béton a reconnu que Kinshasa dispose déjà de documents et d’études d’aménagement, notamment le Schéma d’orientation stratégique de l’agglomération de Kinshasa.

Le problème ne réside donc pas uniquement dans l’absence de planification, mais également dans la difficulté à appliquer effectivement les plans élaborés.

« Une ville doit d’abord être pensée, conçue, organisée et structurée avant d’être construite », a, en substance, expliqué Francis Useni, mettant en garde contre une urbanisation qui se développe sans cohérence avec les infrastructures disponibles.

Démolitions : au-delà de l’émotion, rechercher les causes

Interrogé sur les récentes opérations de démolition à Kinshasa, Francis Useni a appelé à dépasser les seules réactions émotionnelles pour s’intéresser aux causes profondes du phénomène.

Il a évoqué les constructions réalisées sur des emprises publiques, des collecteurs, des ouvrages d’assainissement, des espaces réservés aux activités sportives ou encore dans des vallées, des lits de rivières et des zones exposées aux inondations.

Selon lui, ces occupations irrégulières compromettent le fonctionnement de la ville et peuvent exposer les populations à des risques importants.

Le manque de logements et l’insuffisance de l’offre immobilière peuvent pousser certaines familles à s’installer dans des zones inappropriées. Mais, estime-t-il, le besoin de se loger ne peut justifier l’occupation d’espaces dangereux ou réservés à des ouvrages d’intérêt public.

Les services publics également interpellés

Francis Useni a par ailleurs souligné la responsabilité des services de l’État dans la délivrance des autorisations et documents liés aux constructions.

Lorsqu’une personne bâtit dans une zone non constructible, il faut également s’interroger sur la manière dont elle a obtenu les documents lui permettant de réaliser son projet, a-t-il fait remarquer.

La responsabilité du désordre urbain est donc, selon lui, partagée entre les citoyens qui acquièrent des terrains sans en vérifier le statut et les agents publics qui peuvent délivrer ou tolérer des documents irréguliers.

Il plaide ainsi pour une responsabilisation accrue de l’administration, mais également pour une meilleure sensibilisation de la population.

Les auditeurs dénoncent les failles du système

Les interventions des auditeurs de Radio Okapi ont également mis en évidence plusieurs difficultés : désordre dans certains services cadastraux et fonciers, occupation du domaine public, constructions dans des zones à risque, insuffisance des contrôles techniques et faiblesse du suivi des chantiers.

Certains ont appelé au renforcement des services d’inspection, à une meilleure collaboration entre les ministères concernés et à la réalisation d’expertises techniques sérieuses avant toute construction.

La question de l’entretien des infrastructures publiques a également été soulevée. Plusieurs écoles, bâtiments administratifs et autres ouvrages de l’État, notamment à l’intérieur du pays, seraient confrontés à un important problème de maintenance.

Vers une meilleure coordination des pouvoirs publics

Pour répondre durablement aux défis de l’urbanisation, les différents intervenants ont insisté sur la nécessité d’une action coordonnée entre les ministères et services concernés, notamment ceux de l’Urbanisme et de l’Habitat, des Affaires foncières, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Intérieur.

Cette coordination devrait permettre de renforcer l’application des textes, d’améliorer le contrôle des constructions et de prévenir les risques liés notamment aux inondations, aux érosions et aux effondrements.

Repenser la ville avant de la construire

Au terme de son intervention, Francis Useni a défendu l’idée d’une transformation urbaine fondée sur la planification, le respect des normes et l’adaptation des infrastructures à la croissance démographique.

Pour Expo Béton RDC, le développement immobilier de Kinshasa constitue une opportunité, mais celle-ci ne pourra être durable que si elle s’accompagne d’une gouvernance urbaine plus rigoureuse.

La capitale congolaise ne pourra véritablement jouer son rôle de « locomotive de la transformation des villes de la RDC » que si la construction, l’aménagement du territoire, les infrastructures et les services publics évoluent dans une même direction.

Chad⭕️

RDC – Dialogue national : Guy Ramy Lonia plaide pour « un dialogue de solutions »

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KISANGANI |Alors que le débat s’intensifie autour du Dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi, le philanthrope congolais Guy Ramy Lonia appelle les différentes composantes de la société congolaise à privilégier un processus axé sur des résultats concrets et mesurables.

Pour lui, ces assises ne devraient pas devenir un espace de partage de responsabilités ou de repositionnement politique, mais plutôt un cadre permettant d’apporter des réponses aux principales préoccupations du pays.

« Le dialogue national ne doit devenir ni un partage de postes, ni un concours de slogans », a déclaré Guy Ramy Lonia, alors que la majorité, l’opposition et la société civile débattent déjà du format et des conditions de ce processus.

Cette prise de position intervient après l’annonce officielle, fin août, par le président Félix-Antoine Tshisekedi, du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Selon la Présidence de la République, le processus doit notamment s’appuyer sur des consultations dans les 26 provinces et s’étendre sur une période maximale de trois mois.

Des engagements précis et mesurables

Guy Ramy Lonia estime que les discussions doivent être accompagnées d’objectifs clairement identifiables et d’engagements susceptibles d’être évalués.

« Dialoguons, mais avec des résultats mesurables. Paix et intégrité territoriale, garanties démocratiques, réformes électorales et engagements précis avec calendrier », affirme-t-il.

À travers cette position, le président fondateur de la Fondation Guy Ramy Lonia place l’impact du dialogue sur les institutions et sur la population au centre de sa réflexion.

« Si après des semaines de discussions le Congolais ne gagne ni plus de paix, ni plus de démocratie, ni un État plus solide, alors nous aurons simplement organisé une réunion de plus », soutient-il.

« Un dialogue de solutions, pas de positionnement »

Président fondateur de la Fondation Guy Ramy Lonia, une ASBL créée en 2023 et basée à Kisangani, Guy Ramy Lonia est notamment engagé dans des initiatives sociales, économiques et civiques.

Sa position tient en une formule : « Le Congo a besoin d’un dialogue de solutions, pas d’un dialogue de positionnement. »

Cette déclaration intervient alors que le Dialogue national entre progressivement dans le débat public en République démocratique du Congo, avec au cœur des discussions son format, sa représentativité, ainsi que les résultats attendus en matière de paix, de démocratie et de consolidation de l’État.

Câble ⭕️

UDPS/Tshisekedi : le parti présidentiel mobilise ses structures pour soutenir le dialogue national

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Réunie en session extraordinaire vendredi à Limete, l’UDPS/Tshisekedi a officiellement apporté son « soutien total, ferme et sans réserve » à l’initiative de dialogue national annoncée par le président Félix-Antoine Tshisekedi. Le parti présidentiel prévoit de mobiliser ses structures dans les 26 provinces de la RDC et dans la diaspora pour accompagner le processus.

Kinshasa, 28 août 2026 | Au lendemain de l’adresse à la Nation du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a arrêté sa position sur l’initiative de dialogue national. Réunis vendredi au siège national du parti, à Limete, les cadres, élus et représentants des différentes structures de l’UDPS/Tshisekedi ont adopté une déclaration politique favorable à cette démarche.

La déclaration, signée par le président intérimaire du parti, Augustin Kabuya Tshilumba, a été lue par le député national PhD Patrick Matata Makalamba, élu de Kisangani, en présence de plusieurs responsables du parti.

Un soutien « total, ferme et sans réserve »

Dans sa déclaration, l’UDPS/Tshisekedi affirme soutenir pleinement la démarche du Chef de l’État, qu’elle présente comme une initiative destinée à favoriser la paix, la cohésion nationale et la défense des intérêts supérieurs de la République.

Le parti présidentiel estime que Félix Tshisekedi agit dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles en tant que Chef de l’État et garant de la Nation. Il rejette par ailleurs toute interprétation présentant le Président de la République comme une partie au conflit sécuritaire qui frappe l’Est du pays.

L’UDPS résume sa vision autour d’un principe : « Rassembler pour mieux défendre la Nation, unir pour mieux construire, dialoguer pour mieux avancer. »

Doha et Washington : l’UDPS distingue les différents processus

Le parti présidentiel fait également une distinction entre le dialogue national annoncé à Kinshasa et les processus engagés à Doha et Washington.

Selon l’UDPS/Tshisekedi, ces différents cadres répondent à des problématiques distinctes, notamment les questions liées à l’AFC/M23 et les relations entre la RDC et le Rwanda. Le parti estime ainsi que ces processus ne remettent pas en cause le caractère national et inclusif du dialogue annoncé par le Chef de l’État.

« Il n’existe qu’un seul Congo »

La situation des populations affectées par la guerre occupe également une place importante dans la déclaration.

L’UDPS/Tshisekedi souligne que derrière la crise sécuritaire et humanitaire se trouvent des familles, des femmes, des enfants et des hommes qui attendent de l’État protection et sécurité.

Le parti insiste ainsi sur l’unité nationale et reprend le principe selon lequel les souffrances vécues dans une partie du territoire concernent l’ensemble de la Nation.

« Il n’existe qu’un seul Congo, un seul peuple, un seul territoire, un même destin », affirme la déclaration.

Appel à la mobilisation nationale

Dans la perspective du dialogue, l’UDPS/Tshisekedi appelle les acteurs politiques, les confessions religieuses, la société civile, les autorités coutumières, les femmes, les jeunes, les intellectuels, les opérateurs économiques et la diaspora à participer à la dynamique de rassemblement.

Le parti dit également vouloir lutter contre la haine, le tribalisme, le régionalisme et les différentes formes d’exclusion susceptibles, selon lui, de fragiliser davantage la cohésion nationale.

Une mobilisation annoncée dans les 26 provinces et la diaspora

L’UDPS/Tshisekedi entend désormais passer de la déclaration à l’action. Le parti annonce la mobilisation de ses fédérations, élus, cadres, ligues des femmes et des jeunes, structures de base ainsi que ses représentations dans la diaspora.

L’objectif affiché est de favoriser l’appropriation du dialogue national à travers les 26 provinces de la RDC, autour d’un même message : préserver l’unité et l’intégrité territoriale du pays malgré les divergences politiques.

Le Congo au-dessus des divergences politiques

Tout en reconnaissant l’existence de divergences entre les acteurs politiques, l’UDPS estime que celles-ci ne devraient pas primer sur les intérêts de la République.

Le parti appelle ainsi à placer l’avenir du Congo au-dessus des intérêts particuliers et réaffirme son soutien à la paix, au dialogue, à la cohésion nationale, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC.

La déclaration se termine par trois mots d’ordre : « Tous unis pour la paix, tous mobilisés pour la République, tous debout pour le Congo. »

Câble Info
Chad⭕️

Dialogue national : Patrick Matata Makalamba salue une initiative « responsable et inclusive » de Félix Tshisekedi

Le député national Patrick Matata Makalamba élu de la circonscription électorale de Kisangani dans la province de la Tshopo salue l’annonce du dialogue national faite par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il voit dans cette démarche une initiative « responsable et inclusive » destinée à rassembler les forces vives de la Nation autour de la refondation de l’État.

Kinshasa | L’annonce du dialogue national par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo suscite déjà des réactions au sein de la classe politique congolaise. Parmi elles, celle du député national Patrick Matata Makalamba, qui apporte son soutien à cette initiative présidentielle.

Dans une déclaration, l’élu salue l’annonce du chef de l’État et considère le dialogue comme une démarche à la fois « inclusive et responsable ».

Selon Patrick Matata Makalamba, cette initiative devrait permettre de rassembler les forces vives de la Nation autour d’une réflexion consacrée à la refondation de l’État.

« Le député national Patrick Matata Makalamba salue l’annonce du dialogue national par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, y voyant une démarche inclusive et responsable destinée à rassembler les forces vives de la Nation autour de la refondation de l’État », indique sa déclaration.



Un dialogue dans un contexte politique sensible

Cette prise de position intervient au lendemain de l’adresse du président de la République consacrée notamment à la nécessité d’un dialogue national.

Le chef de l’État a présenté cette démarche comme un cadre destiné à favoriser la paix, la cohésion nationale et une réflexion sur la refondation de l’État. Le processus annoncé doit s’inscrire dans le respect de la Constitution et des institutions de la République.

L’initiative intervient également dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays et par des divergences politiques autour de l’avenir institutionnel de la RDC. Les précédentes annonces concernant un dialogue national avaient déjà suscité des réactions contrastées dans la classe politique et la société civile.

Patrick Matata Makalamba appelle à privilégier l’inclusion

À travers sa déclaration, le député national met particulièrement en avant le caractère inclusif de la démarche. Son soutien s’inscrit ainsi dans une logique de rassemblement des différentes forces vives du pays autour des enjeux liés à la refondation de l’État.

La réaction de Patrick Matata Makalamba constitue l’une des premières prises de position favorables enregistrées après l’annonce présidentielle.

Câble Info
Politique
Par Chad⭕️

Référendum en RDC : le professeur Ngondankoy clarifie la portée de la proposition de loi et répond aux accusations de « troisième mandat »

Kinshasa : Intervenant sur TV5MONDE, le professeur Paul-Gaspard Ngondankoy a apporté des précisions sur le débat autour de la proposition de loi relative au référendum en République démocratique du Congo. Face aux accusations de contournement de l’article 220 de la Constitution et de préparation d’un éventuel troisième mandat présidentiel, l’universitaire a replacé la discussion dans son cadre strictement juridique et constitutionnel.

Un cadre juridique encore incomplet

Au cœur de son argumentaire, le professeur Ngondankoy rappelle les dispositions de l’article 5 de la Constitution, qui consacre la souveraineté du peuple congolais. Celle-ci appartient au peuple, dont émane tout pouvoir, et peut notamment être exercée directement par voie d’élections ou de référendum.

La Constitution prévoit par ailleurs qu’une loi détermine les conditions d’organisation du référendum. Or, selon l’analyse développée par le professeur, la RDC dispose d’un cadre légal régissant les élections, mais ne possède pas encore de loi générale consacrée à l’organisation des consultations référendaires.

C’est précisément cette lacune que la proposition de loi entendrait combler.

Une loi-cadre ne signifie pas un référendum

Pour Paul-Gaspard Ngondankoy, il convient surtout de distinguer trois opérations juridiquement différentes : l’adoption d’une loi encadrant le référendum, la convocation d’un référendum et la révision de la Constitution.

La proposition de loi actuellement examinée ne convoque donc pas, en elle-même, une consultation populaire. Elle ne pose aucune question référendaire, ne fixe pas de calendrier de scrutin et ne modifie pas directement les dispositions constitutionnelles.

Cette distinction constitue, selon lui, un élément essentiel pour comprendre le débat et éviter d’assimiler automatiquement la mise en place d’un cadre juridique à l’organisation effective d’un référendum.

Article 220 : le débat sur le troisième mandat

Interrogé sur les accusations de contournement de l’article 220 de la Constitution et de préparation d’un « troisième mandat », le professeur Ngondankoy a ainsi défendu une lecture fondée sur les mécanismes constitutionnels plutôt que sur les procès d’intention politiques.

L’article 220 protège notamment certaines dispositions constitutionnelles considérées comme intangibles, parmi lesquelles celles relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels.

Dans ce contexte, l’universitaire estime qu’il faut distinguer le débat sur les modalités d’exercice de la souveraineté populaire de toute décision éventuelle portant sur une révision constitutionnelle. À ses yeux, l’existence d’une loi organisant les modalités d’un référendum ne saurait, à elle seule, être interprétée comme la preuve d’une volonté de modifier la Constitution ou de permettre un troisième mandat.

La question sécuritaire au cœur des préoccupations

La discussion a également porté sur la possibilité d’organiser, dans les conditions prévues par la Constitution, une consultation populaire crédible et inclusive alors qu’une partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeure affectée par le conflit armé et la présence de l’AFC/M23.

Sur cette question, Paul-Gaspard Ngondankoy reconnaît que la situation sécuritaire constitue une préoccupation majeure. Il estime que la restauration de la paix et de la sécurité demeure une condition essentielle à la participation de l’ensemble des citoyens à la vie démocratique et à l’exercice de leur souveraineté.

Le professeur a, dans ce cadre, évoqué les différentes dynamiques engagées par le président Félix Tshisekedi pour parvenir à l’apaisement et restaurer la cohésion nationale, notamment les processus diplomatiques de Washington et de Doha ainsi que le dialogue national annoncé.

Le rôle de l’opposition et des élus

L’universitaire a également insisté sur la nécessité de préserver le débat démocratique et la place de l’opposition dans les institutions.

Il a notamment dénoncé ce qu’il considère comme une tendance à « diaboliser » les élus du peuple alors que ceux-ci exercent les prérogatives que leur confère la Constitution.

Pour lui, les divergences politiques ne doivent pas empêcher le débat sur les questions institutionnelles et constitutionnelles, lesquelles doivent être examinées à la lumière du droit.

Le peuple, au cœur de la souveraineté

Au-delà de la controverse politique suscitée par la proposition de loi, Paul-Gaspard Ngondankoy revient ainsi à un principe central de la Constitution congolaise : la souveraineté appartient au peuple.

Son intervention invite à distinguer les différentes étapes du processus institutionnel : élaborer le cadre juridique du référendum ne signifie pas convoquer automatiquement une consultation populaire, pas plus qu’une éventuelle consultation ne constitue en elle-même une révision de la Constitution.

Dans un contexte politique marqué par de fortes tensions autour de l’avenir institutionnel du pays, le professeur appelle ainsi à privilégier l’analyse juridique, le débat républicain et le respect des mécanismes constitutionnels, tout en plaçant la paix, l’unité et la cohésion nationale au centre des préoccupations.

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TSHOPO : PAULIN LENDONGOLIA OUVRE LE GOUVERNORAT AUX PROJETS INNOVANTS POUR ACCÉLÉRER LE DÉVELOPPEMENT PROVINCIAL

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Kisangani, le 17 octobre 2026 | Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, renforce sa démarche de gouvernance participative en ouvrant les portes du Gouvernorat aux porteurs de projets innovants, avec une attention particulière accordée aux initiatives des jeunes. À travers une audience publique organisée ce samedi à Kisangani, le chef de l’exécutif provincial entend faire émerger des solutions concrètes aux défis de développement de la province et favoriser leur prise en compte dans les priorités budgétaires.

Des projets citoyens au cœur des priorités provinciales

Cette initiative intervient alors que la province poursuit l’élaboration de son budget pour l’exercice 2027. L’objectif est de créer un lien direct entre les initiatives de la population et les mécanismes de planification de l’action publique, afin de donner aux projets pertinents la possibilité de contribuer à la transformation de la Tshopo.

« Aujourd’hui, nous sommes réunis dans le cadre de la réception de vos différents projets. Nous avons décidé de recevoir des projets déjà élaborés afin de nous permettre d’intégrer certains d’entre eux dans le budget provincial, dont nous sommes actuellement en pleine élaboration », a déclaré le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga.

Le gouverneur a précisé que les propositions soumises feront l’objet d’un examen en vue d’identifier celles qui pourraient être intégrées au budget provincial 2027. Les projets compatibles avec les prévisions budgétaires de l’exercice en cours pourront également être examinés en vue d’un éventuel accompagnement.

Cette approche vise à rapprocher les besoins exprimés par la population des décisions publiques, en privilégiant les initiatives susceptibles de produire des résultats concrets au bénéfice des communautés.

Les jeunes entrepreneurs au centre de la dynamique de développement

Conscient des limites des ressources financières propres à la province, le gouvernement provincial entend également encourager la mobilisation des partenaires techniques et financiers autour des projets porteurs, notamment dans le domaine de l’entrepreneuriat des jeunes.

L’audience publique offre ainsi un cadre d’échange entre les porteurs de projets et les autorités provinciales, tout en permettant aux partenaires présents de découvrir les initiatives susceptibles de bénéficier d’un accompagnement technique ou financier.

À travers cette démarche, l’exécutif provincial entend valoriser le potentiel créatif de la jeunesse et favoriser l’émergence de solutions adaptées aux réalités locales. L’ambition est de faire des idées et des initiatives citoyennes des leviers de création de valeur, d’opportunités économiques et de progrès social.

« Tshopo Mosala » : une gouvernance de proximité et d’action

Cette initiative s’inscrit dans la vision « Tshopo Mosala » portée par le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga, qui met l’accent sur l’écoute, le dialogue avec les citoyens et la recherche de réponses aux préoccupations de la population.

Elle s’inscrit également dans la continuité de l’audience publique organisée le 4 septembre dernier, au cours de laquelle 29 dossiers avaient été soumis au gouverneur. Ces dossiers comprenaient notamment sept questions d’ordre social ainsi que des demandes d’assistance directe, auxquelles des réponses jugées satisfaisantes avaient été apportées.

En renouvelant cette démarche, le chef de l’exécutif provincial réaffirme sa volonté de faire du Gouvernorat un espace d’écoute et de dialogue, où les préoccupations citoyennes et les initiatives locales peuvent être présentées et examinées dans une perspective de développement.

De la présentation des projets à leur concrétisation

Au-delà de la réception des propositions, le principal enjeu reste désormais leur évaluation, la sélection des initiatives pertinentes et la recherche de mécanismes de financement permettant leur réalisation.

Pour le gouvernement provincial, l’intégration éventuelle de certains projets dans les priorités budgétaires et la mobilisation des partenaires constituent des étapes essentielles pour transformer les idées en réalisations tangibles.

En ouvrant ainsi les portes du Gouvernorat aux porteurs de projets, Paulin Lendongolia Lebabonga entend renforcer la participation citoyenne et encourager une dynamique collective autour du développement de la Tshopo.

À travers « Tshopo Mosala », l’ambition est claire : faire de l’engagement des citoyens, du potentiel de la jeunesse et de la valorisation des initiatives locales des moteurs du développement provincial.

YTC

Kisangani : Angèle Mbo Nzene concrétise son engagement social avec l’aménagement d’une source d’eau potable à Maluku

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KISANGANI, Tshopo | La députée provinciale Angèle Mbo Nzene poursuit ses actions de proximité en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la population. À Maluku, dans le bloc Cimesta, au sein de la commune de Kisangani, l’élue provinciale a financé les travaux d’aménagement d’une source d’eau, offrant ainsi aux habitants une réponse concrète à leurs difficultés d’approvisionnement en eau potable.

Pendant longtemps, les habitants de Maluku ont été confrontés à un accès difficile à une eau propre à la consommation et aux usages domestiques. Cette situation les exposait à divers risques sanitaires, notamment aux maladies hydriques, parmi lesquelles les diarrhées et certaines infections.

Sensible aux préoccupations de ses compatriotes, l’honorable Angèle Mbo Nzene a décidé de prendre en charge le financement des travaux d’aménagement de cette source, dans le but de contribuer à la protection de la santé publique et au bien-être des familles.

La mise en service de cet ouvrage a été marquée par la coupure du ruban symbolique, organisée en présence des bénéficiaires. À cette occasion, la députée provinciale a été accueillie dans une ambiance de joie et de reconnaissance par les habitants, qui voient dans cette réalisation un soulagement face aux difficultés quotidiennes liées à l’accès à l’eau.

« Une promesse devenue réalité »

Prenant la parole au nom des bénéficiaires, un représentant de la communauté a salué la concrétisation de cette initiative, rappelant les souffrances endurées par la population avant la réalisation de l’ouvrage.

« Après avoir subi de nombreux problèmes de santé, notamment des mycoses et des diarrhées, nous pensions que la promesse qui nous avait été faite relevait peut-être du discours politique ou de la démagogie. Aujourd’hui, nous sommes agréablement surpris de constater sa concrétisation. Maman honorable, soyez sûre et certaine que nous sommes derrière vous. Cette œuvre restera gravée dans nos mémoires et nous ne vous oublierons jamais », a-t-il déclaré.

Pour les habitants de Maluku, cet ouvrage représente bien plus qu’un simple aménagement. Il symbolise la concrétisation d’un engagement, une marque de solidarité et une avancée importante dans la recherche de meilleures conditions de vie.

Un engagement social au service de la population

À travers cette action, l’honorable Angèle Mbo Nzene entend inscrire son mandat dans une dynamique de proximité, d’écoute et de réponse aux besoins essentiels de ses électeurs.

Dans son intervention, l’élue provinciale a également réaffirmé son attachement à la vision sociale portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment en ce qui concerne l’amélioration du bien-être de la population et le rétablissement de la paix sur l’ensemble du territoire national.

Avant la coupure du ruban symbolique, elle a rendu hommage au chef de l’État pour les efforts déployés en faveur de la paix en République démocratique du Congo. Elle a, par ailleurs, appelé la population à demeurer vigilante, à soutenir les institutions de la République et à adopter des comportements responsables face à la maladie à virus Ebola.

Cette sensibilisation intervient dans un contexte où la prévention et le respect des mesures sanitaires demeurent essentiels pour protéger les communautés.

Un autre geste de compassion à l’hôpital du Cinquantenaire

L’action sociale de la députée provinciale ne s’est pas limitée à Maluku. Avant de se rendre sur ce site, Angèle Mbo Nzene avait effectué une visite à l’hôpital du Cinquantenaire de Kisangani, où elle a posé un autre acte de solidarité.

Elle y a pris en charge la facture hospitalière d’un enfant ayant subi une intervention chirurgicale en urgence pour sauver sa vie. Cette assistance a permis d’apporter un soutien précieux aux parents, confrontés aux charges financières liées à la prise en charge médicale de leur enfant.

Ces deux initiatives illustrent une approche de l’action publique axée sur les préoccupations quotidiennes des citoyens : l’accès à l’eau potable, la santé et l’accompagnement des familles en situation de vulnérabilité.

À Maluku comme à l’hôpital du Cinquantenaire, les gestes posés par l’honorable Angèle Mbo Nzene traduisent une volonté de rapprocher l’action de l’élue des réalités vécues par la population de Kisangani.

De l’accès à l’eau potable à l’assistance aux personnes en difficulté, l’élue provinciale réaffirme ainsi l’importance de la solidarité et de l’engagement communautaire au service du bien-être collectif.

YTC

Rivière Inkisi : Jean Bamanisa Saïdi apporte 500 sacs de ciment pour soutenir le développement de la navigation fluviale

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KISANTU, Kongo-Central |Le sénateur Jean Bamanisa Saïdi apporte son soutien au projet de navigation sur la rivière Inkisi à travers une contribution de 500 sacs de ciment destinés à accompagner la réalisation des infrastructures nécessaires à cette initiative portée par 57 petites et moyennes entreprises (PME).

Cette contribution s’inscrit dans la dynamique de mobilisation des acteurs publics et privés autour de ce projet, dont le lancement officiel est intervenu le 16 octobre 2026, lors d’une cérémonie présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, en présence de membres du Gouvernement, des autorités provinciales et de plusieurs partenaires.

Un appui concret aux infrastructures fluviales

Le développement de cette liaison fluviale nécessite plusieurs aménagements, notamment le dragage de la rivière, la construction de quais d’accostage et la mise en place d’entrepôts pour faciliter la manutention et le stockage des marchandises.

En apportant 500 sacs de ciment, Jean Bamanisa Saïdi contribue à la mobilisation des matériaux indispensables à la réalisation de ces infrastructures. Cet appui matériel traduit l’importance accordée à des initiatives susceptibles de renforcer les échanges commerciaux, de faciliter la circulation des biens et de soutenir les activités économiques locales.

PPC Barnet mobilisé aux côtés des PME

L’entreprise PPC Barnet prévoit également d’accompagner le projet à travers son expertise technique, l’approvisionnement en ciment et le positionnement de dépôts aux différentes destinations desservies par la rivière Inkisi.

Cette mobilisation des partenaires vise à faciliter l’exécution des travaux et à améliorer la disponibilité des matériaux nécessaires aux aménagements le long de la desserte fluviale.

Un projet au service de l’économie locale

Réunies au sein du groupement d’intérêt économique « Rivière Inkisi », les 57 PME ont acquis deux bateaux reconditionnés aux Pays-Bas, pour un investissement estimé à 2,6 millions de dollars américains. L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme TRANSFORME et de son concours des plans d’affaires.

Sur environ 105 kilomètres, la liaison envisagée entre Kisantu et Kama devrait permettre de desservir au moins 14 localités des territoires de Madimba et de Mbanza-Ngungu.

Au-delà du transport fluvial, le projet ambitionne de faciliter l’évacuation des produits agricoles vers les marchés, de réduire les difficultés d’approvisionnement des populations riveraines et de favoriser les échanges entre les localités concernées.

La réalisation des infrastructures nécessaires constituera une étape déterminante pour la mise en service de cette liaison et l’exploitation de son potentiel économique.

À travers sa contribution, Jean Bamanisa Saïdi accompagne ainsi une initiative entrepreneuriale qui entend faire de la rivière Inkisi un axe de transport et d’échanges au bénéfice des PME, des producteurs agricoles et des populations du Kongo-Central.

YTC

Travaux publics en RDC : Jean Bamanisa Saïdi veut mettre fin à l’abandon des infrastructures après leur inauguration

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VULGARISATION LÉGISLATIVE | HUITIÈME PARTIE — CHAPITRE IV

Kinshasa |Après les principes liés à la conception et à la réalisation des ouvrages, la proposition de loi portant principes fondamentaux des travaux publics en République démocratique du Congo, initiée par le sénateur Jean Bamanisa Saïdi, s’intéresse à un enjeu majeur de la gestion des infrastructures publiques : leur entretien et leur conservation dans la durée.

Consacré à l’entretien, le chapitre IV, qui comprend les articles 99 à 101, entend mettre l’accent sur une exigence essentielle : la responsabilité des gestionnaires publics ne s’arrête pas à l’achèvement des travaux ou à l’inauguration d’un ouvrage. Elle doit se poursuivre tout au long de sa durée de vie.

Prévenir la dégradation plutôt que subir les conséquences

En RDC, la dégradation de certaines routes, de ponts et de bâtiments publics soulève régulièrement des préoccupations liées à la sécurité des usagers et à la pérennité des investissements publics. L’absence d’un suivi régulier et d’une maintenance adaptée peut accélérer la détérioration des ouvrages et entraîner des réparations coûteuses, voire des risques pour la population.

À travers ce chapitre, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi propose un cadre destiné à inscrire l’entretien des infrastructures dans une logique permanente de prévention, de surveillance et de conservation.

L’objectif est de faire de la maintenance une composante essentielle de la gestion des travaux publics, plutôt qu’une intervention ponctuelle lorsque les dégradations deviennent visibles ou préoccupantes.

Trois articles pour renforcer le suivi des infrastructures

Le dispositif proposé repose sur trois principales obligations.

L’article 99 : un programme permanent d’entretien

Cet article prévoit que chaque infrastructure publique fasse l’objet d’un programme continu d’entretien, de surveillance et de conservation. Le gestionnaire de l’ouvrage serait ainsi tenu de veiller à son maintien dans un état compatible avec sa destination.

Concrètement, il s’agirait d’assurer le suivi régulier des routes, des ponts, des bâtiments administratifs et des autres équipements publics afin de préserver leur fonctionnalité et leur sécurité.

L’article 100 : des inspections périodiques

La proposition prévoit également des inspections régulières pour les infrastructures dont la nature ou l’importance le justifie. Ces contrôles permettraient d’évaluer leur état de conservation et leur niveau de sécurité, selon des modalités fixées par voie réglementaire.

L’enjeu est de détecter suffisamment tôt les signes de dégradation afin de prendre les mesures correctives nécessaires avant qu’ils ne compromettent l’utilisation ou la sécurité des ouvrages.

L’article 101 : un dossier technique pour chaque ouvrage

Le troisième volet concerne la documentation technique. Le gestionnaire devrait tenir à jour un dossier retraçant les caractéristiques de l’infrastructure, les travaux réalisés, les inspections effectuées, les opérations d’entretien et les incidents susceptibles d’affecter sa sécurité ou sa durée de vie.

Ce dossier constituerait une mémoire technique de l’ouvrage. Il permettrait notamment de mieux connaître son historique, de suivre son évolution et de faciliter les décisions relatives à sa maintenance.

Une nouvelle approche de la gestion des investissements publics

Au-delà des obligations techniques, ces dispositions traduisent une approche fondée sur la responsabilité dans la durée. Une infrastructure publique représente un investissement collectif dont la valeur dépend non seulement de sa construction, mais également de sa capacité à rester fonctionnelle et sûre au fil des années.

Le dispositif proposé pourrait ainsi contribuer à prolonger la durée de vie des ouvrages, à réduire les interventions d’urgence et à améliorer la traçabilité des opérations réalisées. Il pourrait également favoriser une gestion plus préventive des ressources consacrées aux travaux publics.

Pour les citoyens, l’enjeu est concret : bénéficier d’infrastructures mieux suivies, dont l’état peut être évalué et les besoins d’entretien anticipés, au lieu de découvrir les défaillances lorsque celles-ci deviennent critiques.

Les gestionnaires d’infrastructures seraient au premier plan de cette démarche, avec des responsabilités portant sur l’entretien, les inspections et la conservation des informations techniques.

Construire ne suffit pas : il faut préserver

Avec ce quatrième chapitre de la huitième partie, la proposition de loi initiée par le sénateur Jean Bamanisa Saïdi met en avant un principe fondamental de la gestion des travaux publics : la pérennité d’un ouvrage dépend aussi de l’attention qui lui est accordée après sa réalisation.

Une route ne se résume pas à son ouverture à la circulation. Un pont ne se limite pas à son inauguration. Un bâtiment public ne remplit durablement sa mission que s’il demeure entretenu, surveillé et adapté à son usage.

Construire est une étape ; entretenir est une responsabilité permanente.

Il convient toutefois de rappeler que ces dispositions figurent dans une proposition de loi déposée au Sénat et soumise au processus législatif. Elles ne doivent donc pas être présentées comme des obligations légales déjà en vigueur. Leur éventuelle application dépendra de l’aboutissement de la procédure parlementaire.

Prochain épisode : la suite de notre série consacrée à la proposition de loi portant principes fondamentaux des travaux publics en RDC.

Texte de référence : chapitre IV, « De l’entretien », articles 99 à 101, de la proposition de loi portant principes fondamentaux des travaux publics en République démocratique du Congo.

YTC

ISEA Bengamisa : Paulin Lendongolia passe à l’action et promet de porter le dossier jusqu’à la Présidence

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BENGAMISA, 14 octobre 2026 | Le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, a effectué, ce mercredi, une visite d’inspection et d’encouragement à l’Institut supérieur d’études agronomiques (ISEA) de Bengamisa, situé dans le territoire de Banalia. Cette descente sur le terrain s’inscrit dans la volonté de l’exécutif provincial de soutenir la formation agronomique et de promouvoir le développement agricole dans la province.

Au cours de cette visite, le chef de l’exécutif provincial s’est imprégné des conditions de fonctionnement de cette institution, tout en échangeant avec les responsables académiques et les étudiants sur les difficultés rencontrées et les perspectives de relance de ses activités.

Des équipements agricoles pour soutenir la formation pratique

Soucieux de contribuer au renforcement des activités pratiques des étudiants, le gouverneur Paulin Lendongolia a apporté un lot de matériels et d’intrants agricoles comprenant notamment des arrosoirs, des houes, des bêches, des bottes de protection et des semences. Des sacs de riz ont également été remis en appui à la communauté estudiantine.

Ces dotations visent à accompagner les activités champêtres et à encourager l’apprentissage pratique, essentiel à la formation des futurs professionnels du secteur agricole.

Moment symbolique de cette visite, le gouverneur a lui-même procédé à la plantation d’une bouture de manioc sur le site expérimental de l’institut. Ce geste traduit l’importance accordée à l’agriculture comme levier de développement économique, de création de richesses et de lutte contre l’insécurité alimentaire.

Un plaidoyer auprès du Gouvernement central

Conscient des défis structurels auxquels l’ISEA de Bengamisa demeure confronté, Paulin Lendongolia a également annoncé son intention de porter les préoccupations de l’établissement auprès des autorités nationales compétentes.

Le gouverneur entend notamment plaider pour une attention accrue du Gouvernement central, à travers des démarches auprès des ministères concernés et du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en vue d’obtenir un accompagnement susceptible de favoriser la réhabilitation et la modernisation de cette institution.

Cette démarche vise à mobiliser des appuis institutionnels en faveur de l’amélioration des infrastructures, du renforcement des capacités de formation et de la relance des activités académiques et agricoles de l’ISEA.

Faire de la Tshopo un pôle agricole de référence

À travers cette visite, le gouverneur réaffirme l’importance de la formation agronomique dans la stratégie de développement de la province. La valorisation du potentiel agricole de la Tshopo passe notamment par l’encadrement des jeunes, le renforcement des établissements de formation et la promotion de pratiques agricoles adaptées aux réalités locales.

L’ISEA de Bengamisa, de par sa vocation, est appelé à contribuer à la formation de cadres capables d’accompagner la modernisation de l’agriculture et la valorisation des terres arables de la province.

Entre les premiers appuis matériels et le plaidoyer annoncé auprès des autorités nationales, l’exécutif provincial entend favoriser une dynamique de relance de cet établissement. L’enjeu est de créer de meilleures conditions d’apprentissage pour les étudiants et de renforcer la contribution de la formation agronomique à l’ambition de faire de la Tshopo un véritable grenier agricole.

YTC

Contrôle parlementaire : Jean-Trésor Ngea Dala demande des comptes sur la gestion de la RVA

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KINSHASA | La gestion de la Régie des voies aériennes (RVA) est au centre d’une initiative parlementaire portée par le député national Jean-Trésor Ngea Dala, élu de Buta-Ville, dans la province du Bas-Uélé. Le parlementaire a saisi le président de l’Assemblée nationale pour solliciter l’examen d’une interpellation visant le directeur général de cet établissement public, Louis-Blaise Londole Lokoy, au sujet de faits présumés de mégestion.

Dans une correspondance datée du 9 juillet 2026, l’élu invite ainsi la Chambre basse à s’intéresser aux préoccupations qu’il soulève concernant la gestion de cette entreprise publique stratégique pour le secteur aérien en République démocratique du Congo.

Pour donner une base juridique à son initiative, Jean-Trésor Ngea Dala invoque les articles 100 et 138 de la Constitution, ainsi que les articles 184 et 202 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

À travers cette démarche, le député entend faire du contrôle parlementaire un levier de transparence et de redevabilité dans la gestion des établissements publics. Son initiative vise à obtenir des éclaircissements sur les faits dénoncés et à permettre aux instances compétentes d’en apprécier la portée.

L’élu de Buta-Ville sollicite, à cet effet, une attention particulière du président de l’Assemblée nationale afin que sa démarche connaisse les suites appropriées, conformément aux procédures parlementaires en vigueur.

Cette initiative intervient dans un contexte où la gouvernance des entreprises publiques constitue un enjeu important pour la transparence dans la gestion des ressources et le fonctionnement des services publics.

Il appartient désormais à l’Assemblée nationale d’examiner la recevabilité et les suites à réserver à cette démarche. Les faits évoqués demeurent, à ce stade, des allégations qui nécessitent des vérifications et les explications des responsables concernés.

YTC

RDC : Jean Bamanisa Saïdi plaide pour l’intégration des normes sanitaires dans les permis de construire

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Kinshasa, 13 octobre 2026 | La prise en compte des normes sanitaires dans les procédures d’autorisation de construire était au cœur d’une interpellation du sénateur Jean Bamanisa Saïdi adressée au ministre de la Santé publique. Le parlementaire a notamment soulevé la nécessité de renforcer la participation du secteur de la santé à l’examen des projets immobiliers, afin de mieux prévenir les risques sanitaires liés aux conditions d’habitation.

S’appuyant sur le décret du 24 mai 2022 relatif aux mécanismes d’autorisation de construire, Jean Bamanisa Saïdi a interrogé l’absence du ministère de la Santé dans les commissions concernées. Il a ainsi mis en lumière la nécessité d’une meilleure coordination entre les services chargés de l’urbanisme, de la construction et de la santé publique.

Pour le sénateur, la qualité d’une habitation ne se limite pas à sa conformité architecturale ou technique. Elle dépend également du respect des exigences sanitaires, notamment en matière d’évacuation des eaux usées, d’assainissement, d’hygiène des logements et de prévention des maladies liées à l’insalubrité.

Cette préoccupation revêt une importance particulière à Kinshasa, où la croissance démographique et l’expansion urbaine accentuent la pression sur les infrastructures d’assainissement et les services essentiels. L’intégration des exigences sanitaires dès la conception des projets immobiliers apparaît ainsi comme un enjeu majeur de santé publique et de planification urbaine.

Dans cette perspective, Jean Bamanisa Saïdi a voulu savoir si des démarches avaient été engagées pour associer davantage le ministère de la Santé aux mécanismes d’examen et d’autorisation des projets de construction.

À travers cette intervention, le sénateur met en avant une approche préventive de la santé publique : anticiper les risques sanitaires dès la conception des habitations, plutôt que d’intervenir uniquement lorsque l’insalubrité entraîne des conséquences sur la population.

Cette démarche souligne l’importance d’une action publique coordonnée, dans laquelle les politiques de construction et d’urbanisme tiennent pleinement compte des impératifs de santé, d’assainissement et de bien-être des populations.

YTC

Tshopo : Paulin Lendongolia appelle à l’unité derrière Félix Tshisekedi et exhorte la population à la vigilance face aux menaces sécuritaires

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Kisangani, 13 octobre 2026 — Le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, a présidé une réunion stratégique de sécurité consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire provinciale, à la suite des récentes déclarations de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, annoncé à la tête d’une nouvelle coalition politico-militaire.

À l’issue de cette réunion, le chef de l’exécutif provincial s’est adressé à la population pour appeler à la vigilance, à la collaboration avec les services de sécurité et à la préservation de la paix dans la province, particulièrement à Kisangani.

Évoquant les conséquences des violences armées qu’a connues la région par le passé, Paulin Lendongolia a rappelé les souffrances endurées par les populations de la Tshopo, notamment lors des événements tragiques de Kisangani.

« Jusqu’à aujourd’hui, nous avons encore des cicatrices qui ne sont pas guéries », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’empêcher que de telles tragédies se reproduisent.

La vigilance citoyenne au cœur du dispositif sécuritaire

Face aux enjeux sécuritaires actuels, le gouverneur a insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre la population et les services compétents. Il a notamment exhorté les habitants à partager toute information utile susceptible de contribuer à la prévention des menaces et à la protection des personnes et de leurs biens.

« Je vous interpelle pour que nous prenions des dispositions utiles de collaborer avec nos services et partager les informations, de barrer la route à cette barbarie pour que la seconde fois n’arrive plus jamais dans la ville de Kisangani et dans la province de la Tshopo », a-t-il lancé.

Dans cette dynamique, l’autorité provinciale a réitéré son appel à la mise en pratique de l’opération « Yébéla Voisin », qui encourage la vigilance de proximité et la connaissance de son environnement immédiat.

« Nous devons savoir qui nous entoure. Nous devons informer les services de sécurité et les services de renseignement », a insisté Paulin Lendongolia, invitant les citoyens à signaler aux autorités compétentes toute situation suspecte.

Le gouverneur rassure la population

Tout en appelant à une vigilance permanente, le gouverneur de la Tshopo a tenu à rassurer la population sur les dispositions prises par les autorités provinciales pour faire face à toute éventualité.

« Je voulais rassurer tout Tshopolais et toute Tshopolaise en disant que les dispositions sont prises et nous sommes prêts pour tout », a-t-il affirmé.

Il a également invité les habitants à poursuivre normalement leurs activités quotidiennes, sans céder à la peur, tout en restant attentifs et en maintenant une collaboration responsable avec les services de sécurité.

« J’invite tout le monde à nous faire confiance, à continuer à faire confiance à nos services de sécurité. Je demande à chacun de nous de vaquer librement à ses occupations, mais tout en restant vigilants et en collaboration avec les services de sécurité », a déclaré le chef de l’exécutif provincial.

Un appel à l’unité derrière les institutions nationales

Sur le plan politique, Paulin Lendongolia a réaffirmé son soutien au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont il a salué les alertes antérieures concernant les responsabilités présumées de Joseph Kabila dans la crise sécuritaire.

Réagissant aux récentes déclarations de l’ancien chef de l’État, le gouverneur a estimé que celles-ci confortaient les accusations formulées par le président de la République à son encontre. Ces propos relèvent de son appréciation politique de la situation.

« Aujourd’hui, tout le monde vient d’observer. Le démon s’est manifesté lui-même et aujourd’hui nous le connaissons bien », a-t-il déclaré.

Le gouverneur a ainsi appelé les filles et fils de la Tshopo à rester mobilisés, unis et vigilants, afin de préserver la stabilité de la province dans un contexte national marqué par les défis sécuritaires.

Clôturant son adresse sur une note spirituelle, Paulin Lendongolia a imploré la bénédiction divine sur le pays et la province.

« Que le Seigneur bénisse la République démocratique du Congo. Qu’il bénisse particulièrement la Tshopo. Qu’il bénisse le président de la République », a-t-il conclu.

À travers ce message, le gouvernement provincial réaffirme son appel à la vigilance citoyenne, à la confiance envers les services de sécurité et à la mobilisation collective pour préserver la paix dans la Tshopo.

RDC : Jean Bamanisa Saïdi propose des audits techniques périodiques pour préserver les infrastructures publiques

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Kinshasa |Dans le cadre de sa proposition de loi portant principes fondamentaux des travaux publics en République démocratique du Congo, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi met l’accent sur la conservation des infrastructures publiques. À travers le troisième chapitre de la huitième partie, il propose de recourir à des audits techniques périodiques afin d’évaluer l’état des ouvrages et de mieux orienter les interventions nécessaires à leur durabilité.

L’article 97 de cette proposition prévoit que les infrastructures publiques peuvent faire l’objet d’audits portant notamment sur leur sécurité, leur état de conservation, leurs performances et leur conformité aux normes techniques applicables. Ces évaluations visent également à apprécier leur capacité à continuer de remplir durablement les fonctions pour lesquelles elles ont été construites.

Au-delà du simple contrôle, l’article 98 prévoit que les conclusions de ces audits servent à orienter les programmes d’entretien, de réhabilitation, de renouvellement et de modernisation des ouvrages publics. L’objectif est ainsi de permettre aux autorités compétentes de mieux identifier les interventions nécessaires en fonction de l’état réel des infrastructures.

Cette approche met en avant un principe essentiel dans la gestion des travaux publics : la responsabilité publique ne s’arrête pas à la construction d’un ouvrage, mais implique également de veiller à sa sécurité, à son bon fonctionnement et à sa pérennité.

La proposition de loi ne précise toutefois pas, dans ces dispositions, les organismes chargés de réaliser les audits ni une fréquence obligatoire applicable à chaque infrastructure. L’article 97 prévoit que les ouvrages peuvent faire l’objet de contrôles périodiques, sans instaurer à lui seul un audit systématique de toutes les infrastructures publiques.

Si elle est adoptée, cette disposition pourrait renforcer le cadre législatif relatif à la conservation des ouvrages et favoriser une gestion davantage fondée sur l’évaluation technique et la planification des interventions.

À travers ce chapitre, Jean Bamanisa Saïdi défend ainsi une orientation qui consiste à associer la construction des infrastructures à leur suivi technique et à leur préservation dans la durée. Cette mesure demeure, à ce stade, une proposition soumise au processus législatif.

Série spéciale de vulgarisation législative. Huitième partie, chapitre III de la proposition de loi portant principes fondamentaux des travaux publics en RDC.

YTC

RDC : Tshisekedi accusait déjà Kabila d’être le « véritable commanditaire » de la rébellion, le FRN vient-il confirmer ses alertes ?

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KINSHASA, 12 OCTOBRE 2026 | L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, est annoncé à la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire dont la création a été proclamée ce lundi à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. La déclaration, lue par Claude Ibalanky, ancien ambassadeur itinérant du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre l’ancien chef de l’État et les responsables de l’AFC/M23.

Cette annonce remet au premier plan les accusations formulées depuis plusieurs mois par le président Félix Tshisekedi, qui présentait déjà son prédécesseur comme le véritable commanditaire de la rébellion. Elle donne également un relief particulier aux informations contenues dans le rapport des experts des Nations unies, qui avaient évoqué, avant même la création du FRN, une restructuration de l’AFC/M23 susceptible de placer Joseph Kabila à un niveau central de responsabilité.

Du retour annoncé en 2025 au rapprochement avec l’AFC/M23

Après une longue période de retrait de la scène politique, Joseph Kabila annonce, en avril 2025, sa décision de rentrer en République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par la dégradation de la situation sécuritaire et politique du pays. Il affirme vouloir contribuer à la recherche d’une solution à la crise nationale.

Son retour intervient alors que l’AFC/M23 étend son contrôle sur plusieurs territoires stratégiques de l’Est, notamment Goma et Bukavu. Des informations font état de sa présence dans des zones contrôlées par la rébellion, après un passage signalé à Kigali.

Au fil des mois, les relations entre l’ancien président et les responsables de l’AFC/M23 deviennent un sujet central du débat politique congolais. Dans son rapport final publié en juin 2026, le Groupe d’experts des Nations unies fait état de déplacements de Joseph Kabila dans des territoires contrôlés par le mouvement à partir de mai 2025, ainsi que de rencontres avec plusieurs de ses hauts responsables.

Ces rapprochements renforcent les soupçons de Kinshasa concernant le rôle de l’ancien chef de l’État dans la crise sécuritaire. Joseph Kabila et son entourage rejettent toutefois les accusations les liant à la rébellion.

En septembre 2025, la Haute Cour militaire congolaise le condamne à mort par contumace, notamment pour trahison et participation à l’insurrection, dans une procédure liée aux accusations de collaboration avec l’AFC/M23. L’ancien président conteste ces accusations et dénonce une procédure à caractère politique.

Tshisekedi avait déjà désigné Kabila comme le « véritable commanditaire »

Bien avant l’annonce du FRN, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo avait publiquement mis en cause son prédécesseur. Le 14 février 2025, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, en Allemagne, le président congolais avait accusé Joseph Kabila d’être le véritable commanditaire de l’opposition armée qui déstabilise la RDC.

« Le vrai commanditaire de cette opposition, c’est mon prédécesseur, c’est Joseph Kabila. Mais il ne l’avoue pas, il n’assume pas ses actions », avait déclaré Félix Tshisekedi, selon Radio Okapi et Actualité.cd.

Le chef de l’État accusait alors son prédécesseur de s’être associé au Rwanda et au M23 dans une entreprise visant à faire tomber le pouvoir par la force. Ces déclarations avaient suscité une réaction immédiate du camp Kabila. Ferdinand Kambere, cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), avait rejeté les accusations présidentielles et dénoncé une tentative de détourner l’attention de la crise sécuritaire.

À l’époque, ces accusations relevaient d’une confrontation politique majeure et étaient contestées par le camp de l’ancien président.

Aujourd’hui, l’annonce de la création du FRN, avec Joseph Kabila à sa tête et plusieurs responsables de l’AFC/M23 dans son organigramme, donne une nouvelle dimension à ces déclarations. Pour les autorités de Kinshasa, cette évolution renforce les interrogations sur le rôle politique de l’ancien président dans la crise de l’Est.

Il convient néanmoins de distinguer cette nouvelle désignation, désormais annoncée publiquement, des accusations portant sur son rôle exact dans la préparation et la conduite des opérations de la rébellion avant octobre 2026.

Le rapport de l’ONU avait déjà signalé une restructuration imminente

L’un des éléments les plus significatifs de cette évolution figure dans le rapport final du Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, daté du 11 juin 2026 et publié dans les médias au début du mois de juillet.

Les experts rapportaient que plusieurs sources au sein de l’AFC/M23 et des services de renseignement leur avaient indiqué qu’une restructuration importante de la direction et de l’organisation du mouvement était imminente. Cette réorganisation pouvait notamment comprendre un changement de nom et l’attribution à Joseph Kabila d’un rôle de premier plan.

Le rapport relevait également que les liens publics entre l’ancien président et l’AFC/M23 s’étaient progressivement resserrés. Les enquêteurs décrivaient des rencontres avec des hauts responsables du mouvement et des déplacements de Kabila dans des territoires sous son contrôle.

Selon l’analyse présentée par les experts, la montée en influence de Joseph Kabila pouvait contribuer à donner à la rébellion une image davantage congolaise, alors que Kinshasa et les Nations unies accusent le Rwanda de soutenir le M23. Kigali rejette ces accusations.

Les experts signalaient néanmoins des divergences internes. Joseph Kabila et Corneille Nangaa étaient présentés comme partageant des ambitions politiques visant Kinshasa, tandis qu’une partie des dirigeants du M23 se montrait réticente à une extension des opérations militaires au-delà du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le rapport faisait également état d’une méfiance de Sultani Makenga envers Joseph Kabila.

La création du FRN, le 12 octobre, fait ainsi écho à un scénario de restructuration que les experts avaient déjà évoqué plusieurs mois auparavant. Cette concordance constitue un élément important pour comprendre la nouvelle architecture annoncée à Goma.

De l’opposition politique à l’hypothèse d’une direction commune

En mars 2026, Joseph Kabila réaffirme son opposition au pouvoir de Félix Tshisekedi. Sa plateforme politique, « Sauvons la RDC », appelle à un changement de régime, une orientation que les experts de l’ONU rapprochent des objectifs politiques attribués à certains responsables de l’AFC/M23.

En juillet 2026, les déclarations de Corneille Nangaa relancent publiquement la question du rôle que l’ancien président pourrait jouer au sein de la coalition. Des médias congolais rapportent alors que le responsable de l’AFC évoque la possibilité de voir Joseph Kabila prendre les commandes du mouvement.

Cette évolution fait passer le débat d’une série d’accusations et de soupçons sur les relations entre acteurs politiques et responsables rebelles à la perspective d’une direction politique plus clairement structurée autour de l’ancien président.

Il reste toutefois essentiel de distinguer les déclarations publiques, les analyses des experts et les décisions officiellement annoncées. Jusqu’à la proclamation du FRN, la prise de direction par Kabila n’était pas encore présentée comme un fait officiellement établi.

Le 9 octobre, Kabila annonce de nouvelles initiatives

Trois jours avant la proclamation du FRN, Joseph Kabila intervient de nouveau dans le débat national. Dans une adresse à la nation diffusée le vendredi 9 octobre 2026, il affirme que le pays est en péril et critique notamment la gestion de la crise sécuritaire dans l’Est, la corruption et la gouvernance du pays.

Il déplore que ses propositions formulées en mai 2025, notamment autour d’un « pacte citoyen », n’aient pas été prises en compte. Il annonce également son intention de partager, dans les heures, les jours et les semaines suivantes, sa vision des actions à mener.

Cette prise de parole précède de peu l’annonce du nouveau mouvement politico-militaire. Elle s’inscrit dans une séquence où l’ancien président multiplie les critiques contre le pouvoir de Kinshasa, alors même que son nom est de plus en plus associé aux responsables de l’AFC/M23.

Le FRN : une nouvelle étape dans la crise congolaise

Ce lundi 12 octobre 2026, la création du Front pour la refondation de la Nation est annoncée à Goma. Joseph Kabila en prend la tête, tandis que plusieurs figures majeures de l’AFC/M23 occupent des fonctions de direction.

Selon les informations publiées par Actualité.cd, Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa sont désignés vice-présidents. Sultani Makenga est présenté comme chef d’état-major général, avec rang de vice-président, tandis que Freddy Kaniki occupe le poste de secrétaire général. La déclaration est lue par Claude Ibalanky.

Le FRN est présenté comme succédant à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), la structure politico-militaire associée au M23. Cette nouvelle organisation semble donc concrétiser, au moins sur le plan politique et organisationnel, l’hypothèse de restructuration évoquée par les experts des Nations unies.

Sa portée réelle devra cependant être appréciée à partir de son fonctionnement effectif, de sa chaîne de commandement, de ses objectifs politiques et militaires ainsi que des réactions des différents acteurs concernés.

Un changement de nom ou une nouvelle architecture politico-militaire ?

La désignation de Joseph Kabila à la tête du FRN pose désormais plusieurs questions sur l’évolution du conflit dans l’Est de la RDC. L’ancien président dispose d’une expérience du pouvoir national, tandis que les responsables de l’AFC/M23 exercent une influence politique et militaire dans les zones sous leur contrôle.

L’association de ces profils au sein d’une même structure pourrait modifier la manière dont le mouvement présente ses ambitions et organise son leadership. Mais il reste prématuré de conclure, sur la seule base de l’annonce, que le changement de nom entraîne automatiquement une transformation complète de la chaîne de commandement ou de la stratégie militaire.

Le rapport de l’ONU avait d’ailleurs relevé des divergences internes et des méfiances entre certains acteurs. Leur capacité à s’accorder durablement sur une direction commune constituera l’un des enjeux majeurs de cette nouvelle organisation.

Pour les institutions congolaises, l’enjeu reste la défense de la souveraineté nationale, la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et la protection des populations civiles. La nouvelle configuration du FRN pourrait également avoir des conséquences sur les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit.

Conclusion : les anciennes alertes à la lumière des nouveaux événements

Depuis février 2025, Félix-Antoine Tshisekedi affirme que Joseph Kabila se trouve derrière l’opposition armée qui déstabilise le pays. Pendant des mois, ces déclarations ont été contestées par le camp de l’ancien président et se sont inscrites dans une confrontation politique profonde.

Parallèlement, le Groupe d’experts des Nations unies a signalé, en juin 2026, qu’une restructuration de l’AFC/M23 était envisagée et que Joseph Kabila pourrait y jouer un rôle central.

L’annonce du 12 octobre 2026 donne désormais une nouvelle dimension à ces éléments. L’ancien président est officiellement présenté comme le chef du FRN, une organisation qui rassemble plusieurs figures majeures de l’AFC/M23.

Cette évolution constitue un fait politique majeur et renforce la pertinence des interrogations soulevées depuis plusieurs mois par les autorités congolaises. Elle ne suffit cependant pas, à elle seule, à établir toutes les responsabilités individuelles concernant les opérations passées de la rébellion.

Pour la RDC, la priorité demeure la restauration de la paix, la protection des citoyens et la préservation de l’intégrité territoriale. Les prochains développements permettront de mesurer la portée réelle de cette nouvelle organisation et ses conséquences sur l’avenir politique et sécuritaire du pays.

YTC