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RDC : Jean Bamanisa Saïdi propose des audits techniques périodiques pour préserver les infrastructures publiques

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Kinshasa |Dans le cadre de sa proposition de loi portant principes fondamentaux des travaux publics en République démocratique du Congo, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi met l’accent sur la conservation des infrastructures publiques. À travers le troisième chapitre de la huitième partie, il propose de recourir à des audits techniques périodiques afin d’évaluer l’état des ouvrages et de mieux orienter les interventions nécessaires à leur durabilité.

L’article 97 de cette proposition prévoit que les infrastructures publiques peuvent faire l’objet d’audits portant notamment sur leur sécurité, leur état de conservation, leurs performances et leur conformité aux normes techniques applicables. Ces évaluations visent également à apprécier leur capacité à continuer de remplir durablement les fonctions pour lesquelles elles ont été construites.

Au-delà du simple contrôle, l’article 98 prévoit que les conclusions de ces audits servent à orienter les programmes d’entretien, de réhabilitation, de renouvellement et de modernisation des ouvrages publics. L’objectif est ainsi de permettre aux autorités compétentes de mieux identifier les interventions nécessaires en fonction de l’état réel des infrastructures.

Cette approche met en avant un principe essentiel dans la gestion des travaux publics : la responsabilité publique ne s’arrête pas à la construction d’un ouvrage, mais implique également de veiller à sa sécurité, à son bon fonctionnement et à sa pérennité.

La proposition de loi ne précise toutefois pas, dans ces dispositions, les organismes chargés de réaliser les audits ni une fréquence obligatoire applicable à chaque infrastructure. L’article 97 prévoit que les ouvrages peuvent faire l’objet de contrôles périodiques, sans instaurer à lui seul un audit systématique de toutes les infrastructures publiques.

Si elle est adoptée, cette disposition pourrait renforcer le cadre législatif relatif à la conservation des ouvrages et favoriser une gestion davantage fondée sur l’évaluation technique et la planification des interventions.

À travers ce chapitre, Jean Bamanisa Saïdi défend ainsi une orientation qui consiste à associer la construction des infrastructures à leur suivi technique et à leur préservation dans la durée. Cette mesure demeure, à ce stade, une proposition soumise au processus législatif.

Série spéciale de vulgarisation législative. Huitième partie, chapitre III de la proposition de loi portant principes fondamentaux des travaux publics en RDC.

YTC

RDC : Tshisekedi accusait déjà Kabila d’être le « véritable commanditaire » de la rébellion, le FRN vient-il confirmer ses alertes ?

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KINSHASA, 12 OCTOBRE 2026 | L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, est annoncé à la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire dont la création a été proclamée ce lundi à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. La déclaration, lue par Claude Ibalanky, ancien ambassadeur itinérant du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre l’ancien chef de l’État et les responsables de l’AFC/M23.

Cette annonce remet au premier plan les accusations formulées depuis plusieurs mois par le président Félix Tshisekedi, qui présentait déjà son prédécesseur comme le véritable commanditaire de la rébellion. Elle donne également un relief particulier aux informations contenues dans le rapport des experts des Nations unies, qui avaient évoqué, avant même la création du FRN, une restructuration de l’AFC/M23 susceptible de placer Joseph Kabila à un niveau central de responsabilité.

Du retour annoncé en 2025 au rapprochement avec l’AFC/M23

Après une longue période de retrait de la scène politique, Joseph Kabila annonce, en avril 2025, sa décision de rentrer en République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par la dégradation de la situation sécuritaire et politique du pays. Il affirme vouloir contribuer à la recherche d’une solution à la crise nationale.

Son retour intervient alors que l’AFC/M23 étend son contrôle sur plusieurs territoires stratégiques de l’Est, notamment Goma et Bukavu. Des informations font état de sa présence dans des zones contrôlées par la rébellion, après un passage signalé à Kigali.

Au fil des mois, les relations entre l’ancien président et les responsables de l’AFC/M23 deviennent un sujet central du débat politique congolais. Dans son rapport final publié en juin 2026, le Groupe d’experts des Nations unies fait état de déplacements de Joseph Kabila dans des territoires contrôlés par le mouvement à partir de mai 2025, ainsi que de rencontres avec plusieurs de ses hauts responsables.

Ces rapprochements renforcent les soupçons de Kinshasa concernant le rôle de l’ancien chef de l’État dans la crise sécuritaire. Joseph Kabila et son entourage rejettent toutefois les accusations les liant à la rébellion.

En septembre 2025, la Haute Cour militaire congolaise le condamne à mort par contumace, notamment pour trahison et participation à l’insurrection, dans une procédure liée aux accusations de collaboration avec l’AFC/M23. L’ancien président conteste ces accusations et dénonce une procédure à caractère politique.

Tshisekedi avait déjà désigné Kabila comme le « véritable commanditaire »

Bien avant l’annonce du FRN, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo avait publiquement mis en cause son prédécesseur. Le 14 février 2025, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, en Allemagne, le président congolais avait accusé Joseph Kabila d’être le véritable commanditaire de l’opposition armée qui déstabilise la RDC.

« Le vrai commanditaire de cette opposition, c’est mon prédécesseur, c’est Joseph Kabila. Mais il ne l’avoue pas, il n’assume pas ses actions », avait déclaré Félix Tshisekedi, selon Radio Okapi et Actualité.cd.

Le chef de l’État accusait alors son prédécesseur de s’être associé au Rwanda et au M23 dans une entreprise visant à faire tomber le pouvoir par la force. Ces déclarations avaient suscité une réaction immédiate du camp Kabila. Ferdinand Kambere, cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), avait rejeté les accusations présidentielles et dénoncé une tentative de détourner l’attention de la crise sécuritaire.

À l’époque, ces accusations relevaient d’une confrontation politique majeure et étaient contestées par le camp de l’ancien président.

Aujourd’hui, l’annonce de la création du FRN, avec Joseph Kabila à sa tête et plusieurs responsables de l’AFC/M23 dans son organigramme, donne une nouvelle dimension à ces déclarations. Pour les autorités de Kinshasa, cette évolution renforce les interrogations sur le rôle politique de l’ancien président dans la crise de l’Est.

Il convient néanmoins de distinguer cette nouvelle désignation, désormais annoncée publiquement, des accusations portant sur son rôle exact dans la préparation et la conduite des opérations de la rébellion avant octobre 2026.

Le rapport de l’ONU avait déjà signalé une restructuration imminente

L’un des éléments les plus significatifs de cette évolution figure dans le rapport final du Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, daté du 11 juin 2026 et publié dans les médias au début du mois de juillet.

Les experts rapportaient que plusieurs sources au sein de l’AFC/M23 et des services de renseignement leur avaient indiqué qu’une restructuration importante de la direction et de l’organisation du mouvement était imminente. Cette réorganisation pouvait notamment comprendre un changement de nom et l’attribution à Joseph Kabila d’un rôle de premier plan.

Le rapport relevait également que les liens publics entre l’ancien président et l’AFC/M23 s’étaient progressivement resserrés. Les enquêteurs décrivaient des rencontres avec des hauts responsables du mouvement et des déplacements de Kabila dans des territoires sous son contrôle.

Selon l’analyse présentée par les experts, la montée en influence de Joseph Kabila pouvait contribuer à donner à la rébellion une image davantage congolaise, alors que Kinshasa et les Nations unies accusent le Rwanda de soutenir le M23. Kigali rejette ces accusations.

Les experts signalaient néanmoins des divergences internes. Joseph Kabila et Corneille Nangaa étaient présentés comme partageant des ambitions politiques visant Kinshasa, tandis qu’une partie des dirigeants du M23 se montrait réticente à une extension des opérations militaires au-delà du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le rapport faisait également état d’une méfiance de Sultani Makenga envers Joseph Kabila.

La création du FRN, le 12 octobre, fait ainsi écho à un scénario de restructuration que les experts avaient déjà évoqué plusieurs mois auparavant. Cette concordance constitue un élément important pour comprendre la nouvelle architecture annoncée à Goma.

De l’opposition politique à l’hypothèse d’une direction commune

En mars 2026, Joseph Kabila réaffirme son opposition au pouvoir de Félix Tshisekedi. Sa plateforme politique, « Sauvons la RDC », appelle à un changement de régime, une orientation que les experts de l’ONU rapprochent des objectifs politiques attribués à certains responsables de l’AFC/M23.

En juillet 2026, les déclarations de Corneille Nangaa relancent publiquement la question du rôle que l’ancien président pourrait jouer au sein de la coalition. Des médias congolais rapportent alors que le responsable de l’AFC évoque la possibilité de voir Joseph Kabila prendre les commandes du mouvement.

Cette évolution fait passer le débat d’une série d’accusations et de soupçons sur les relations entre acteurs politiques et responsables rebelles à la perspective d’une direction politique plus clairement structurée autour de l’ancien président.

Il reste toutefois essentiel de distinguer les déclarations publiques, les analyses des experts et les décisions officiellement annoncées. Jusqu’à la proclamation du FRN, la prise de direction par Kabila n’était pas encore présentée comme un fait officiellement établi.

Le 9 octobre, Kabila annonce de nouvelles initiatives

Trois jours avant la proclamation du FRN, Joseph Kabila intervient de nouveau dans le débat national. Dans une adresse à la nation diffusée le vendredi 9 octobre 2026, il affirme que le pays est en péril et critique notamment la gestion de la crise sécuritaire dans l’Est, la corruption et la gouvernance du pays.

Il déplore que ses propositions formulées en mai 2025, notamment autour d’un « pacte citoyen », n’aient pas été prises en compte. Il annonce également son intention de partager, dans les heures, les jours et les semaines suivantes, sa vision des actions à mener.

Cette prise de parole précède de peu l’annonce du nouveau mouvement politico-militaire. Elle s’inscrit dans une séquence où l’ancien président multiplie les critiques contre le pouvoir de Kinshasa, alors même que son nom est de plus en plus associé aux responsables de l’AFC/M23.

Le FRN : une nouvelle étape dans la crise congolaise

Ce lundi 12 octobre 2026, la création du Front pour la refondation de la Nation est annoncée à Goma. Joseph Kabila en prend la tête, tandis que plusieurs figures majeures de l’AFC/M23 occupent des fonctions de direction.

Selon les informations publiées par Actualité.cd, Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa sont désignés vice-présidents. Sultani Makenga est présenté comme chef d’état-major général, avec rang de vice-président, tandis que Freddy Kaniki occupe le poste de secrétaire général. La déclaration est lue par Claude Ibalanky.

Le FRN est présenté comme succédant à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), la structure politico-militaire associée au M23. Cette nouvelle organisation semble donc concrétiser, au moins sur le plan politique et organisationnel, l’hypothèse de restructuration évoquée par les experts des Nations unies.

Sa portée réelle devra cependant être appréciée à partir de son fonctionnement effectif, de sa chaîne de commandement, de ses objectifs politiques et militaires ainsi que des réactions des différents acteurs concernés.

Un changement de nom ou une nouvelle architecture politico-militaire ?

La désignation de Joseph Kabila à la tête du FRN pose désormais plusieurs questions sur l’évolution du conflit dans l’Est de la RDC. L’ancien président dispose d’une expérience du pouvoir national, tandis que les responsables de l’AFC/M23 exercent une influence politique et militaire dans les zones sous leur contrôle.

L’association de ces profils au sein d’une même structure pourrait modifier la manière dont le mouvement présente ses ambitions et organise son leadership. Mais il reste prématuré de conclure, sur la seule base de l’annonce, que le changement de nom entraîne automatiquement une transformation complète de la chaîne de commandement ou de la stratégie militaire.

Le rapport de l’ONU avait d’ailleurs relevé des divergences internes et des méfiances entre certains acteurs. Leur capacité à s’accorder durablement sur une direction commune constituera l’un des enjeux majeurs de cette nouvelle organisation.

Pour les institutions congolaises, l’enjeu reste la défense de la souveraineté nationale, la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et la protection des populations civiles. La nouvelle configuration du FRN pourrait également avoir des conséquences sur les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit.

Conclusion : les anciennes alertes à la lumière des nouveaux événements

Depuis février 2025, Félix-Antoine Tshisekedi affirme que Joseph Kabila se trouve derrière l’opposition armée qui déstabilise le pays. Pendant des mois, ces déclarations ont été contestées par le camp de l’ancien président et se sont inscrites dans une confrontation politique profonde.

Parallèlement, le Groupe d’experts des Nations unies a signalé, en juin 2026, qu’une restructuration de l’AFC/M23 était envisagée et que Joseph Kabila pourrait y jouer un rôle central.

L’annonce du 12 octobre 2026 donne désormais une nouvelle dimension à ces éléments. L’ancien président est officiellement présenté comme le chef du FRN, une organisation qui rassemble plusieurs figures majeures de l’AFC/M23.

Cette évolution constitue un fait politique majeur et renforce la pertinence des interrogations soulevées depuis plusieurs mois par les autorités congolaises. Elle ne suffit cependant pas, à elle seule, à établir toutes les responsabilités individuelles concernant les opérations passées de la rébellion.

Pour la RDC, la priorité demeure la restauration de la paix, la protection des citoyens et la préservation de l’intégrité territoriale. Les prochains développements permettront de mesurer la portée réelle de cette nouvelle organisation et ses conséquences sur l’avenir politique et sécuritaire du pays.

YTC

Ebola dans la Tshopo : Paulin Lendongolia mobilise les services et envisage des mesures renforcées sur la RN4

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KISANGANI, 12 octobre 2026 | Le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, a alerté sur la persistance de l’épidémie de maladie à virus Ebola dans sa province. Lors d’un point de presse au gouvernorat, il a annoncé un bilan de 60 cas confirmés, dont 25 décès, 29 guérisons et huit malades actuellement pris en charge. Face à la propagation de la maladie et au non-respect de certaines mesures sanitaires, il n’exclut pas la fermeture de la route nationale numéro 4 (RN4).

Selon le gouverneur, la province est confrontée à cette menace depuis le 28 juin, date à laquelle l’épidémie y a été signalée à la suite de l’arrivée d’un corps sans vie en provenance de la province de l’Ituri. Depuis lors, plusieurs mesures ont été prises pour limiter la propagation du virus, notamment l’interdiction de la circulation des cadavres, des rassemblements de masse et l’instauration obligatoire des mesures barrières.

« À ces jours, la question continue à être complexe. L’épidémie continue à se propager et nous continuons à vivre sous cette menace », a déclaré Paulin Lendongolia.

La RN4 dans le viseur des autorités provinciales

Le gouverneur a indiqué que les menaces actuelles proviennent notamment de l’est du pays, en particulier des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, avec des risques de propagation via la RN4. Des équipes ont été déployées aux points de contrôle, mais certaines mesures ne seraient pas suffisamment respectées.

Il a ainsi interpellé les services affectés aux barrières de contrôle, notamment au PK23 et dans les autres points cités lors de son adresse, afin qu’ils appliquent rigoureusement les mesures contenues dans ses arrêtés.

« Nous avons déployé nos équipes au point de contrôle. Mais malheureusement, nous constatons que certaines mesures ne sont pas respectées », a-t-il déploré.

Le chef de l’exécutif provincial a également prévenu que des mesures plus strictes pourraient être prises si la situation continuait à s’aggraver, allant jusqu’à la fermeture de la RN4.

« Si la chose continue à s’amplifier, nous pourrons décréter la fermeture de la RN4 », a-t-il averti, présentant cet axe comme une voie par laquelle la menace continue de se propager.

Environ 3 000 contacts identifiés

Dans son adresse, Paulin Lendongolia a également fait état du suivi des personnes ayant été en contact avec des cas positifs. Selon les chiffres qu’il a communiqués, environ 3 000 contacts ont été enregistrés par les équipes de riposte.

Le gouverneur a par ailleurs évoqué des difficultés liées à la dissimulation de certaines informations sanitaires par des structures de prise en charge. Il a annoncé la suspension de certaines structures qui auraient caché des informations concernant des personnes positives et prévenu que d’autres établissements pourraient subir les mêmes sanctions.

« Nous avons pris le soin de suspendre le fonctionnement de certaines structures qui ont caché certaines informations parce que c’est parmi les difficultés rencontrées à ce jour », a-t-il expliqué.

Il a lancé une mise en garde aux structures publiques et privées qui prendraient en charge des personnes positives sans en informer les équipes de riposte.

Le gouverneur condamne les attaques contre les équipes de riposte

Paulin Lendongolia a également dénoncé les agressions visant les équipes mobilisées contre Ebola. Il a fait état d’attaques enregistrées notamment à Bafwasende, à Kisangani et dans d’autres entités, évoquant des agents blessés ainsi que du matériel de travail incendié.

Il a condamné ces actes et appelé la population à coopérer avec les équipes sanitaires, estimant que la méfiance envers la maladie constitue un obstacle aux efforts de lutte contre l’épidémie.

« La maladie existe et aujourd’hui, elle est en train de prendre des vies de nos frères et sœurs. Nous devons obligatoirement respecter les mesures barrières telles que dictées », a-t-il insisté.

Le gouverneur a également appelé les leaders d’opinion, les pasteurs, les journalistes, les évangélistes, les médecins et les enseignants à prendre conscience du danger et à contribuer à la sensibilisation de la population.

« Nous sommes sous menace et nous devons prendre conscience », a-t-il déclaré.

Les autorités provinciales promettent de poursuivre la riposte

Malgré les difficultés rencontrées, le gouverneur a assuré que les autorités provinciales poursuivraient leurs efforts en collaboration avec la Division provinciale de la santé, le ministère provincial de la Santé et les partenaires techniques et financiers.

Il a rappelé que la province avait sollicité l’appui du gouvernement central et obtenu des soutiens destinés à renforcer les activités de terrain. Les équipes de riposte restent mobilisées pour mettre en œuvre les mesures décidées par les autorités sanitaires.

« Nous n’allons pas stopper notre engagement. Nous avons l’engagement de conduire à la destinée de notre province, de protéger la population », a affirmé Paulin Lendongolia.

Pour le gouverneur, le respect des mesures sanitaires, la collaboration avec les équipes de riposte et la vigilance collective demeurent essentiels pour freiner la propagation d’Ebola dans la Tshopo.

YTC

Expo Béton 2026 : Katrien Spruyt d’Enabel plaide pour la certification des compétences des travailleurs du BTP

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Kinshasa, 10 octobre 2026 | La reconnaissance des compétences acquises sur les chantiers et l’accès à la certification professionnelle figurent parmi les enjeux majeurs de la modernisation du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) en République démocratique du Congo. Lors du neuvième panel de la 12ᵉ édition d’Expo Béton 2026, organisé ce samedi, Katrien Spruyt, experte de l’agence belge de coopération internationale Enabel, a présenté l’importance d’une démarche visant à rapprocher la formation professionnelle des réalités du terrain et des besoins des entreprises.

Intervenant autour du thème « Qualifier, former, certifier : quels référentiels pour les métiers du BTP ? », elle a mis l’accent sur la nécessité de développer des outils d’évaluation adaptés, d’identifier les métiers porteurs et de construire des parcours de professionnalisation accessibles aussi bien aux jeunes qu’aux travailleurs déjà actifs.

Des labels pour mieux encadrer les compétences professionnelles

Dans son intervention, Katrien Spruyt a abordé la question des labels et des mécanismes permettant d’accompagner la reconnaissance des compétences dans le secteur du BTP. L’enjeu est notamment de rendre les dispositifs de professionnalisation accessibles aux travailleurs et de contribuer à l’amélioration de la qualité de leurs parcours professionnels.

Elle a souligné l’importance de définir des standards communs afin de mieux identifier les compétences attendues dans les différents métiers de la construction. Cette démarche doit permettre aux acteurs de la formation, aux entreprises et aux institutions concernées de disposer d’une compréhension partagée des qualifications nécessaires.

L’identification des compétences et leur évaluation constituent ainsi des étapes essentielles pour rapprocher les profils des travailleurs des exigences des emplois disponibles.

Identifier les métiers porteurs et mobiliser les jeunes

L’experte d’Enabel a également insisté sur la nécessité de déterminer les métiers du BTP offrant des perspectives professionnelles, afin d’encourager les jeunes Congolais à s’engager dans des parcours de formation et de qualification.

Cette orientation concerne aussi les travailleurs qui exercent déjà un métier, mais qui souhaitent faire reconnaître leur expérience et renforcer leurs qualifications.

L’objectif est de construire des parcours adaptés aux différents profils, en tenant compte des acquis de chacun et des compétences qui restent à développer. Les dispositifs envisagés doivent ainsi permettre aux jeunes de mieux se préparer à l’emploi et aux professionnels expérimentés d’accéder à des possibilités de perfectionnement et de certification.

Pour Katrien Spruyt, cette démarche nécessite des outils pratiques permettant d’évaluer les compétences, d’orienter les bénéficiaires et de déterminer les étapes à suivre pour progresser vers une qualification professionnelle.

Transformer les référentiels en outils d’évaluation

Au cours des échanges avec le modérateur, la question de la transformation des référentiels professionnels en instruments concrets d’évaluation a également été soulevée.

L’enjeu consiste à dépasser la simple définition des compétences attendues pour mettre à la disposition des accompagnateurs et des évaluateurs des outils leur permettant d’apprécier effectivement les capacités des travailleurs.

Cette approche doit faciliter l’identification des compétences déjà maîtrisées, des besoins de formation complémentaire et des étapes nécessaires à la professionnalisation. Elle vise également à mieux orienter les travailleurs vers les qualifications correspondant à leur expérience et à leurs objectifs professionnels.

La mise en place de tels outils apparaît donc comme une étape importante pour rendre opérationnelle la reconnaissance des compétences dans le secteur de la construction.

Une coordination entre les institutions et le secteur privé

Katrien Spruyt a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une coordination entre les différentes institutions intervenant dans la formation professionnelle. Selon elle, le développement des compétences ne peut relever d’un seul ministère ou d’un secteur isolé.

Elle a ainsi souligné l’importance de réunir les pouvoirs publics, les ministères concernés, le secteur privé, les acteurs de la formation professionnelle et les praticiens du BTP autour d’une démarche commune.

Cette concertation doit favoriser une meilleure harmonisation des initiatives, le suivi des actions engagées et une utilisation plus efficace des efforts consentis par les différents partenaires.

Dans cette perspective, le cadre de concertation évoqué au cours du panel constitue un mécanisme susceptible de renforcer la collaboration entre les acteurs et d’assurer une meilleure cohérence des interventions en matière de formation et de qualification.

Vers des parcours de professionnalisation adaptés aux réalités du BTP

Au terme de son intervention, l’experte d’Enabel a mis en évidence la nécessité de développer des solutions adaptées aux besoins des jeunes et des travailleurs déjà présents sur le marché de l’emploi.

La professionnalisation du secteur passe notamment par l’identification des compétences, l’élaboration d’outils d’évaluation pratiques, la définition de parcours adaptés et la collaboration entre les institutions publiques et les acteurs économiques.

Au neuvième panel d’Expo Béton 2026, ces échanges ont ainsi mis en lumière un enjeu central pour le BTP congolais : faire en sorte que les compétences acquises sur le terrain puissent être évaluées, reconnues et valorisées, tout en permettant aux entreprises de disposer d’une main-d’œuvre mieux préparée à leurs exigences.

Expo Béton 2026 : Marc Ekila annonce une approche axée sur la certification des compétences acquises sur les chantiers

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Kinshasa, 10 octobre 2026 | La République démocratique du Congo entend mieux reconnaître les compétences des professionnels qui ont appris leur métier directement sur les chantiers, dans les garages et auprès de maîtres artisans, sans nécessairement passer par un centre de formation. Cette orientation a été défendue par Marc Ekila, ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, lors du neuvième panel de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, organisé ce samedi, quatrième et dernier jour de l’événement.

Intervenant autour du thème « Qualifier, former, certifier : quels référentiels pour les métiers du BTP ? », le ministre d’État a mis en avant la nécessité de rapprocher la formation professionnelle des besoins réels des entreprises et du marché de l’emploi. Il a notamment insisté sur la reconnaissance des acquis de l’expérience (VAE), l’élaboration de référentiels professionnels et la mise en place d’un cadre de concertation réunissant les acteurs concernés.

La VAE pour reconnaître les compétences acquises sur le terrain

Dans son intervention, Marc Ekila a rappelé que de nombreux professionnels congolais ont appris leur métier en dehors des circuits classiques de formation. Certains ont acquis leur expérience pendant cinq, dix, voire quinze ans, en travaillant sur des chantiers ou aux côtés de membres de leur famille et de maîtres artisans.

Pour le ministre d’État, ces personnes disposent de compétences qui méritent d’être reconnues par la République. Le principal défi consiste à mettre en place des mécanismes permettant d’évaluer et de certifier leur savoir-faire.

Cette démarche s’inscrit dans la logique de la validation des acquis de l’expérience (VAE), qui permet de faire reconnaître les compétences développées au cours d’un parcours professionnel, même en l’absence d’une formation initiale sanctionnée par un diplôme.

L’objectif défendu par Marc Ekila est de permettre aux travailleurs expérimentés de faire valoir officiellement leurs compétences et de mieux accéder aux possibilités d’emploi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.

Réduire le décalage entre formation et emploi

Le ministre d’État a également mis en évidence une contradiction persistante sur le marché congolais du travail : alors que des entreprises recherchent une main-d’œuvre qualifiée, de nombreux jeunes formés dans le pays peinent à trouver un emploi correspondant à leurs compétences.

Il a notamment évoqué le recours à la main-d’œuvre étrangère dans certains secteurs, dont la construction, alors que des jeunes Congolais issus des établissements de formation professionnelle restent sans emploi ou ne bénéficient pas d’une rémunération à la hauteur de leurs compétences.

Pour Marc Ekila, cette situation met en évidence l’inadéquation entre la formation et l’emploi. La réponse doit, selon lui, passer par une meilleure connaissance des besoins des entreprises et par une adaptation des formations aux réalités du marché.

Le ministre a ainsi défendu une approche dans laquelle la formation professionnelle ne serait plus considérée comme une simple transmission de connaissances, mais comme un instrument de développement socio-économique, de création d’emplois et de richesses.

Des référentiels pour définir les compétences attendues

Pour répondre à ces défis, Marc Ekila a insisté sur l’importance des référentiels professionnels. Ces outils doivent permettre de préciser les compétences attendues pour chaque métier, les exigences auxquelles les apprenants doivent satisfaire et les critères permettant d’évaluer leur capacité à exercer correctement une profession.

Dans le secteur du BTP, cette démarche doit contribuer à mieux définir les qualifications nécessaires pour les différents métiers de la construction et à rapprocher les attentes des entreprises des contenus des formations dispensées.

Le ministre a également souligné la nécessité de poursuivre le travail engagé avec les acteurs concernés afin de consolider ces référentiels et de faciliter leur application sur le terrain.

Cette démarche suppose notamment une collaboration entre les pouvoirs publics, les établissements de formation, les entreprises et les organisations professionnelles, afin que les compétences enseignées et certifiées correspondent effectivement aux besoins du secteur.

Un cadre de concertation avec les acteurs du secteur

Marc Ekila a par ailleurs plaidé pour la mise en place d’un cadre de concertation ouvert à l’ensemble des parties prenantes. Selon lui, les pouvoirs publics ne peuvent pas définir seuls les orientations de la formation professionnelle sans tenir compte des besoins des entreprises, de l’expertise des formateurs et des attentes des bénéficiaires.

Il a évoqué la nécessité d’associer les institutions et organismes concernés, notamment l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) et l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC), ainsi que les acteurs du secteur de la construction.

Il a également mentionné le travail de concertation avec les organisations professionnelles représentant notamment les architectes, les urbanistes et les ingénieurs civils, afin de mieux identifier les compétences requises et d’alimenter la réflexion sur les formations à développer.

Le ministre a insisté sur l’importance de poursuivre cette dynamique pour parvenir à des propositions adaptées aux réalités du pays et aux exigences des différents métiers.

Faire de la formation professionnelle un levier de développement

Au terme de son intervention, Marc Ekila a rappelé que la formation professionnelle doit être envisagée dans une perspective plus large, intégrant les enjeux économiques et sociaux. Il ne s’agit pas uniquement de former des travailleurs, mais de leur donner les moyens d’exercer un métier, d’accéder à un emploi et de contribuer à la création de richesses.

Dans cette perspective, la reconnaissance des acquis de l’expérience, la certification des compétences et l’élaboration de référentiels adaptés constituent des pistes essentielles pour mieux valoriser le savoir-faire congolais.

Au neuvième panel d’Expo Béton 2026, consacré à la qualification, à la formation et à la certification des métiers du BTP, le ministre d’État a ainsi placé la valorisation des compétences locales au cœur des enjeux de développement du secteur de la construction en République démocratique du Congo.

YTC

Expo Béton 2026 : Jean-Robert ISIFUA mise sur la formation sur chantier pour certifier les métiers du BTP en RDC

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Kinshasa, 10 octobre 2026 | La formation professionnelle doit dépasser le cadre de l’apprentissage théorique pour permettre aux jeunes d’acquérir des compétences directement applicables sur le terrain. C’est le plaidoyer porté par Jean-Robert Isifua, président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la République démocratique du Congo (CCIS-RDC), lors du panel 9 de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, consacré au thème : « Qualifier, former, certifier : quels référentiels pour les métiers du BTP ? ».

Dans son intervention, Jean-Robert Isifua a insisté sur le rôle essentiel de la formation professionnelle dans la réalisation des grands projets de développement. Selon lui, il n’est désormais plus possible d’envisager la réalisation d’infrastructures importantes sans accorder une place centrale à la formation, à la qualification et à la certification des travailleurs.

Le président de la CCIS-RDC a également salué les efforts entrepris pour revaloriser la formation professionnelle, longtemps considérée comme une filière de second rang. Il estime que cette évolution est indispensable pour répondre aux exigences du marché du travail et aux besoins des entreprises.

Proxis-Marché Péné Péné : un projet au service de la formation professionnelle

Pour illustrer son propos, Jean-Robert Isifua a présenté le projet Proxis-Marché Péné Péné, porté par la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la RDC. Cette initiative vise à moderniser l’économie sociale et l’économie de proximité, tout en améliorant les conditions de travail des femmes commerçantes.

Le projet entend notamment répondre aux difficultés d’approvisionnement alimentaire et au manque d’espaces adaptés pour la commercialisation des produits. Il prévoit la mise en place d’infrastructures comprenant une centrale d’achat, des espaces de production et de transformation, des installations d’emballage et de conditionnement, des lieux de stockage, des entrepôts ainsi qu’une zone agro-industrielle.

Pour Jean-Robert Isifua, la réalisation de ces infrastructures constitue une occasion concrète de rapprocher la formation professionnelle des besoins réels des entreprises et des projets économiques.

« Il y a un lien entre le projet Proxis-Marché Péné Péné et les métiers du bâtiment », a-t-il expliqué, soulignant que la construction de ces installations nécessitera des investissements, mais également une main-d’œuvre qualifiée capable d’exécuter les travaux conformément aux exigences professionnelles.

Former sur les chantiers pour acquérir des compétences pratiques

Au-delà de l’acquisition des connaissances théoriques, le président de la CCIS-RDC défend une approche permettant aux apprenants de mettre directement en pratique ce qu’ils ont appris. Il souhaite ainsi que la formation professionnelle débouche sur des compétences concrètes, une qualification reconnue et une certification adaptée aux métiers exercés.

Dans cette perspective, le projet Proxis-Marché Péné Péné pourrait servir de cadre pratique à la formation de jeunes appelés à participer à la réalisation des infrastructures prévues.

L’objectif est de permettre aux apprentis de se former dans un environnement professionnel concret, tout en développant une culture du travail bien fait. Cette approche doit leur donner l’occasion d’expérimenter leurs compétences sur le terrain et de mieux se préparer aux exigences des chantiers.

Jean-Robert Isifua a ainsi défendu une formation directement liée à une activité précise, dans laquelle l’apprentissage et l’exercice du métier avancent ensemble. Pour lui, la maîtrise d’un métier ne se limite pas à la transmission des connaissances : elle suppose également la capacité de les appliquer efficacement dans les conditions réelles de travail.

De la formation à la qualification et à la certification

À travers cette intervention, le président de la CCIS-RDC a mis en avant l’importance d’une formation qui ne s’arrête pas à l’acquisition élémentaire des compétences. Il plaide pour un parcours permettant aux jeunes de progresser vers une qualification et une certification, tout en bénéficiant d’une expérience pratique.

Cette orientation rejoint les enjeux soulevés par le panel 9 d’Expo Béton 2026, notamment la reconnaissance des compétences acquises sur les chantiers et la nécessité de mieux articuler les dispositifs de formation avec les besoins des entreprises du bâtiment et des travaux publics.

En présentant le projet Proxis-Marché Péné Péné comme un exemple de rapprochement entre projet économique et formation professionnelle, Jean-Robert Isifua a défendu une approche dans laquelle les infrastructures à construire peuvent également devenir des espaces d’apprentissage et de développement des compétences locales.

Son intervention a ainsi mis en évidence le rôle que peut jouer la formation professionnelle dans le développement des infrastructures en RDC, avec une attention particulière portée à la pratique, à la qualification des jeunes et à la valorisation des métiers du BTP.

Expo Béton 2026 : Gisèle Bombele plaide pour l’agriculture verticale et une ceinture verte afin de réduire les importations de légumes

Kinshasa, 9 octobre 2026 | Face à la disparition progressive des espaces agricoles et à la dépendance croissante de la capitale congolaise aux importations de légumes, Gisèle Bombele, conseillère au ministère de l’Agriculture, plaide pour une nouvelle approche de l’agriculture urbaine. Lors du huitième panel de la troisième journée d’Expo Béton 2026, consacré à la croissance démographique, à la planification urbaine et à leurs effets sur la qualité de vie, elle a proposé notamment le développement de l’agriculture verticale et la mise en place d’une ceinture verte autour des grandes villes.

Pour cette conseillère, le développement de l’agriculture doit s’inscrire dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, fondée sur la « revanche du sol sur le sous-sol ». Cette orientation vise à faire de l’agriculture un pilier essentiel de l’économie nationale, longtemps dominée par l’exploitation des ressources minières.

Selon Gisèle Bombele, une meilleure exploitation du potentiel agricole de la République démocratique du Congo permettrait de relever les défis de la sécurité alimentaire, de lutter contre la pauvreté et d’améliorer la contribution du secteur agricole à l’économie nationale.

Elle a également évoqué la politique de « révolution agricole agressive » portée par le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, qu’elle présente comme une démarche visant à mettre en œuvre des actions concrètes pour obtenir des résultats rapides.

La pression démographique menace les espaces agricoles

Au cœur de son intervention figure la situation de l’agriculture urbaine à Kinshasa, particulièrement celle des cultures maraîchères, qui regroupent notamment les légumes-feuilles, les légumes-fruits, les légumes-racines et les légumineuses.

Gisèle Bombele a souligné le déséquilibre croissant entre l’augmentation de la population kinoise et la réduction des terres consacrées à cette activité. Selon les chiffres avancés lors du panel, la capitale, qui comptait environ un million d’habitants en 1970, disposait alors de quelque 11 000 hectares destinés aux cultures maraîchères. En 2026, avec une population estimée entre 17,5 et 20 millions d’habitants, les espaces cultivables consacrés à ces productions ne représenteraient plus qu’environ 6 000 hectares.

Cette évolution traduit, selon elle, les conséquences d’une urbanisation insuffisamment planifiée. La recherche de parcelles pour la construction de logements et l’expansion des immeubles empiètent progressivement sur les espaces autrefois réservés aux activités agricoles.

« Tous les espaces qui étaient destinés à l’exploitation agricole à Kinshasa sont menacés par l’accroissement des immeubles qui poussent comme des champignons », a-t-elle déploré.

Pour la conseillère au ministère de l’Agriculture, la question ne consiste donc pas uniquement à accroître la production, mais également à intégrer les besoins agricoles dans les politiques d’aménagement du territoire.

Des pertes de production et une dépendance accrue aux importations

L’intervenante a également dressé un constat préoccupant sur l’approvisionnement de Kinshasa en légumes. Selon les données qu’elle a présentées, la capitale produirait actuellement environ 48 000 tonnes de légumes par an, soit près de 32 % de la production totale évoquée dans son exposé.

Elle a toutefois insisté sur les pertes enregistrées après la récolte, qu’elle estime à 40 % de cette production, en raison notamment de l’insuffisance des infrastructures de conservation et des difficultés de transport.

L’absence de chambres froides, de séchoirs et d’autres équipements adaptés compromettrait ainsi la commercialisation d’une partie importante des récoltes. Les embouteillages, particulièrement sur les axes reliant les zones de production à la capitale, aggraveraient la situation en retardant l’acheminement des produits périssables.

À l’en croire, cette situation contribue à la forte dépendance de Kinshasa aux importations de légumes. Elle a avancé une proportion de 85 % de légumes importés, représentant environ 145 000 tonnes et une dépense estimée à 196 millions de dollars.

Pour Gisèle Bombele, ces importations constituent un manque à gagner pour l’économie locale, alors qu’une production nationale mieux organisée pourrait soutenir les agriculteurs, créer des emplois et limiter les sorties de devises.

L’agriculture verticale, une alternative à la raréfaction des terres

Face à cette pression foncière, Gisèle Bombele estime qu’il n’est pas nécessaire de démolir les constructions existantes pour rétablir les espaces agricoles. Elle préconise plutôt le développement de nouvelles formes de production adaptées aux contraintes des villes.

Parmi les solutions avancées figure l’agriculture verticale, qui permet d’exploiter des espaces réduits, notamment les toits des bâtiments et certains espaces publics, grâce à des dispositifs de culture adaptés.

Cette approche permettrait de valoriser les surfaces disponibles et de rapprocher les lieux de production des consommateurs, dans une ville où la demande alimentaire augmente rapidement.

Elle a ainsi appelé à une meilleure mobilisation des espaces publics afin de développer des activités agricoles urbaines et de contribuer à l’approvisionnement de la population kinoise.

La conseillère a également insisté sur la nécessité de restaurer la fertilité des sols. Elle a expliqué que la pollution, les déchets plastiques et les rejets industriels fragilisent les terres agricoles et réduisent leur rendement.

À titre d’illustration, elle a comparé un rendement potentiel de 15 tonnes de tomates par hectare à des rendements qu’elle estime actuellement compris entre trois et quatre tonnes sur certains sols dégradés. La régénération des terres constitue, selon elle, un préalable à l’amélioration durable de la production maraîchère.

Une ceinture verte et des mesures juridiques pour protéger les terres

Au-delà des techniques de production, Gisèle Bombele a plaidé pour un renforcement de la protection juridique des terres agricoles. Elle a notamment appelé les parlementaires à soutenir l’adoption de mesures plus rigoureuses pour sécuriser les espaces destinés à l’agriculture.

Elle a également proposé l’élaboration d’une loi instituant une ceinture verte autour des grandes agglomérations.

Son idée consiste à réserver et à protéger 15 % des terres arables dans toute ville comptant plus de 500 000 habitants, afin de préserver des espaces consacrés à la production de légumes et au développement des cultures maraîchères.

Une telle mesure permettrait, selon elle, de mieux concilier l’expansion urbaine avec les impératifs de sécurité alimentaire. Elle contribuerait également à éviter que la pression immobilière ne fasse disparaître progressivement les terres nécessaires à l’approvisionnement des villes.

La conseillère a enfin appelé à une politique commerciale adaptée, susceptible de mieux encadrer les importations et de favoriser la production locale.

Faire de l’agriculture un pilier du développement urbain

En conclusion, Gisèle Bombele a souligné la nécessité de repenser la place de l’agriculture dans la planification urbaine de Kinshasa. Pour elle, le développement des villes ne doit pas se limiter à la construction de logements et d’infrastructures, mais doit également garantir la disponibilité des ressources nécessaires à l’alimentation des populations.

Elle estime qu’une augmentation significative de la production locale de légumes et de légumineuses permettrait de réduire la dépendance extérieure, de préserver les devises et de renforcer l’économie nationale.

Son intervention au huitième panel d’Expo Béton 2026 rappelle ainsi que l’agriculture urbaine constitue un enjeu qui dépasse le seul secteur agricole : elle touche directement à l’aménagement du territoire, à la sécurité alimentaire, à l’emploi et à la qualité de vie des habitants.

Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de trouver un équilibre entre la croissance démographique, l’expansion immobilière et la préservation des espaces nécessaires à la production alimentaire.

YTC

Expo Béton 2026 : Alexander Bamanisa plaide pour faire des déchets un moteur de l’économie circulaire à Kinshasa

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Kinshasa, 9 octobre 2026 | Passer des opérations ponctuelles d’assainissement à un système durable de gestion des déchets, capable de créer des emplois et de générer de la valeur économique. C’est le plaidoyer porté par Alexander Bamanisa, directeur général de Finuplast, lors du septième panel de la troisième journée d’Expo Béton 2026, consacré à la planification et à l’approche opérationnelle de l’opération « coup de poing » pour l’assainissement et la municipalisation de la gestion durable des déchets.

Intervenant devant les participants, le responsable de cette entreprise spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques à Kinshasa a insisté sur la nécessité de repenser en profondeur le modèle de gestion des déchets dans la capitale congolaise. Selon lui, les actions ponctuelles de nettoyage, bien qu’importantes, ne peuvent suffire sans une stratégie pérenne, accompagnée de financements adaptés et d’une collaboration efficace entre les pouvoirs publics et les entreprises privées.

Pour une gestion durable des déchets

Présente à Kinshasa depuis 2018, Finuplast collecte et recycle les déchets plastiques afin de les transformer en matières premières réintroduites sur le marché et en nouveaux produits fabriqués à partir de matières recyclées.

Pour Alexander Bamanisa, la situation actuelle de Kinshasa exige une réponse structurelle. À l’instar de l’approvisionnement en eau et en électricité, la gestion des déchets devrait constituer une priorité des politiques publiques et occuper une place centrale dans la planification du développement urbain.

L’enjeu consiste notamment à dépasser les interventions occasionnelles, telles que les opérations de nettoyage menées par les autorités, pour mettre en place un dispositif permanent de collecte, de traitement et de valorisation des déchets.

Cette approche permettrait de mieux organiser les différentes étapes de la chaîne de gestion des déchets, depuis leur récupération dans les quartiers, les rues et les caniveaux jusqu’à leur transformation en nouveaux produits.

Le partenariat public-privé, un levier essentiel

Abordant la question du financement, le directeur général de Finuplast a souligné l’importance des partenariats entre les pouvoirs publics et les entreprises spécialisées. Il a notamment évoqué la délégation de service public conclue avec les autorités de Kinshasa, qui permet à son entreprise d’intervenir dans la collecte et le recyclage des déchets.

Selon lui, l’engagement financier du secteur privé doit s’accompagner de mesures facilitatrices de la part des autorités, notamment sur les plans administratif, fiscal et foncier.

Ces mesures permettraient aux entreprises d’étendre leurs capacités de collecte, d’augmenter les volumes de déchets récupérés et de renforcer leurs installations de valorisation.

Alexander Bamanisa estime ainsi que les pouvoirs publics ont un rôle déterminant à jouer dans la création d’un environnement favorable aux investissements privés dans le secteur de l’assainissement.

Il a également évoqué la possibilité de mettre en place un mécanisme de financement commun ou des subventions destinées à soutenir les industries qui participent à la valorisation des déchets.

Les déchets, une source d’emplois et de richesses

Au-delà des défis opérationnels et financiers, Alexander Bamanisa a insisté sur le potentiel économique des déchets, qu’il considère comme une matière première encore insuffisamment exploitée.

Il a notamment rappelé que l’économie circulaire repose sur une chaîne de valeur qui commence par la sensibilisation de la population et se poursuit à travers la précollecte, la collecte, le transport, le tri, le recyclage et la commercialisation de nouveaux produits.

Chaque étape est susceptible de générer des activités économiques et des emplois, tout en contribuant à réduire la quantité de déchets abandonnés dans l’environnement.

Pour le responsable de Finuplast, la sensibilisation constitue donc un maillon fondamental. Les citoyens doivent comprendre que les déchets produits quotidiennement peuvent être réutilisés, recyclés et transformés en ressources économiques.

Cette prise de conscience favoriserait une meilleure participation de la population aux mécanismes de collecte et faciliterait le développement d’un véritable écosystème entrepreneurial autour de l’assainissement.

Vers un nouvel écosystème entrepreneurial

Également vice-président de la commission Environnement et Développement durable de la FECOC, Alexander Bamanisa a défendu une vision dans laquelle les entreprises privées deviennent des partenaires à part entière de la politique d’assainissement.

Son intervention à Expo Béton 2026 met en lumière un enjeu majeur pour Kinshasa : faire de la gestion des déchets non seulement une exigence environnementale et sanitaire, mais aussi un secteur économique structuré, capable d’attirer des investissements et de créer des emplois durables.

La réussite de cette transformation dépendra notamment de la coordination entre les autorités publiques, les entreprises de recyclage, les acteurs de la collecte et les populations.

À travers ce plaidoyer, le directeur général de Finuplast appelle ainsi à dépasser la logique des opérations ponctuelles pour construire un système permanent de gestion des déchets, fondé sur la responsabilité publique, l’expertise privée et la valorisation économique des ressources.

Pour Kinshasa, le défi est désormais de transformer les déchets qui encombrent la ville en une ressource au service de l’assainissement, de l’emploi et du développement urbain durable.

YTC

Expo Béton 2026 : Francis Useni défend une nouvelle approche de l’assainissement à Kinshasa

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Kinshasa, 9 octobre 2026 — La gestion des déchets à Kinshasa nécessite une transformation profonde, fondée sur des infrastructures industrielles durables, la valorisation énergétique et la mobilisation des investissements privés. C’est le plaidoyer porté par Francis Useni président de l’OGEC lors du septième panel de la troisième journée d’Expo Béton 2026, consacré à la « Planification, approche opérationnelle de l’opération coup de poing pour l’assainissement et la municipalisation de la gestion durable des déchets ».

Devant les participants, Francis Useni a appelé à dépasser les opérations ponctuelles de collecte et d’évacuation des déchets pour privilégier une approche intégrée, capable de répondre durablement aux défis de l’insalubrité dans la capitale congolaise.

Selon lui, les déchets visibles dans les rues, les caniveaux et les espaces publics témoignent notamment du manque d’infrastructures adaptées pour assurer leur traitement. Il estime ainsi que la solution passe par la mise en place d’industries spécialisées, capables de traiter les déchets en grande quantité et d’en extraire des ressources utiles, notamment de l’énergie.

Une vision axée sur la gestion durable des déchets

Au cours de son intervention, Francis Useni est revenu sur l’évolution de son engagement dans le secteur de l’assainissement. Il a rappelé que son organisation, créée le 3 juillet 2001, avait commencé à envisager dès 2005 une approche durable de la gestion des déchets, notamment à travers la construction d’usines de traitement.

Des démarches avaient alors été entreprises auprès de la ville de Kinshasa, en collaboration avec une firme japonaise, afin d’explorer les possibilités de développement d’infrastructures spécialisées.

Cette réflexion a ensuite évolué vers des études de faisabilité portant sur la gestion intégrée des déchets de la capitale, réalisées avec des partenaires allemands et italiens dans le cadre d’une collaboration avec les autorités publiques.

Pour Francis Useni, l’enjeu est désormais de passer des interventions d’urgence à une stratégie structurelle, reposant sur des équipements modernes et des mécanismes de financement adaptés.

« Pour traiter les déchets, les gérer de façon durable, il faut passer aussi par l’industrie, qui permettra de traiter les déchets non seulement en quantité, mais aussi pour sortir des sous-produits », a-t-il expliqué.

La valorisation énergétique au cœur des projets envisagés

Parmi les solutions présentées figure la valorisation énergétique des déchets, qui consiste à exploiter certains déchets pour produire de l’énergie.

Francis Useni a évoqué deux projets pilotes issus des études de faisabilité : l’un envisagé dans la commune de Bandalungwa et l’autre dans le district de la Tshangu.

Le projet de Bandalungwa, évalué à 100 millions de dollars, prévoit la mise en place d’une installation de valorisation énergétique des déchets. Celui envisagé dans le district de la Tshangu est estimé à 410 millions de dollars et comprendrait trois composantes : une unité de valorisation énergétique, un centre de tri et un centre d’enfouissement technique.

Ces infrastructures permettraient d’organiser les différentes étapes de la gestion des déchets, depuis leur tri jusqu’à leur traitement, leur valorisation ou leur élimination dans des installations appropriées.

L’intervenant a toutefois souligné que la concrétisation de ces projets nécessite la mobilisation des ressources financières et des partenaires capables d’accompagner leur réalisation.

Un appel au secteur privé et aux institutions financières

Face aux besoins d’investissement, Francis Useni a lancé un appel aux opérateurs économiques, aux banques, aux compagnies d’assurance et aux autres acteurs du secteur financier afin qu’ils s’engagent dans le développement de cette filière.

Il considère la gestion durable des déchets comme un secteur porteur d’opportunités économiques, susceptible d’attirer des investissements et de favoriser la création d’emplois.

Les activités de collecte, de transport, de tri, de traitement et de valorisation pourraient notamment ouvrir des perspectives professionnelles aux jeunes et aux personnes en situation de vulnérabilité.

Pour l’intervenant, la gestion des déchets ne doit donc plus être considérée uniquement comme une charge pour les pouvoirs publics, mais également comme un secteur économique pouvant générer de la valeur et contribuer au développement urbain.

Il a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser des partenaires privés pour accompagner les projets envisagés, alors que ceux-ci entrent dans une phase où leur structuration financière devient déterminante.

Le financement des projets au centre des échanges

Les coûts annoncés pour les projets de Bandalungwa et de la Tshangu ont suscité des interrogations sur les capacités financières des communes et des collectivités locales à soutenir des investissements industriels de cette ampleur.

En réponse, Francis Useni a défendu la faisabilité de ces initiatives, estimant qu’il ne fallait pas considérer leur coût comme un obstacle insurmontable.

Il a expliqué que le projet de Bandalungwa devait être envisagé comme une expérience pilote susceptible de faciliter la reproduction du modèle dans d’autres parties de Kinshasa, une fois sa mise en œuvre effective.

Il a également mis en avant la possibilité de recourir aux partenariats public-privé pour mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des infrastructures.

Selon lui, la mise en place d’installations industrielles constitue une étape indispensable pour passer d’une gestion fragmentée des déchets à un système organisé et durable.

Faire de l’assainissement un levier de développement

L’intervention de Francis Useni s’inscrit dans les réflexions menées lors d’Expo Béton 2026 sur les défis de l’assainissement et la municipalisation de la gestion des déchets à Kinshasa.

Elle met en lumière la nécessité de renforcer les infrastructures de traitement, d’améliorer l’organisation de la filière et de favoriser la participation des investisseurs privés.

Au-delà de l’amélioration du cadre de vie des habitants, la valorisation des déchets pourrait contribuer à la production d’énergie, à la création d’emplois et au développement de nouvelles activités économiques.

La concrétisation de cette vision dépendra toutefois de la structuration financière des projets, de l’engagement des partenaires et de la capacité des autorités concernées à mettre en place un cadre opérationnel adapté.

À travers son plaidoyer, Francis Useni défend ainsi une nouvelle conception de l’assainissement à Kinshasa : une approche qui associe protection de l’environnement, développement industriel et création de valeur à partir des déchets.

YTC

Tshopo : Paulin Lendongolia mobilise le partenariat japonais en faveur des populations vulnérables

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Kisangani, 8 octobre 2026 — Le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a reçu jeudi l’ambassadeur du Japon en République démocratique du Congo (RDC), Ogawa Hidetoshi, en séjour à Kisangani dans le cadre d’une mission consacrée à l’assistance aux populations vulnérables, notamment aux personnes déplacées et aux victimes des violations des droits humains.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le Japon et le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH). Elle vise à accompagner les populations affectées par les conflits, l’instabilité sécuritaire et les déplacements forcés, dont certaines ont trouvé refuge dans la ville de Kisangani.

Au cours de l’audience accordée au diplomate japonais, les échanges ont porté sur les mécanismes d’assistance aux personnes confrontées aux conséquences des crises sécuritaires et humanitaires. La rencontre a été suivie d’une séance de travail avec les membres du comité provincial de sécurité, consacrée à la présentation des objectifs de cette mission.

« L’objectif de notre visite est de suivre et d’accompagner les populations qui se trouvent dans des situations difficiles, notamment les personnes déplacées, victimes de violations des droits humains et confrontées à l’instabilité sécuritaire, qui ont été contraintes de quitter leurs lieux de résidence et qui ont été accueillies à Kisangani », a déclaré Ogawa Hidetoshi.

Le Japon engagé dans l’assistance aux populations affectées

Dans le cadre de cette initiative, le Japon entend contribuer à un projet d’assistance destiné aux populations touchées par les conflits et les déplacements. Celui-ci prévoit notamment la fourniture de kits de survie, en collaboration avec le BCNUDH, afin de répondre aux besoins des personnes ciblées.

Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de coopération visant à renforcer la protection des droits humains et à soutenir les communautés dont les conditions de vie ont été fragilisées par l’insécurité.

Pour la province de la Tshopo, qui accueille des personnes déplacées confrontées à diverses difficultés, cette initiative constitue une occasion de renforcer les échanges avec les partenaires internationaux autour des besoins humanitaires et des mesures d’accompagnement des populations vulnérables.

La sécurité humaine et la protection des femmes au cœur de la mission

L’ambassadeur du Japon a expliqué que cette intervention repose notamment sur le principe de la sécurité humaine, une approche qui place la protection, la dignité et le bien-être des personnes au centre des actions de coopération.

Cette vision accorde une attention particulière aux populations exposées aux risques liés aux conflits, en considérant leurs besoins de protection au-delà de la seule sécurité de l’État.

Le diplomate a également évoqué la dimension « femmes, paix et sécurité », conformément aux orientations des Nations Unies. Cette approche vise notamment à prendre en compte la situation des femmes et des filles, particulièrement exposées aux violences et aux différentes formes de vulnérabilité dans les contextes de conflits et de déplacements forcés.

Ces deux principes constituent, selon lui, des axes importants de la coopération entre le Japon et le BCNUDH en faveur des populations affectées par les crises.

Paulin Lendongolia salue la coopération avec le Japon

Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a salué la démarche de l’ambassade du Japon, soulignant l’intérêt de cette initiative pour la province et ses habitants.

Le chef de l’exécutif provincial a notamment apprécié l’implication du Japon dans le projet d’assistance aux populations vulnérables. Il a également souligné que cette coopération pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives susceptibles d’être accompagnées et soutenues par le partenaire japonais au bénéfice de la population de la Tshopo.

Cette démarche témoigne de l’importance du dialogue entre les autorités provinciales et les partenaires internationaux pour identifier les besoins des communautés et favoriser la mise en œuvre d’actions en faveur des personnes confrontées aux conséquences des conflits.

Les activités annoncées pour le vendredi 9 octobre

À l’issue de l’audience avec le gouverneur, l’ambassadeur du Japon, Ogawa Hidetoshi, et le directeur du BCNUDH, Patrice Vahard, ont présenté les contours de la mission aux membres du comité provincial de sécurité.

Cette rencontre a permis de préciser les activités prévues à Kisangani à partir du vendredi 9 octobre 2026, dans le cadre de l’accompagnement des populations affectées par les conflits, les déplacements forcés et les violations des droits humains.

À travers cette initiative, le partenariat entre le Japon et le BCNUDH entend contribuer à l’assistance des populations vulnérables accueillies dans la Tshopo, avec une attention particulière portée à la protection des droits fondamentaux, à la dignité humaine et à la sécurité des personnes.

YTC