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Expo Béton 2026 : Jean Bamanisa appelle à faire de Kinshasa le laboratoire de la transformation urbaine en RDC

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Kinshasa, 7 octobre 2026 | La 12ᵉ édition d’Expo Béton RDC s’est ouverte officiellement ce mercredi 7 octobre 2026 à Kinshasa, dans l’immeuble The Grand Résidence, à Gombe, en présence du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Placée sous le thème « Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la République démocratique du Congo », cette nouvelle édition entend placer l’aménagement urbain, les infrastructures, le foncier, la mobilité et la construction durable au cœur des priorités nationales.

Dans son discours d’ouverture, Jean Bamanisa Saïdi, initiateur d’Expo Béton, a salué la présence du chef de l’État, estimant qu’elle constitue une reconnaissance envers un secteur qui, selon lui, a longtemps travaillé sans bénéficier d’une attention suffisante.

« Votre présence honore une filière qui a longtemps travaillé sans être regardée. Je vous en remercie au nom de tous les participants de ce pays », a déclaré Jean Bamanisa.

Faire d’Expo Béton un espace de dialogue entre l’État et le secteur privé

Revenant sur l’histoire de la manifestation, Jean Bamanisa a rappelé qu’Expo Béton est née en 2016 et qu’en douze éditions, elle a accueilli plus de 30 000 visiteurs, tandis que plusieurs dizaines de milliers de personnes suivent ses activités en ligne.

Pour lui, Expo Béton ne se limite pas à la promotion de la construction des bâtiments. La plateforme entend contribuer à une réflexion plus large sur l’organisation et le développement des villes congolaises.

« Nous ne militons pas seulement pour les bâtiments bas ou hauts. Nous militons pour que soient créées des directions de la construction au ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, pour mieux encadrer ce pilier essentiel de notre économie », a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur la nécessité de mieux répartir les richesses entre les villes et les campagnes et de renforcer le rôle du secteur privé dans le développement des infrastructures.

« Expo Béton est le lieu où le secteur se constate et où l’État vient l’entendre », a-t-il affirmé, en citant notamment les enjeux liés à l’aménagement du territoire, au foncier, à l’urbanisme, aux infrastructures, aux normes et à la planification des espaces urbains.

Kinshasa 2050 en ligne de mire

Pour Jean Bamanisa, le thème de cette 12ᵉ édition ne relève pas d’une simple formule. Le dispositif installé sur le site de l’Expo Béton constitue, selon lui, une première illustration d’une nouvelle manière de penser la ville.

« Cette douzième édition porte un thème : Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la République. Et ce terme, nous ne l’avons pas seulement écrit, nous l’avons bâti », a-t-il déclaré.

Il considère ainsi le site de cette édition comme « une amorce de Kinshasa 2050 », notamment à travers la transformation d’un espace de stationnement en salle de conférences et d’exposition.

Les quatre jours de travaux seront consacrés à plusieurs problématiques, notamment le financement, le foncier et le cadastre, les normes et le contrôle technique, l’urbanisme, le rôle des ingénieurs, architectes, urbanistes et géomètres, mais également les corridors énergétiques et hydrauliques, l’assainissement ainsi que la formation des ouvriers.

À l’issue de ces travaux, des recommandations doivent être remises à la Première ministre. Jean Bamanisa a précisé qu’il ne s’agira pas d’un simple compte rendu, mais de recommandations accompagnées de leurs destinataires et de leurs échéances.

Il a également annoncé la formulation des termes d’un pacte national pour les infrastructures et la transformation des villes, associant l’État, les provinces, les villes, le secteur privé, les banques, les corps de métiers et les partenaires techniques.

Urbanisation et gestion des eaux : l’urgence d’une planification cohérente

Une importante partie du discours de Jean Bamanisa a été consacrée aux problèmes d’urbanisation et de gestion des eaux à Kinshasa.

Il a notamment plaidé pour une clarification de la tutelle, des missions et des moyens du Bureau d’études et d’aménagement urbain (BDEAU), estimant que la maîtrise des risques d’inondation nécessite « une seule chaîne de responsabilité : planifier, protéger les espaces d’écoulement, dimensionner, contrôler et entretenir ».

Selon lui, l’État ne doit pas nécessairement se substituer au secteur privé dans la construction immobilière, mais doit garantir la disponibilité d’espaces viabilisés et d’infrastructures adaptées.

« L’État n’a pas construit les immeubles, le privé le fait. Il doit s’occuper des espaces viabilisés et construire les types de réseaux, voiries et normes, drainage, eau et électricité. C’est là que l’argent public produit le plus d’effets », a-t-il soutenu.

Il a par ailleurs dénoncé l’urbanisation spontanée qui caractérise certains quartiers de Kinshasa, avec des rues insuffisamment dimensionnées, des emprises publiques occupées et une absence d’espace pour les canalisations, les piétons, les espaces verts ou encore le drainage.

« Bétonner, ce n’est pas un choix d’esthétique, c’est un choix de gouvernance »

Jean Bamanisa a également insisté sur la question de la durabilité des infrastructures routières. Il a déploré le fait que certaines routes soient régulièrement reconstruites après quelques années, notamment en raison des effets des saisons pluvieuses.

Pour lui, le choix des matériaux doit désormais être guidé par la durabilité et la maîtrise des coûts à long terme.

« Bétonner, ce n’est pas un choix d’esthétique, c’est un choix de gouvernance », a-t-il déclaré.

Il a plaidé pour que chaque kilomètre de route livré soit accompagné d’un dossier technique comprenant notamment les caractéristiques de la chaussée, les matériaux utilisés, les résultats des essais de laboratoire ainsi que le plan et le coût de son entretien.

Cette exigence, selon lui, permettrait à l’État de mieux documenter ses infrastructures et de renforcer le contrôle de la qualité des ouvrages.

Quatre propositions de loi au Sénat

Jean Bamanisa a également évoqué les initiatives qu’il porte au Parlement. Il a annoncé avoir déposé au Sénat quatre propositions de loi portant notamment sur les principes fondamentaux des travaux publics et des infrastructures, les principes fondamentaux de l’urbanisme et de la construction ainsi que l’institution d’un Ordre national des urbanistes.

Il a expliqué ne pas vouloir développer ces textes dans le cadre de cette cérémonie, estimant que le travail issu des échanges d’Expo Béton pourra être davantage utile au Parlement.

La formation des ouvriers au cœur de la transformation

Autre priorité mise en avant : la valorisation des compétences nationales dans les métiers du bâtiment, des travaux publics et des mines.

Jean Bamanisa a annoncé que les équipes d’Expo Béton ont élaboré 244 référentiels des métiers dans ces secteurs. Le document a, selon lui, été remis au ministre d’État chargé de la Formation professionnelle.

Il souhaite notamment voir se développer la validation des acquis de l’expérience et renforcer la qualification des travailleurs intervenant sur les chantiers.

« Nous poursuivrons aussi, comme promis aux éditions passées, la mise en place du cadre de suivi entre le gouvernement et le secteur », a-t-il annoncé.

Un rendez-vous qui se veut constructif

En conclusion, Jean Bamanisa a présenté Expo Béton comme un espace de travail et non comme une structure de complaisance ou de contestation.

« Expo Béton n’est pas une cellule de complaisance et n’est pas davantage une cellule de contestation. C’est un lieu de travail pour des gens qui construisent des villes », a-t-il souligné.

Après Kinshasa, l’organisation annonce déjà la prochaine étape : Expo Béton mettra le cap sur Mbuji-Mayi en mai 2027, poursuivant ainsi sa démarche de réflexion sur la transformation et le développement des villes congolaises.

Cette 12ᵉ édition se veut ainsi un cadre de dialogue entre pouvoirs publics et acteurs du secteur de la construction, avec l’ambition de faire de Kinshasa un point de départ pour une transformation plus structurée, durable et coordonnée des villes de la RDC.

CYT

Tshopo : Henoc Sefu plaide auprès de Lendongolia pour renforcer l’assainissement et la prévention contre Ebola

Kisangani | Le chef du Bureau provincial de l’Assainissement de la Tshopo, Henoc Sefu, a échangé avec le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga autour de deux enjeux majeurs : la gestion des déchets et le renforcement des mesures préventives contre la maladie à virus Ebola.

Au cours de cette rencontre, Henoc Sefu a présenté à l’autorité provinciale plusieurs préoccupations liées à l’assainissement et à la prévention sanitaire, appelant à une implication accrue du gouvernement provincial.

Un site pour la gestion des déchets

La première préoccupation soulevée concerne l’absence d’un site approprié destiné à la décharge et à la gestion des déchets.

Henoc Sefu a sollicité l’intervention du gouverneur afin que la province puisse identifier et mettre à disposition un espace adapté. Selon lui, une telle infrastructure permettrait de mieux organiser l’évacuation des déchets et de renforcer les opérations d’assainissement, particulièrement dans la ville de Kisangani.

La mise en place d’un site approprié devrait également contribuer à réduire les risques liés à l’accumulation anarchique des immondices et à préserver davantage l’environnement.

Prévention contre Ebola : le dispositif à renforcer

Le deuxième sujet abordé au cours de l’entretien a porté sur la prévention contre la maladie à virus Ebola.

Henoc Sefu a plaidé pour une implication plus importante des services de l’Environnement et de l’Assainissement dans le dispositif de prévention. Il a notamment recommandé l’intensification de l’opération 3D — désinfection, désinsectisation et dératisation.

Il a également insisté sur la nécessité de procéder régulièrement à la désinfection des véhicules et des aéronefs, tout en renforçant le contrôle aux différents points d’entrée de la province.

L’aéroport international de Bangboka figure parmi les sites pour lesquels un dispositif préventif renforcé est jugé nécessaire. Le responsable de l’Assainissement préconise notamment le renforcement des équipes de contrôle, ainsi que des points de contrôle et des barrières sanitaires.

Pour une meilleure coordination

Pour Henoc Sefu, la prévention efficace contre Ebola passe aussi par une meilleure coordination entre les différents services intervenant dans l’assainissement, l’environnement et la santé publique.

La gestion des déchets, les opérations de désinfection, désinsectisation et dératisation, ainsi que le contrôle des mouvements aux points d’entrée constituent, selon les préoccupations présentées au gouverneur, des leviers importants pour réduire les risques sanitaires.

Cette rencontre a ainsi permis au chef du Bureau provincial de l’Assainissement de soumettre directement à l’exécutif provincial ses propositions et de solliciter son accompagnement dans la mise en œuvre de ces différentes mesures dans la Tshopo.

CYT

RN7 Kisangani–Opala–Otala : la Province met KAS en demeure, l’entreprise demande 45 jours supplémentaires

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Tshopo | L’exécution des travaux de réhabilitation de la route nationale n°7 (RN7), sur l’axe Kisangani–Opala–Otala, fait actuellement l’objet d’un échange entre le gouvernement provincial de la Tshopo et l’entreprise KAS Logistic and Trading Company.

Dans une mise en demeure adressée à l’entreprise, la Province de la Tshopo a fait part de ses préoccupations concernant le rythme d’exécution du chantier. Le marché, signé le 6 septembre 2024, porte sur la réhabilitation de 309 kilomètres de routes, pour un montant de 12 259 769,30 dollars américains, avec un délai contractuel de 36 mois.

Selon la Province, l’état d’avancement constaté demeure inférieur aux attentes. Elle évoque notamment une ouverture de piste sur environ 65 kilomètres, dont 18 kilomètres de travaux livrables, et relève des difficultés liées à la mobilisation des engins, du personnel et à l’organisation du chantier.

KAS explique les difficultés rencontrées

En réponse à cette mise en demeure, KAS Logistic reconnaît la nécessité d’accélérer sensiblement le rythme des travaux, tout en apportant des précisions sur les difficultés rencontrées depuis le démarrage du chantier.

L’entreprise cite notamment le retard dans la mise à disposition de la première tranche de l’acompte de démarrage, les conditions météorologiques, les difficultés d’accès et d’acheminement des engins et matériaux, la disponibilité des carrières ainsi que les problèmes de communication sur certains sites.

KAS affirme par ailleurs avoir déjà mobilisé plusieurs équipements et équipes techniques sur le terrain. Elle détaille notamment la présence de bulldozers, niveleuses, compacteurs, chargeuses, camions-bennes et autres équipements, ainsi que plusieurs ingénieurs, opérateurs et techniciens répartis entre différentes équipes.

Un engagement à renforcer les travaux

Dans sa réponse, l’entreprise réaffirme son engagement à poursuivre et à accélérer l’exécution du marché.

Elle annonce notamment le renforcement des équipes, l’augmentation progressive du parc d’engins, le renforcement de l’encadrement technique et la mise en place d’un programme spécifique de rattrapage du retard.

KAS prévoit également de transmettre un calendrier actualisé des travaux et propose la tenue d’une réunion technique avec les autorités provinciales afin de convenir des modalités de suivi du chantier.

Une demande de 45 jours supplémentaires

L’entreprise sollicite enfin auprès du gouverneur de la Tshopo une prolongation de 45 jours supplémentaires, au-delà du délai de 45 jours fixé dans la mise en demeure, afin de poursuivre les travaux et de rattraper une partie du retard enregistré.

À ce stade, les deux correspondances montrent surtout une volonté commune de voir le chantier progresser davantage, même si les parties présentent différemment les causes des difficultés rencontrées.

Pour les populations de la Tshopo, particulièrement celles qui dépendent de cet axe pour leurs déplacements et l’évacuation des produits agricoles, l’enjeu demeure concret : voir les travaux avancer régulièrement et permettre, à terme, une amélioration durable de la circulation entre Kisangani, Opala et Otala.

La suite dépendra notamment du suivi des engagements pris par l’entreprise, du calendrier actualisé et de la décision des autorités provinciales concernant la demande de délai supplémentaire.

CYT

Tshopo : Soleil Mosindo salue la démarche de Senold Tandia et appelle à l’audition de Lendongolia

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Le député provincial honoraire Soleil Mosindo encourage la tenue rapide d’un débat entre le gouverneur Paulin Lendongolia et les élus provinciaux, autour de la gestion, des réalisations et des perspectives de la Tshopo.

KISANGANI |Le député provincial honoraire et notable de la Tshopo, Soleil Mosindo, apporte son soutien à la démarche initiée par le député provincial Senold Tandia Akomboyo, auteur d’une question orale avec débat adressée au gouverneur de la province, Paulin Lendongolia Lebabonga.

Pour Soleil Mosindo, cette initiative parlementaire offre une occasion importante de faire le point sur la gestion de la province et de permettre au chef de l’exécutif provincial de présenter, devant les élus, les principales actions menées depuis son entrée en fonction.

La question orale avec débat devrait notamment permettre d’aborder les réalisations enregistrées, les projets en cours, les difficultés auxquelles l’exécutif provincial est confronté ainsi que les perspectives de développement de la Tshopo.

Un exercice démocratique à encourager

Soleil Mosindo considère cette démarche comme un exercice normal du contrôle parlementaire et de la démocratie provinciale. Il estime que le gouverneur doit pouvoir répondre aux préoccupations soulevées par les élus et échanger directement avec eux sur la conduite des affaires de la province.

« Ce face-à-face est important pour la bonne marche de la province », soutient en substance le député provincial honoraire, qui souhaite voir la question orale programmée dans les meilleurs délais.

Dans cette perspective, il salue le travail du bureau de l’Assemblée provinciale, dirigé par son président Mateus Kanga Londimo, ainsi que l’implication des députés provinciaux. Il encourage le bureau à fixer rapidement la date de cette séance afin que le débat puisse se tenir devant la représentation provinciale.

Les attentes de la population au centre

Pour Soleil Mosindo, la tenue de cette séance devrait également permettre de mettre en lumière les attentes de la population tshopolaise. Les réponses du gouverneur pourraient ainsi apporter davantage de visibilité sur les actions réalisées, les contraintes rencontrées par son gouvernement et les priorités retenues pour la suite de son mandat.

Au-delà du simple exercice institutionnel, le député provincial honoraire estime donc que ce débat doit être l’occasion d’un échange franc sur la situation de la Tshopo et sur les réponses que l’exécutif provincial entend apporter aux préoccupations de la population.

Soleil Mosindo appelle ainsi à la tenue rapide de ce face-à-face entre Paulin Lendongolia et les députés provinciaux, qu’il présente comme une étape importante pour renforcer le contrôle parlementaire, la transparence dans la gestion publique et le dialogue entre les institutions provinciales.

CYT

Réception des infrastructures publiques : Bamanisa veut imposer la conformité avant toute validation

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RDC — La proposition de loi portée par le sénateur Jean Bamanisa Saïdi entend renforcer les exigences entourant la réception des infrastructures publiques. Dans sa huitième partie, consacrée à la vulgarisation du texte, le chapitre II, à travers les articles 95 et 96, place la conformité au cœur du processus de réception.

Le principe défendu est simple : une infrastructure publique ne devrait pas être officiellement réceptionnée avant que sa conformité aux exigences applicables ne soit vérifiée et attestée.

L’article 95 prévoit que les matériaux, équipements et ouvrages doivent faire l’objet des essais, vérifications et contrôles nécessaires afin de s’assurer de leur conformité aux exigences techniques applicables. Les modalités de ces opérations seraient déterminées par le référentiel national.

L’article 96 introduit ensuite une exigence au moment de la réception. Celle-ci serait subordonnée à la constatation de la conformité de l’infrastructure aux prescriptions légales, réglementaires et techniques qui lui sont applicables. Une attestation de conformité devrait ainsi être délivrée avant toute réception, selon des conditions qui seraient fixées par voie réglementaire.

Contrôler avant de réceptionner

À travers ces dispositions, la proposition établit une véritable chaîne de vérification : essayer, contrôler, constater la conformité, puis réceptionner.

Pour le citoyen, l’enjeu est particulièrement concret. Il ne s’agirait plus seulement de considérer un ouvrage comme achevé sur la base de son apparence ou de la fin des travaux. Sa conformité devrait préalablement être établie.

Le texte vise ainsi à faire de la conformité une condition essentielle de la réception des infrastructures publiques, tout en prévoyant un cadre national pour les essais et contrôles.

Il convient toutefois de rappeler que ces dispositions relèvent, à ce stade, d’une proposition de loi et ne constituent pas encore une règle juridiquement applicable du seul fait de leur formulation.

Avec ce huitième volet, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi entend donc mettre en avant une exigence centrale dans la gestion des infrastructures publiques : ne pas seulement construire, mais vérifier avant de réceptionner.

CYT

Tshopo : la CNSSAP et la Fonction publique lancent le processus d’immatriculation du personnel de l’ESU

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Une délégation conjointe de la CNSSAP et du ministère de la Fonction publique séjourne à Kisangani depuis le 30 septembre 2026. Elle prépare une campagne de sensibilisation et les futures opérations d’immatriculation du personnel de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) au régime spécial de sécurité sociale des agents publics de l’État.

Une mission officielle de la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP) et du ministère de la Fonction publique a débuté ce mercredi 30 septembre 2026 à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Arrivée à l’aéroport international de Bangboka à la mi-journée, la délégation est conduite par Madjulu Biada Bienvenu, représentant de l’autorité de tutelle. Elle comprend notamment Mvutu René, administrateur à la CNSSAP, Folo Eric, chef de département à la CNSSAP/DACA, ainsi que Adambu Norbert, chargé d’études au cabinet du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique.

Préparer les opérations de terrain

Dès son arrivée à Kisangani, le chef de la délégation a tenu une séance de travail avec Merveille Mambote, cheffe d’agence locale de la CNSSAP. Cette réunion a permis de définir les principales étapes de la mission et de préparer les activités de terrain.

La délégation a ensuite entamé une série de rencontres avec les responsables des établissements d’enseignement supérieur de la ville. Elle a notamment échangé avec le Recteur a.i. de l’Université de Kisangani (UNIKIS), ainsi qu’avec les Directeurs généraux et secrétaires académiques de l’Institut du Bâtiment et des Travaux Publics (IBTP).

Ces rencontres constituent une étape préparatoire importante avant le déploiement des activités de sensibilisation et d’immatriculation.

Sensibiliser avant d’immatriculer

La mission poursuit un double objectif : informer le personnel de l’ESU sur le régime spécial de sécurité sociale des agents publics de l’État et préparer son immatriculation au sein de la CNSSAP.

À travers cette démarche, les autorités entendent rapprocher davantage les agents publics des mécanismes de protection sociale auxquels ils peuvent prétendre, tout en poursuivant le processus de structuration et de modernisation de l’administration publique.

Pour la CNSSAP et le ministère de la Fonction publique, la sensibilisation constitue ainsi une étape essentielle pour permettre aux personnels concernés de mieux comprendre les droits, les mécanismes et les avantages liés à leur affiliation au régime spécial de sécurité sociale.

Une démarche inscrite dans la réforme de l’administration publique

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de réforme de l’administration publique et de renforcement de la protection sociale des agents de l’État.

Elle intervient sous l’impulsion du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec l’accompagnement du Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua Kalokola, et sous la conduite de la Direction générale de la CNSSAP dirigée par Junior Mata M’elanga.

À Kisangani, la mission marque ainsi une nouvelle étape dans le déploiement des mécanismes de sécurité sociale au profit des agents publics, avec un accent particulier mis sur le personnel de l’Enseignement supérieur et universitaire dans la province de la Tshopo.

CYT

Expo Béton 2026 : Jean Bamanisa Saïdi dévoile les grands enjeux de la 12ᵉ édition consacrée à l’avenir des villes congolaises

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Kinshasa, 2 octobre 2026 — À quelques jours de l’ouverture de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, prévue du 7 au 10 octobre 2026 à Kinshasa, le président d’Expo Béton, Jean Bamanisa Saïdi, a présenté les grandes lignes de cette nouvelle édition lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi à Kinshasa.

Placée sous le thème « Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la RDC », cette édition entend mettre au centre des débats les défis liés à l’urbanisation, à la planification, aux infrastructures, à la mobilité, au financement et au développement des villes congolaises.

Pour Jean Bamanisa Saïdi, le choix de Kinshasa comme cadre de cette édition se justifie par le rôle central de la capitale dans la dynamique urbaine du pays. Il estime que les difficultés auxquelles Kinshasa est confrontée doivent servir de leçon pour éviter que les nouvelles villes en développement ne reproduisent les mêmes erreurs.

La planification urbaine au cœur des discussions

Le président d’Expo Béton a particulièrement insisté sur la nécessité d’une meilleure planification de l’urbanisation. Il a évoqué la croissance démographique des villes congolaises et la pression croissante exercée sur les infrastructures, les services publics et les équipements urbains.

Il a notamment cité les projets en cours dans plusieurs provinces dans les domaines des routes, de l’électricité, de l’eau, des aéroports et de la mobilité, tout en soulignant que ces investissements doivent s’inscrire dans une vision globale et planifiée.

Jean Bamanisa Saïdi a également dressé un constat préoccupant de l’évolution de Kinshasa, où, selon lui, certaines zones initialement destinées à des fonctions industrielles, résidentielles ou commerciales ont progressivement changé de vocation.

Cette situation, estime-t-il, doit servir d’enseignement pour les futurs projets urbains, notamment celui de Kiamona, présenté comme l’un des projets majeurs au programme de cette édition.

Kiamona, nouvelle ville et laboratoire d’une autre urbanisation

Une place importante sera accordée à la nouvelle ville de Kiamona, dont la présentation sera assurée notamment par l’ingénieur Thierry Katembo, coordonnateur du comité chargé de travailler sur le projet.

Avec ses 42 000 hectares, Kiamona devrait faire l’objet de plusieurs discussions portant sur son aménagement, ses infrastructures, son financement, son alimentation en eau et en énergie, ainsi que son système d’assainissement.

Pour Jean Bamanisa Saïdi, le développement de cette nouvelle cité doit être pensé en amont afin d’éviter les problèmes actuellement observés à Kinshasa, notamment l’occupation désordonnée des espaces et les constructions réalisées sans vision globale d’aménagement.

Les questions liées aux réserves foncières de Mont-Ngafula et Maluku seront également abordées au cours des travaux.

Le statut de Kinshasa également au programme

Autre sujet annoncé lors de la conférence de presse : le statut particulier de Kinshasa.

Jean Bamanisa Saïdi estime qu’il est nécessaire de poursuivre la réflexion sur le statut de la capitale, qui cumule les fonctions de ville, de province et de siège des institutions nationales.

Cette question, qui touche notamment à l’organisation institutionnelle et à la gestion de la capitale, sera discutée au cours de l’Expo Béton. Le président de l’événement a rappelé qu’il s’agit d’une problématique nécessitant notamment une réflexion d’ordre constitutionnel.

Normes de construction et responsabilité des professionnels

La question des normes dans le secteur de la construction et de l’urbanisme constituera également l’un des axes majeurs de cette édition.

Jean Bamanisa Saïdi a salué la mise en place de la Commission nationale d’élaboration des normes dans les travaux publics, tout en plaidant pour l’élaboration et l’application de normes spécifiques dans les domaines de la construction et de l’urbanisme.

Les responsabilités des différents acteurs du secteur seront également examinées : arpenteurs, géomètres, architectes, ingénieurs, ouvriers, mais aussi citoyens qui commandent et financent les travaux.

Formation professionnelle : 244 référentiels de métiers annoncés

La formation professionnelle occupera une place importante lors de cette 12ᵉ édition.

Jean Bamanisa Saïdi a rappelé que le Club BTP & CMA, présenté comme le bras opérationnel d’Expo Béton, a récemment remis au gouvernement des référentiels destinés à renforcer l’adéquation entre les compétences professionnelles et les besoins du marché de l’emploi.

Selon les éléments présentés lors de la conférence de presse, 244 référentiels de métiers sont concernés par cette démarche, avec notamment des dispositifs liés à la formation sur chantier et à la validation des acquis de l’expérience.

La journée du samedi sera particulièrement consacrée à la formation professionnelle, aux métiers et à l’avenir de la jeunesse, avec la participation annoncée de plusieurs ministères concernés par la formation, l’emploi, l’entrepreneuriat et l’éducation.

Infrastructures, corridors et financement des villes

Expo Béton entend également élargir les discussions aux corridors de développement et aux zones économiques spéciales, notamment autour de Banana-Kinshasa, Maluku, de la RN4 et du corridor fluvial.

Les participants devraient également réfléchir au rôle des chemins de fer, de l’ONATRA et des zones économiques spéciales dans la transformation du tissu économique et urbain du pays.

Le financement des infrastructures et de l’immobilier fera par ailleurs l’objet de plusieurs échanges. Les organisateurs veulent notamment examiner les mécanismes permettant de mobiliser des ressources publiques et privées pour financer les équipements urbains.

Assainissement, mobilité et santé urbaine

La conférence de presse a également permis de mettre en avant les enjeux liés à l’assainissement, à la mobilité et à la santé des populations urbaines.

Jean Bamanisa Saïdi s’est notamment interrogé sur la durabilité de l’opération « Coup de poing » menée dans le domaine de l’assainissement, plaidant pour une organisation plus structurée impliquant notamment les communes et les citoyens.

Selon lui, les conditions de vie dans les grandes villes peuvent également avoir des conséquences sur la santé des populations. Il appelle ainsi à considérer l’amélioration des routes, de la mobilité, de l’environnement et des infrastructures comme des éléments participant directement au bien-être des citoyens.

Rendez-vous du 7 au 10 octobre à Kinshasa

La 12ᵉ édition d’Expo Béton s’ouvrira officiellement le 7 octobre 2026 à Kinshasa et se poursuivra jusqu’au 10 octobre.

Un pré-événement est prévu le 6 octobre, consacré notamment à une réflexion sur l’évolution de Kinshasa et son urbanisation.

Les organisateurs annoncent plusieurs panels réunissant des représentants des institutions publiques, des experts, des professionnels du secteur privé, des acteurs de la formation et d’autres parties prenantes.

Pour Jean Bamanisa Saïdi, Expo Béton veut ainsi servir de cadre de réflexion, mais également de plateforme de propositions en faveur d’une transformation mieux planifiée des villes de la République démocratique du Congo.

CYT

Kisangani : Joseph Nkoy Wembo mobilise la jeunesse autour du patriotisme, du dialogue et de l’unité nationale

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KISANGANI |30 SEPTEMBRE 2026. Le député national Maître Joseph Nkoy Wembo, Rapporteur adjoint de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, a foulé mercredi le sol de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le cadre de son initiative citoyenne dénommée « Camp de la Patrie ».

Joseph Nkoy Wembo devant les Boyomaises et Boyomais.

Accueilli à l’Aéroport international de Bangoka par des membres de cette initiative, l’élu de Katako-Kombe a entamé sa visite dans la capitale boyomaise par une immersion à aux chutes Wagenia, où il a échangé avec les riverains.

Au cours de ces échanges, Joseph Nkoy Wembo a sensibilisé la population, particulièrement la jeunesse, sur les enjeux liés au dialogue national, au patriotisme, à l’unité nationale et au soutien aux institutions de la République.

Mobiliser la jeunesse autour de la souveraineté

À travers le « Camp de la Patrie », le député national entend favoriser un cadre d’échanges et de réflexion permettant aux jeunes de mieux comprendre les enjeux politiques, sécuritaires et sociaux auxquels la RDC est confrontée.

L’initiative vise notamment à encourager l’appropriation de cette démarche par les organisations et mouvements de jeunesse, tout en renforçant leur engagement en faveur de la cohésion nationale, de la défense de la souveraineté et de la consolidation de la paix.

Joseph Nkoy Wembo appelle également les jeunes à adhérer au dialogue national et inclusif, présenté comme un mécanisme pacifique permettant aux filles et fils du pays de gérer leurs divergences politiques et sociales dans un cadre de concertation.

Après Kinshasa et Matadi, Kisangani

La mobilisation de Kisangani intervient après des rencontres organisées à Kinshasa, le 20 août, puis à Matadi, dans le Kongo Central, le 10 septembre.

À Kisangani, l’objectif affiché est de poursuivre cette dynamique auprès de la jeunesse boyomaise et de l’impliquer davantage dans les réflexions liées à l’avenir du pays.

Cette démarche intervient également dans un contexte marqué par la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et par les appels à la cohésion nationale. Le « Camp de la Patrie » entend ainsi promouvoir le patriotisme et renforcer, auprès de la jeunesse, le soutien aux efforts des institutions nationales en faveur de la paix, de la sécurité et de l’intégrité territoriale.

À travers cette initiative, Joseph Nkoy Wembo plaide pour une jeunesse davantage engagée dans la vie citoyenne et consciente des enjeux liés à la souveraineté nationale, tout en privilégiant le dialogue comme moyen de gestion des divergences internes.

CYT

RDC : à l’ONU, la société civile de la diaspora appelle à transformer les discours en actions concrètes

NEW YORK |À l’occasion de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la société civile de la diaspora congolaise appelle à dépasser les déclarations diplomatiques pour parvenir à des actions concrètes en faveur de la République démocratique du Congo.

Placée sous le thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous », cette session aborde plusieurs enjeux majeurs pour la RDC, notamment la paix et la sécurité, le changement climatique, la transition énergétique, les minerais stratégiques, l’intelligence artificielle, le développement durable et la gouvernance mondiale.

Dans une déclaration signée par Melissa Zalo, présidente de la Société civile de la diaspora congolaise, cette organisation salue la participation de la RDC à ce rendez-vous multilatéral ainsi que la volonté des autorités congolaises de porter les préoccupations du pays sur la scène internationale.

La prise de parole de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a notamment mis en avant la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, le potentiel environnemental et énergétique du pays ainsi que l’importance stratégique des minerais congolais dans la transition énergétique mondiale.

De la parole à l’action

Pour la société civile de la diaspora, l’enjeu se situe désormais dans la mise en œuvre des engagements pris.

Elle estime que les décisions internationales concernant la sécurité, la souveraineté de la RDC et la protection des populations civiles doivent être effectivement appliquées.

Sur le plan économique, la diaspora appelle également à une meilleure valorisation des ressources naturelles et énergétiques du pays afin de favoriser la création d’emplois, le développement des infrastructures, l’industrialisation, le transfert de technologies et l’amélioration des conditions de vie de la population.

Climat et minerais stratégiques

Sur la question climatique, la société civile de la diaspora estime que la RDC ne devrait pas être considérée uniquement comme un réservoir de ressources naturelles indispensables à la planète.

Elle plaide pour que le pays puisse jouer un rôle accru dans les négociations climatiques et bénéficier de mécanismes de financement permettant à la fois de protéger ses écosystèmes et de soutenir le développement des communautés locales.

Concernant les minerais stratégiques, elle appelle à dépasser le modèle fondé essentiellement sur l’extraction et l’exportation des matières premières.

La RDC, selon cette organisation, devrait renforcer sa participation aux chaînes de valeur à travers la transformation locale, la recherche, l’innovation et le développement des technologies liées notamment à la transition énergétique.

Intelligence artificielle et transformation numérique

La déclaration évoque également l’intelligence artificielle, domaine dans lequel la RDC souhaite participer aux discussions internationales sur la gouvernance et la réglementation.

Pour la société civile de la diaspora, cette ambition doit toutefois être accompagnée d’investissements dans les infrastructures numériques, la formation, la recherche, les données, l’innovation et les compétences de la jeunesse congolaise.

La diaspora appelée à jouer un rôle accru

Autre proposition mise en avant : renforcer la participation de la diaspora congolaise à la diplomatie et aux grandes politiques publiques du pays.

La société civile estime que les Congolais établis à l’étranger disposent d’un important capital de compétences et de réseaux, notamment dans les domaines de la recherche, de l’entrepreneuriat, de la technologie, de l’action humanitaire et de l’expertise professionnelle.

Elle propose ainsi la mise en place d’un cadre permanent de concertation réunissant les institutions publiques, la société civile, les experts, le secteur privé et la diaspora, afin de préparer et de suivre les grands rendez-vous internationaux consacrés à la RDC.

« Après New York, quelles décisions concrètes ? »

Pour Melissa Zalo, l’enjeu de cette 81ᵉ Assemblée générale ne devrait pas se limiter à présenter les difficultés et le potentiel de la RDC à la tribune des Nations Unies.

La société civile de la diaspora souhaite désormais voir les engagements internationaux traduits en résultats mesurables pour la population congolaise.

Elle pose ainsi une question centrale : « Après New York, quelles décisions concrètes, quels engagements, quels mécanismes de suivi et quel calendrier permettront de traduire les discours internationaux en changements visibles pour les Congolais ? »

Dans sa déclaration, la société civile de la diaspora réaffirme enfin sa disponibilité à contribuer à cette dynamique, dans un esprit qu’elle qualifie de républicain, citoyen et constructif, au service de l’intérêt général.

CYT

Formation professionnelle : 244 référentiels métiers remis à Marc Ekila

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KINSHASA | 1er octobre 2026. Le Club BTP & CMA a officiellement remis, ce jeudi à Kinshasa, 244 référentiels métiers au ministre d’État, ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo. La démarche vise notamment à rapprocher la formation professionnelle des réalités du marché de l’emploi, tout en favorisant la reconnaissance des compétences acquises par l’expérience.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités, représentants du secteur privé et acteurs de la formation professionnelle, autour du sénateur Jean Bamanisa Saïdi, président du Club BTP & CMA.

Des outils pour mieux définir les compétences

Les référentiels remis au ministère précisent les activités, compétences et connaissances nécessaires à l’exercice de différents métiers. Ils couvrent notamment les secteurs du BTP, de l’immobilier, des mines, de l’industrie ainsi que de l’hygiène, de la sécurité et de l’environnement.

Pour le Club BTP & CMA, ces outils doivent contribuer à réduire le décalage entre les formations proposées, les besoins des entreprises et les compétences déjà détenues par de nombreux professionnels.

La démarche s’inscrit également dans la perspective de la Validation des acquis de l’expérience (VAE). Celle-ci doit permettre à des personnes ayant appris leur métier sur le terrain, parfois pendant plusieurs années, de faire évaluer et reconnaître officiellement leurs compétences.

Plus de 8 000 professionnels seraient déjà concernés par cette dynamique.

Le secteur privé insiste sur la qualité des compétences

Les échanges ont également mis en évidence le rôle des entreprises dans l’amélioration de la formation professionnelle.

Intervenant au nom du secteur privé, Nitin Gopal, directeur général d’IMMOROSE, a insisté sur l’importance de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée pour garantir la qualité des infrastructures.

« Si nous avons des ressources compétentes, tout est possible », a-t-il déclaré.

Selon lui, le développement des infrastructures doit aller de pair avec le renforcement des compétences des travailleurs et le respect des normes techniques.

L’objectif est notamment de renforcer le lien entre les entreprises et les structures de formation afin que les compétences enseignées correspondent davantage aux réalités des chantiers et aux besoins du marché.

Marc Ekila veut poursuivre la collaboration

En recevant officiellement les 244 référentiels, le ministre d’État Marc Ekila Likombo a annoncé la poursuite de la collaboration avec le Club BTP & CMA.

« Nous allons continuer de travailler avec le Club BTP », a-t-il indiqué.

Pour le ministre, l’enjeu est désormais de donner une portée institutionnelle à ces outils afin qu’ils puissent être utilisés dans la formation, l’évaluation et la reconnaissance des compétences professionnelles.

Cette démarche doit notamment contribuer à lutter contre l’inadéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché de l’emploi.

De la formation à l’emploi

Au-delà de la remise officielle des documents, le principal enjeu réside désormais dans leur utilisation effective.

Les référentiels peuvent servir de base commune aux formateurs, travailleurs, évaluateurs et employeurs : définir les compétences attendues, identifier celles déjà maîtrisées et déterminer les éventuels besoins de formation complémentaire.

Pour le Club BTP & CMA, cette démarche participe ainsi à une meilleure valorisation du capital humain congolais.

Les 244 référentiels remis au ministère constituent désormais une base de travail dont l’efficacité dépendra de leur intégration dans les dispositifs de formation, d’évaluation et de certification professionnelle en République démocratique du Congo.

CYT